La France connaît ce jeudi une journée de grève générale accompagnée de manifestations massives, à l'appel de la coordination des syndicats. Selon les estimations, entre 700 000 et 800 000 manifestants sont attendus dans les rues pour protester contre la politique d'austérité engagée par le gouvernement de l'ancien Premier ministre François Bayrou. Un rejet ferme du plan d'austérité Les syndicats dénoncent une série de mesures visant à réaliser 44 milliards d'euros d'économies, notamment par le gel des dépenses publiques et la suppression de deux jours fériés. Ils réclament l'abandon pur et simple de ce plan, jugé injuste et pénalisant pour les travailleurs et les services publics. Un dispositif sécuritaire exceptionnel Face à la crainte de débordements, le ministre de l'Intérieur par intérim, Bruno Retailleau, a annoncé le déploiement de 80 000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire. Les autorités redoutent des actes de vandalisme en marge des cortèges, comme cela a déjà été le cas lors de précédentes mobilisations sociales. Des secteurs stratégiques paralysés La grève entraîne un ralentissement marqué dans plusieurs secteurs vitaux. Le trafic ferroviaire est fortement perturbé avec de nombreux trains annulés entre les grandes villes, tandis que les réseaux de métro et de transport en commun parisien tournent au ralenti. Plusieurs écoles et pharmacies ont également fermé leurs portes. En revanche, les perturbations dans le transport aérien devraient rester limitées, la majorité des vols étant maintenus, à l'exception de quelques liaisons longue distance affectées. Un bras de fer social qui s'intensifie Cette journée de mobilisation marque une nouvelle étape dans le bras de fer entre syndicats et gouvernement. Elle illustre le mécontentement grandissant d'une large partie de la société face à une politique jugée trop rigoureuse et socialement injuste. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!