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La rencontre de Jebali avec l'opposition, marque-t-elle une réelle ouverture ou est-ce l'aveu d'un échec ?
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 02 - 2012

En recevant, mardi 31 janvier 2012, à son bureau à la Kasbah, des partis de l'opposition à l'Assemblée constituante en l'occurrence la secrétaire générale du PDP, Maya Jribi et Chokri Belaïd du parti Watad, entre autres, le Premier ministre Hamadi Jebali laisse-t-il entrevoir des signes d'essoufflement prématurés et d'échecs de son action ?
Un exercice solitaire du pouvoir
L'option suivie jusque là par la nouvelle majorité était de gouverner en cavalier solitaire sans réellement associer les autres partis politiques notamment ceux de l'opposition.
Dopé qu'il est par sa courte majorité à l'Assemblée constituante, le gouvernement s'est enfermé dans sa tour d'ivoire, pensant pouvoir faire face tout seul aux lancinants problèmes que connaît le pays.
En outre, l'inexpérience des ministres a influé sur le rendement de l'équipe gouvernementale en place qui a laissé planer une ambiance de cacophonie et semer le doute dans l'esprit des citoyens.
Besoin de consensus
Pourtant il semblerait qu'en franchissant ce pas consistant à consulter l'opposition, le Gouvernement revient à de bons sentiments en se rappelant que depuis le 14 janvier 2011 le pays a été géré, selon les observateurs, grâce au consensus réalisé au sein de la classe politique et de la société civile.
Que ce soit pour les gouvernements successifs de transition ou à la Haute autorité de préservation et de réalisation des objectifs de la révolution ou encore au niveau de l'instance chargée de l'organisation des élections, la règle fût toujours le consensus qui a permis de déboucher sur des élections libres, équitables et transparentes de l'avis de la communauté internationale .
Les échecs du gouvernement
Pour certains analystes, cette concertation du Premier ministre avec l'opposition marque aussi un revirement et un aveu d'échec flagrant de l'attitude adoptée jusque là par Ennahdha, majoritaire au gouvernement à l'égard de ses adversaires politiques.
Acculé sur tous les fronts, le Gouvernement de Hamadi Jebali semble chercher par tous les moyens une sortie de la crise dans laquelle se débat ce cabinet depuis sa prise de fonctions, affirment ces mêmes analystes.
N'ayant même pas bénéficié d'un état de grâce habituel de trois mois accordé généralement à toute nouvelle autorité de par le monde, le cabinet composé par la Troïka des partis politiques Ennahdha, le CPR et Attakatol, n'a pas réussi après deux mois de prise de fonctions à assurer l'essentiel , à savoir gagner la confiance de l'opinion publique nationale.
Des problèmes d'urgence
La multiplication des grèves et sit-in ainsi que les autres formes de mouvements sociaux début janvier faisant planer un climat insurrectionnel dans le pays, est assez révélatrice de la déception des citoyens qui croyaient qu'avec la mise en place d'un gouvernement élu, leurs conditions de vie allaient s'améliorer.
Mais au lieu de se concentrer sur les problèmes internes urgents, à savoir le chômage et la précarité sociale, le gouvernement de Hamadi Jabali a brillé plutôt par les erreurs diplomatiques.
Les soubresauts au sein de la Troïka
Les tiraillements au sein des partis composant la coalition au gouvernement ont ajouté aussi au flou artistique qui entoure ce gouvernement sur lequel plane l'ombre du président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi qui s'invite à toutes les sauces sans pour autant occuper une quelconque fonction au sein de l'Etat.
Au niveau de la politique interne, les tergiversations et l'inaction qui ont caractérisé l'action du gouvernement ont ajouté au climat de confusion ambiante au pays.
Ainsi, le Gouvernement de Jebali n'a pas tranché sur des dossiers brûlants aussi variés que celui du Niqab à la faculté de Lettres de Manouba et dans d'autres établissements. Cette attitude s'explique pour certains par le souci de ménager les Salafistes aussi bien pour monter qu'il existe plus extrémistes que les partisans d'Ennahdha que pour ne pas s'aliéner cette force qui pourrait servir de réservoir électoral en cas de besoin.
Face aux attentes multiples et à l'impatience grandissante de l'opinion lassée de l'état d'expectative dans lequel est plongé le pays depuis plusieurs mois, le gouvernement n'a pas su apporter les solutions idoines à même de calmer les citoyens ni leur ouvrir les perspectives d'un règlement durable de leurs problèmes quotidiens dans les plus brefs delais.
Apaiser la scène en impliquant l'opposition
Sans pouvoir affirmer qu'à travers cette initiative, le gouvernement veut associer l'opposition à la gestion du pays, on peut espérer que cette rencontre serve à briser la glace entre les deux camps.
En effet, si l'initiative est sincère, elle peut inaugurer une nouvelle ère dans les relations entre la majorité et l'opposition dans le pays permettant d'impliquer toutes les forces vives de la nation dans le règlement des problèmes coriaces nécessitant la conjugaison des efforts de tous et une scène politique apaisée.
Aussi, la question de la formation d'un gouvernement de “salut national” a plané sur la scène politique du pays après cette rencontre entre le chef du Gouvernement, Hamadi Jebali, et les présidents des partis représentés à l'Assemblée nationale constituante.
Ainsi le besoin d'un plan de sauvetage national pour lutter contre l'insécurité et l'augmentation du chômage et prévenir un recul des libertés individuelles se pose avec insistance malgré la persistance des divergences entre le Gouvernement et l'opposition sur l'origine de la détérioration de la situation sociale en Tunisie et le rôle des médias.


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