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Russie : 25 ans de prison juste pour avoir dit NON, c'est aussi ça et bien pire que glorifient les pro-Poutine
Publié dans Tunisie Numérique le 18 - 04 - 2023

25 ans de prison dans une colonie pénitentiaire d'une extrême sévérité juste pour avoir dénoncé les horreurs en Ukraine et les dérives sanglantes de Vladimir Poutine dans le passé, c'est le sort tragique de Vladimir Kara-Mourza. Cet homme de 41 ans, un des derniers opposants encore actifs en Russie – ils sont tous soit morts, soit exilés ou derrière les barreaux -, a été déclaré coupable de «haute trahison», de publication de «fausses informations» sur l'armée russe, d'être un "agent de l'étranger", etc.
Lui a accueilli ce verdict avec un sourire déterminé, au terme d'un simulacre de procès, à huis clos, exactement comme avait été expédié le jugement d'Alexeï Navalny, qui croupit lui aussi en prison pour un paquet d'années et pourrait ne pas en sortir vivant d'après les derniers bruits sur sa santé. Kara-Mourza a écopé de la peine la plus sévère dans l'histoire récente du pays. Le message du maître du Kremlin est on ne peut plus clair : il ne reculera devant rien pour concrétiser ses funestes desseins, dans son pays, en Ukraine et ailleurs dans le monde.
La prison – une mort à petit feu- ou la mort par empoisonnement, c'est le tarif pour les opposants du président russe, et pour cela il les traque partout dans le monde. D'ailleurs il s'est définitivement fâché avec Londres pour y avoir liquidé des opposants qui pensaient y être à l'abri. C'est cela Vladimir Poutine. Je le rappelle à ses aficionados, en Tunisie, en Afrique et ailleurs. Des fans qui se planquent soigneusement dans des pays où l'expression est libre, du moins cette expression là.
Cette réalité là on ne peut pas la planquer sous le tapis, il faut la regarder en face. Là il ne s'agit plus de posture anti-occidentale de principe, juste pour faire des révolutions de salon, c'est la réalité et elle est tragique. C'est le quotidien de dizaines de millions de personnes qui rasent les murs et peuvent être fauchés au moindre écart par rapport au cadre fixé. Dans un pays où la vie n'a aucune valeur – demandez aux soldats russes qui servent de chair à canon en Ukraine – on peut la perdre pour un mot de trop.
Ceux qui adulent Poutine ou font semblant de l'aduler Poutine juste pour embêter l'Occident qu'ils se mettent une seconde à la place de ses concitoyens qu'il brime, torture, assassine pour un mot de travers ; qu'ils aillent expérimenter un tout petit peu la main de fer du côté de Moscou. C'est très facile de faire dans la grandiloquence, nimbé par le confort relatif de nos pays à nous ou les douceurs occidentales, vivre sous le ciel russe ça vous change un homme…
Je ne dis pas que les Occidentaux et encore plus les Africains n'ont pas leurs problèmes, leurs maladies ; nous ne sommes pas dupes, nous savons ce qui va de travers au "pays des droits de l'Homme", la France ; nous connaissons le cancer qui ronge une grande démocratie comme les USA. Mais à ce qu'on sache dans ces contrées on n'est pas assassiné, torturé ou condamné à une mort lente en prison pour des délits d'opinion.
Il faut se mettre à la place des dissidents et opposants chinois, des musulmans Ouïghours ou des autres minorités. Il faut y penser une seconde avant de tisser des lauriers à Pékin. Quand on se met à la place de ceux qui vivent dans leur chair la folie des hommes ça change complètement l'angle, la vision…
Il en faut jamais oublier que toutes ces postures anti-occidentales sont très souvent surfaites, factices au nom d'intérêts que personne ne crie sur les toits. Rappelons juste que Moscou a officiellement décrété la fin des liens avec l'Occident, pourtant les ambassadeurs russes y sont encore, y travaillent, y font du lobbying. Et vice-versa : les émissaires occidentaux n'ont pas quitté la Russie, et d'ailleurs quelques uns d'entre eux ont été courtisés dernièrement par Poutine, publiquement, avec un discours mémorable au terme duquel il attendait des applaudissements qui ne sont jamais venus…
C'est cela la complexité du monde dans lequel nous vivons. Il ne faut jamais perdre de vue que c'est le même Poutine qui a fait ce qu'on sait aux Tchétchènes et aux civils syriens, aux côtés de Bachar al-Assad qui revient lentement mais sûrement dans les bonnes grâces de ses partenaires – pas les Occidentaux -, comme s'il n'y avait pas eu ces centaines de milliers de morts. La glorification des héros aux mains tachées de sang est devenue une mode, une horrible mode, mais cela n'empêchera jamais la vérité de briller comme le soleil.
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