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L'actualité du développement de l'économie mondiale
Publié dans L'expert le 20 - 02 - 2010

L'actualité au plan du développement économique ne cesse d'enregistrer la confirmation de la reprise de la croissance mondiale, tout en appelant à la retenue pour éviter une rechute prévisible. Opportunément, les institutions de Bretton Woods confirment cette tendance et le Fonds Monétaire International (FMI) a, dans ses dernières prévisions, annoncé que le Produit Intérieur Brut (PIB) mondial va augmenter de 3,9% en 2010 et de 4,3% en 2011 alors que la Banque mondiale a récemment souligné que le PIB devrait augmenter de 2,7% cette année et de 3,2% en 2011. De son côté, l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a indiqué le 16 février courant que le PIB de la zone a progressé de 0,8% au quatrième trimestre 2009, après une croissance de 0,6% les trois mois précédents. Même son de cloche du coté du G7 dont les dernières informations révèlent que les principaux pays industrialisés devraient connaître cette année une croissance supérieure à celle anticipée il y a un mois, même si les nouvelles perspectives économiques montrent que la reprise sera bien plus molle que celle dont bénéficient les principales économies émergentes.
Au plan monétaire, la conjoncture a enregistré l'appel du FMI à tirer les leçons de la crise financière internationale en assurant en particulier une meilleure coordination des régulations. S'agissant de l'actualité énergétique, elle reste sous la tension entre l'Occident et l'Iran qui hausse le ton en annonçant le 11 février 2010 sa capacité d'enrichir l'uranium à un niveau supérieur à celui nécessaire pour fabriquer une bombe atomique.

FMI: appel pour une coordination rapide des régulations
La reprise de l'économie mondiale interpelle le FMI qui œuvre chaque jour à en assurer la pérennité. Opportunément, Dominique Strauss-Kahn, son directeur général, a appelé le 17 février courant à une meilleure coordination mondiale des réformes du secteur financier, en souhaitant que les travaux en cours soient accélérés. Il a en particulier estimé que les travaux en matière d'harmonisation internationale de la régulation, menés par le Comité de Bâle ou le Conseil de stabilité financière, doivent être pleinement soutenus par la communauté internationale et s'accélérer."Il faut agir vite pour obtenir un accord international, faute de quoi la patience politique devant ces conclaves de régulation risque de s'épuiser, avec un risque de désorganisation". Le FMI "va travailler à définir les implications des réformes du secteur financier, et, le cas échéant, les conséquences d'un échec à trouver une solution commune", a-t-il affirmé. Pour le premier responsable du FMI, actuellement "une leçon centrale de la crise est en train d'être oubliée: la coordination marche mieux que l'unilatéralisme". Il a pointé les problèmes que peuvent soulever l'application pays par pays de nouvelles règles, lorsqu'elles s'appliquent à une même banque présente dans le monde entier: "Ces considérations doivent être réfléchies et débattues au niveau multilatéral avant d'adopter ces réformes, même celles qui semblent parfaitement raisonnables", a-t-il prévenu, sinon, elles risquent de passer pour "myopes". Pour lui, tant qu'on n'aura pas mis en place une charte mondiale proche de ce qui s'applique par exemple sur les accidents maritimes, les pays essaieront inévitablement d'épargner au maximum leurs propres contribuables en cas de problème dans une grande banque internationale, tandis que celle-ci se précipitera inévitablement pour rapatrier ses actifs, aux dépens d'une solution globale plus efficace. Il a jugé dans ce domaine extrêmement important les travaux actuels sur les testaments des grandes banques. "Mais ils ne s'étendent pas toujours aux filiales à l'étranger", a-t-il noté. "En attendant un accord global, nous avons un système avec des trous et des approches nationales unilatérales", a-t-il déploré.

Fed: un nouveau plan de relance
La conjoncture monétaire est également marquée par l'action de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui, selon les derniers propos de son président Ben Bernanke, pourrait entamer le démantèlement des mesures exceptionnelles de soutien à l'économie en retirant dans un premier temps des liquidités du système financier, avant de commencer à relever ses taux d'intérêt. La Banque centrale a injecté plus de 1.000 milliards de dollars (730 milliards d'euros) dans l'économie après avoir ramené ses taux quasiment à zéro pour combattre la crise financière et la récession. Si les Etats-Unis ont renoué avec la croissance au troisième trimestre de l'an dernier, le chômage, à 9,7%en janvier, reste à un niveau historiquement élevé. Le président de la Fed a clairement laissé entendre que le resserrement de la politique monétaire était encore loin, même si la réflexion de l'institut d'émission sur sa stratégie de sortie de crise progressait. "Même si, aujourd'hui, l'économie américaine continue d'avoir besoin du soutien de politiques monétaires très accommodantes, à un moment donné, la Réserve fédérale devra durcir les conditions financières", a-t-il affirmé dans un récent discours qui offre la description la plus précise à ce jour de la manière dont la Banque centrale prévoit de retirer les soutiens d'urgence mis en place pour soutenir le système financier et l'économie.

Les nouvelles mesures de la Fed
Parmi les mesures susceptibles d'entrer dans ce processus figurent la vente d'actifs inscrits au bilan de la Fed et l'élargissement probable de l'écart entre le taux d'escompte (celui que la Banque centrale applique aux prêts qu'elle accorde aux banques) et le taux des fonds fédéraux au jour le jour, son principal instrument de politique monétaire. Le président de la Fed a noté que son institution pourrait commencer par tester des outils permettant d'absorber les réserves massives qu'elle a injectées dans le système financier, comme des procédures d'appels d'offres inversées et des dépôts à terme des banques auprès de la Banque centrale. Ces outils seraient utilisés pour des montants limités dans un premier temps afin de préparer les marchés, a-t-il ajouté. La crise a conduit la Banque centrale à gonfler considérablement son bilan en multipliant les rachats d'actifs adossés à des prêts immobiliers. Le montant global de ces actifs pourrait avoisiner 1.450 milliards de dollars fin mars, au moment où ces rachats devraient s'achever. Il a précisé que la Banque centrale ne prévoyait pas de revendre ces actifs à brève échéance," au moins tant que le resserrement de la politique ne sera pas engagé et que l'économie ne sera pas clairement en reprise durable".Lorsque la reprise sera bien avancée et qu'un resserrement accru sera nécessaire, la Fed pourrait vendre des titres, a-t-il poursuivi. Mais ces cessions seraient graduelles et les marchés seraient avertis largement à l'avance, a-t-il précisé.

BCE: taux d'intérêt inchangé
Du côté de la Banque centrale européenne (BCE), l'institution de Francfort a laissé, au terme de sa dernière réunion, son principal taux d'intérêt directeur inchangé à 1%. En mars, le conseil des gouverneurs de la BCE «prendra des décisions concernant une levée progressive des mesures de liquidités, en soutien des banques, qui ne sont plus aussi nécessaires que par le passé», a annoncé le président Jean-Claude Trichet. Très attendu sur le sujet de la Grèce, Jean-Claude Trichet a jugé que les mesures d'économie budgétaire présentées par la Grèce sont «des pas dans la bonne direction». «Nous sommes confiants dans la capacité de la Grèce de prendre toutes les décisions qui s'imposent pour atteindre l'objectif» d'un déficit public inférieur à 3% du PIB d'ici 2012, a indiqué le président de la BCE. Aucune exception ne sera faite pour aucun pays de la zone, a-t-il insisté. Alors que le Portugal et l'Espagne inquiètent à leur tour les marchés, Jean-Claude Trichet a répété qu'il était «crucial» que tous les pays «respectent strictement les procédures de sortie de déficits excessifs». «Selon le Fonds monétaire international, le déficit public global de la zone euro s'élèvera à 6%», a rappelé Jean-Claude Trichet. «Les Etats-Unis seront à 10%, le Japon sera aussi à 10%. Une comparaison plutôt flatteuse pour la zone euro.
BCE: la participation obligée des banques
En outre, la BCE a récemment estimé que les établissements financiers devraient participer au financement des coûts induits par les faillites bancaires à travers l'Europe afin d'alléger la charge imposée aux contribuables. Dans une réponse à la proposition de la Commission européenne d'établir un cadre européen pour la gestion des crises transfrontalières dans le secteur bancaire, la BCE a déclaré que "la participation financière du secteur privé pour la résolution des crises serait également bénéfique, pour réduire l'aléa moral à l'avenir." Le concept d'aléa moral ("moral hazard") suppose que les institutions financières prennent d'autant plus de risques qu'elles sont certaines d'obtenir le soutien des pouvoirs publics en cas de crise. "La gestion des crises et un cadre de résolution devraient viser à réduire au minimum la charge pour les contribuables découlant des crises des institutions financières", a indiqué l'autorité monétaire. La BCE et les Banques centrales nationales soutiennent également l'idée d'une étude approfondie sur la mise en place de "mécanismes qui pourraient garantir que des fonds du secteur privé seraient disponibles au moment d'une crise", a ajouté l'institution. La BCE a également salué le développement de "testaments" ("living wills"), qui permettraient la liquidation rapide d'une banque en faillite et qui serait "un outil utile de gestion interne" d'après elle.

Eurogroupe: un nouveau vice-président pour la BCE
Sur un autre plan, les ministres des Finances des 16 pays de la zone euro ont choisi le 15 février courant le président de la Banque centrale portugaise, Vitor Manuel Ribeiro Constancio, comme prochain vice-président de la BCE. Vitor Manuel Ribeiro Constancio succédera au Grec Lucas Papademos à la fin du mois de mai. L'annonce a été faite par le ministre portugais des Finances, Fernando Teixeira dos Santos, après les discussions de l'Eurogroupe. Plus tard dans l'année, les ministres de la zone euro désigneront le successeur de l'actuel président de la BCE Jean-Claude Trichet.

OCDE: la pire récession depuis 1960
Au plan de la conjoncture économique, dans la zone Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les chiffres préliminaires et corrigés des variations saisonnières publiés le 16 février courant révèlent que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,8% au quatrième trimestre 2009, après une croissance de 0,6% les trois mois précédents. Néanmoins, sur l'ensemble de l'année 2009, le PIB des 30 pays de la zone OCDE a chuté de 3,4% par rapport à 2008, "la première chute jamais enregistrée depuis 1960", précise l'Organisation. Au quatrième trimestre, l'OCDE rappelle que le PIB réel a crû fortement aux Etats-Unis et au Japon, de 1,4% et 1,1% respectivement, mais la croissance dans la zone euro a ralenti à +0,1% après +0,4% au troisième trimestre. En glissement annuel, le PIB dans la zone OCDE a reculé de 0,7% au quatrième trimestre, après une chute de 3,4% au trimestre précédent. "La majeure partie du recul du PIB sur un an dans la zone OCDE s'explique par les évolutions au sein de la zone euro (13 pays), qui représente 0,5 point de pourcentage dans le total", précise l'organisation basée à Paris. Sur l'ensemble de 2009, le recul du PIB a varié entre -5,0% en Allemagne et au Japon et -2,2% en France.

G7: amélioration attendue des perspectives économiques
Même son de cloche du coté du G7 dont les dernières informations révèlent que les principaux pays industrialisés devraient connaître cette année une croissance supérieure à celle anticipée il y a un mois, même si les nouvelles perspectives économiques montrent que leur reprise sera bien plus molle que celle dont bénéficient les principales économies émergentes. En effet, une récente enquête mensuelle auprès d'environ 250 économistes fait ressortir un relèvement des prévisions de croissance 2010 pour les Etats-Unis (à 2,9% contre 2,7%), la zone euro (à 1,3% contre 1,2%) et le Japon (à 1,6% contre 1,4%). Mais dans la plupart des cas, les experts s'attendent à une décélération au premier trimestre par rapport aux trois derniers mois de 2009. Cette évolution devrait conduire la plupart des Banques centrales à laisser leur politique monétaire inchangée au moins jusqu'au début du second semestre. Les estimations de croissance déjà publiées pour le quatrième trimestre 2009 ont évidemment joué un rôle dans la révision des pronostics: le chiffre de 5,7% en rythme annualisé annoncé pour les Etats-Unis a favorisé le relèvement des prévisions tandis que celui, décevant, de 0,1% du Royaume-Uni peut expliquer la dégradation du consensus, à 1,1% contre 1,2% attendu le mois dernier. Les économistes citent la persistance d'un chômage élevé et la faiblesse du crédit parmi les principaux freins à la croissance, auxquels s'ajoute le retrait progressif des mesures de relance dans la zone euro et au Royaume-Uni.

Zone euro: une croissance de 0,3% au 4ème trimestre
Plus particulièrement dans la zone euro, les derniers indicateurs publiés le 12 février courant indiquent que la croissance de la zone euro a probablement ralenti au quatrième trimestre 2009, sous la conduite de l'Allemagne, avec les effets des mesures de soutien à l'activité qui ont commencé à se dissiper. En effet, bon nombre d'économistes prévoient une progression du produit intérieur brut limitée à 0,3% sur les trois derniers mois de l'année, après une expansion de 0,4% au troisième trimestre qui marquait la sortie de récession. L'office européen des statistiques Eurostat estime que la croissance s'échelonne de +0,1% à +0,6%. Sur l'ensemble de l'année 2009, l'économie de la zone euro devrait s'être contractée de 3,9%, reflétant la plus grave récession de l'Europe occidentale depuis la Deuxième Guerre mondiale. Pour cette année, les économistes tablent en moyenne sur une reprise de 1,2% dans les seize pays de la zone tout en estimant que le retrait progressif des plans de relance gouvernementaux et des mesures de soutien de la Banque centrale européenne (BCE) freineront la croissance. L'analyse par pays révèle qu'en Allemagne, première puissance de la zone, les économistes attendent une croissance de seulement 0,2% après le rebond de 0,7% du troisième trimestre. La France, grâce à une consommation des ménages toujours résiliente, verrait sa croissance accélérer modestement à +0,5% contre +0,3% mais pour l'Italie le consensus n'est que de 0,1% après +0,6%. L'Espagne resterait quant à elle dans le rouge avec une contraction de 0,1% de son produit intérieur brut après -0,3% en juillet-septembre.

Eurostat: un excédent commercial en décembre
Au plan commercial, l'actualité dans la zone euro est dominée par la réalisation en décembre d'un excédent commercial, alors qu'elle était déficitaire en décembre 2008, les exportations ayant moins baissé que les importations. En effet, Eurostat a annoncé le 17 février courant que la balance commerciale de la zone euro a dégagé un excédent non ajusté de 4,4 milliards d'euros en décembre contre un déficit de 1,8 milliard d'euros en décembre 2008 et un excédent de 4,0 milliards en novembre 2009. Les exportations ont baissé de 1% à 111,8 milliards d'euros par rapport à décembre 2008, et les importations de 6% à 107,4 milliards d'euros. Sur l'ensemble de 2009, la zone euro affiche un excédent commercial de 22,3 milliards d'euros après un déficit de 54,7 milliards en 2008. Les exportations ont diminué de 18% en 2009 et les importations ont baissé de 22%. En données corrigées des variations saisonnières (CVS), l'excédent commercial de décembre représente sept milliards d'euros après 5,3 milliards en novembre, tandis que les exportations ont augmenté de 3,1% d'un mois sur l'autre et que les importations ont progressé de 1,7%.

Japon: l'apport du plan de relance
Au Japon, la croissance de l'économie a été plus forte que prévu au quatrième trimestre 2009, le plan de relance du gouvernement ayant stimulé la demande intérieure et les dépenses d'investissement. Le produit intérieur brut de la deuxième économie mondiale a augmenté de 1,1% au cours de la période octobre-décembre par rapport aux trois mois précédents, alors que les économistes n'attendaient en moyenne qu'une hausse de 0,9%. Les données révisées montrent que l'activité économique a stagné dans ce pays au troisième trimestre, après une croissance de 1,3% au trimestre précédent. En rythme annualisé, la croissance du PIB japonais ressort à 4,6%, alors que le marché n'attendait que 3,7%. A titre de comparaison, l'économie américaine a crû à un rythme annualisé de 5,7% sur les trois derniers mois de 2009. Sur l'ensemble de l'année calendaire 2009, le PIB japonais a reculé de 5% en termes réels, a-t-on appris auprès du gouvernement. L'expansion de la fin 2009 au Japon a été nourrie par la demande intérieure, qui a contribué pour 0,6 point de pourcentage à la croissance. Il s'agit de la première contribution positive en sept trimestres alors que la reprise des exportations et les subventions pour les économies d'énergie ont nourri les investissements intérieurs. Les investissements des entreprises ont augmenté de 1%, leur première hausse depuis le premier trimestre 2008; le marché anticipait toutefois un rebond plus marqué, de 1,5%. De toute évidence, les économistes jugent improbable un retour de la récession au Japon mais ils sont cependant prudents pour l'avenir. Dans ce contexte, la Banque du Japon n'entend pas modifier ses taux mais le marché sera attentif aux signaux qu'elle est susceptible de lui adresser en matière de lutte contre la déflation, un domaine dans lequel le gouvernement la pousse à agir davantage. Fin janvier dernier, la banque centrale a indiqué que les prix devraient continuer de baisser pendant trois ans. Elle a cependant fait savoir au début du mois qu'elle avait déjà fait suffisamment pour combattre la déflation.

AIE: prévision d'une hausse de la demande mondiale de brut
En ce qui concerne la conjoncture énergétique, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a annoncé le 11 février courant que la demande mondiale de pétrole devrait s'établir en moyenne en 86,5 millions de barils par jour cette année, et a relevé ainsi sa prévision de 120.000 barils. Dans son rapport mensuel, l'organisation précise que la demande mondiale augmentera de 1,6 million de barils par jour en 2010 après une baisse de 1,3 million en 2009. L'AIE ajoute que la croissance de la demande anticipée cette année sera exclusivement le fait de pays émergents. "Même les neiges hivernales qui s'abattent sur l'Europe et les Etats-Unis ne semblent pas être en mesure de dynamiser la demande en provenance de l'OCDE, qui devrait au mieux rester stable en 2010", souligne l'agence. "En revanche, la soif de pétrole des pays émergents ne semble pas prête de diminuer, sous réserve que la reprise économique ne faiblisse pas." L'agence dit également prévoir un cours moyen du baril de pétrole de 75 dollars en 2010.

La provocation iranienne
Mais l'actualité est également iranienne puisque les dirigeants de ce pays continuent de provoquer les pays industrialisés. Ali Akbar Salehi, le directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a en effet révélé le 11 février courant la capacité de son pays d'enrichir de l'uranium à 100% mais, affirmant toutefois, qu'il n'a pas l'intention de le faire à moins d'y être contraint. Ali Akbar Salehi a également indiqué que la production de combustible nucléaire enrichi à 20%, que Téhéran a affirmé avoir entamée récemment, progressait "très bien" et serait limitée aux besoins du réacteur de recherche médicale de Téhéran, estimés à 1,5 kg par mois environ. Il est à noter qu'un enrichissement de l'uranium à 100% est supérieur au niveau que les experts jugent nécessaire pour fabriquer une bombe atomique.


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