The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Après plus de deux décennies de rebondissements, Nizar Trabelsi est désormais libre en Belgique. Sa remise en liberté marque un nouveau tournant dans l'un des dossiers judiciaires les plus complexes et controversés des dernières années, mêlant terrorisme, extradition, et droits fondamentaux. Ancien footballeur professionnel tunisien devenu une figure du contentieux antiterroriste européen, Trabelsi avait été arrêté au début des années 2000 en Belgique et condamné pour un projet d'attentat. Il purge alors sa peine dans les prisons belges avant d'être extradé vers les Etats-Unis en 2013, où il devait être jugé pour d'autres accusations. Mais cette extradition va déclencher une onde de choc juridique. En 2014, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) condamne la Belgique, estimant que cette remise aux autorités américaines avait été réalisée en violation de la Convention européenne, notamment en raison de l'absence de garanties suffisantes sur le traitement qui lui serait réservé. Cet arrêt deviendra une référence en matière de respect des droits des détenus dans les extraditions vers des pays tiers. Après plusieurs années de détention aux Etats-Unis, Trabelsi a été acquitté par un jury fédéral américain en 2023, puis renvoyé en Belgique à l'été 2025. À son arrivée, il est immédiatement placé en centre fermé à Merksplas, sous contrôle administratif, relançant un interminable bras de fer judiciaire entre ses avocats et les autorités belges. Ces dernières tentaient d'organiser son éloignement du territoire, invoquant des raisons de sécurité nationale. Mais les juges belges ont à plusieurs reprises suspendu puis annulé les décisions d'expulsion, estimant qu'aucun fondement légal clair ne justifiait son maintien en détention. Après des semaines d'incertitude et de recours successifs, la Cour de cassation a tranché : il n'existe plus aucune base légale pour le garder privé de liberté. Nizar Trabelsi a donc quitté le centre fermé. Selon des sources proches du dossier, il souhaite désormais se consacrer à sa famille et à sa santé, après des années passées derrière les barreaux et dans les couloirs judiciaires de trois continents. Sa libération n'éteint pourtant pas toutes les questions. Les autorités belges devront encore déterminer son statut administratif, notamment son droit éventuel au séjour ou les conditions de son suivi sur le territoire. En Belgique comme en Europe, le cas Trabelsi restera celui d'un équilibre fragile entre justice, diplomatie et humanité — un dossier où la ligne entre la raison d'Etat et la primauté du droit n'a jamais été aussi ténue. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!