Tunisie : Nouvelles nominations au sein du MJS    Tunisie – Najla Bouden se réunit avec les membres de son gouvernement    GB : Un député britannique poignardé à mort dans une église. La piste terroriste n'est pas écartée    Tunisie – Moncef Marzouki sous le coup d'une enquête judiciaire    Bilan - Covid-19 : 131 nouveaux cas et cinq décès le 14 octobre    Les membres du Grand Jury des JCC    Parlement européen : La plénière du 19 octobre se penchera sur la situation en Tunisie    PSG vs Angers : Où regarder le match en direct et live streaming ?    Communiqué – Une autre voie possible : Informer et sensibiliser sur le choix d'une migration régulière    La championne olympique Raoua Tlili privée de son salaire !    Covid-19 : L'Allemagne retire la Tunisie de la liste des pays à haut risque    Tunisie: Si on ne sait pas où aller, on n'ira nulle part !    Orange Summer Challenge 2021 : L'innovation au service du recyclage des déchets plastiques    Journée internationale des femmes rurales : La question du transport des ouvrières agricoles reste pendante    L'expertise Bosch au cœur des stations-services Shell    Coupes d'Afrique des clubs : programme des matches de vendredi    Par Abdelaziz Gatri : Thomas Sankhara, ou l'Afrique assassinée    Les préparatifs de la fête du Mawlid à Béja [vidéo]    Revue de la semaine du 8 au 15 octobre 2021: Premier conseil des ministres après la formation du gouvernement    Journée internationale des femmes rurales : Engagement à défendre les droits des filles partout en Tunisie    Un jour férié à l'occasion des fêtes du Mouled        Moody's- Mounira Ayari: C'est la 10e rétrogradation depuis 2011, ne faites pas semblant d'être surpris    Foot – Premier League : ZIDANE, l'option des saoudiens de NEWCASTLE ?    Soirée Astronomique à la Cité des Sciences à Tunis sous le thème des Exoplanètes    Kaïs Saïed commémore le 58ème anniversaire de la fête de l'évacuation à Bizerte    Tunis, un gigantesque cadavre pourrissant    Qualifs Mondial 2022 : le Brésil de NEYMAR déroule et l'Argentine de MESSI assure    Gordon Gray: Kais Said n'apprécie pas le principe de la séparation des pouvoirs    Entreprises publiques- L'Etat est un mauvais gestionnaire selon Moez Joudi    Hichem Ajbouni- Le scénario libanais s'approche à grands pas    Noureddine Tabboubi dénonce les appels à l'ingérence étrangère    Ons Jabeur se qualifie à la demi-finale d'Indian Wells et accède au Top 10    Notation : La Tunisie classée dans la case "obligation spéculative de très mauvaise qualité"    Tunisie : Entrée gratuite aux musées et sites historiques vendredi 15 octobre    INLUCC : Les ministres du gouvernement Bouden déclarent leurs biens    Quarts de finale du Tournoi d'Indian Wells :Où regarder le match de Ons Jabeur du 14 octobre    Accès gratuit aux musées, sites et monuments historiques à cette date    Liban : 3 morts et 20 blessés dans une manifestation à Beyrouth    Exposition "La Syncope Du Mérou" de Belhassen Handous à Central Tunis    Francophonie : Le Vieux port de Bizerte accueille le concert littéraire "Lectures croisées autour de la mer"    Festival du film d'El Gouna : Le spectacle est maintenu malgré l'incendie    Secousse sismique à Gabès    Oscar 2022 : Le film Tunisien "Fartattou Dhehab" de Abdelhamid Bouchnak en lice pour le meilleur film international    Des hauts gradés de la marine d'Europe et d'Afrique en conclave à Tunis    Le chef de l'Etat assiste à l'éloge funèbre des militaires décédés dans le crash de leur hélicoptère    Nouvelle secousse sismique à Béjà    Jendouba-Bousalem-Béja sur le front de la plaque africaine : ça bouge ! explication    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



47,6 pc des femmes ont subi, au moins une fois, une des formes de violence durant leur vie (Enquête nationale de 2010)
Publié dans TAP le 29 - 02 - 2012

TUNIS (TAP) - Une enquête nationale sur la violence à l'égard des femmes en Tunisie réalisée en 2010 a révélé que 47,6 pc des femmes ont subi, au moins une fois, une des formes de violence durant leur vie.
L'enquête réalisée par l'Office national de la famille et de la population et l'agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) a concerné un échantillon de 4000 femmes âgées de 18 à 64 ans des différentes régions du pays.
Ce taux de prévalence globale de la violence qui est défini par l'existence d'au moins une des violences physique, psychologique, sexuelle ou économique est plus élevé dans les régions du sud ouest atteignant 72,2 pc tandis que le taux le plus faible est enregistré dans les régions du Centre Est (35,9 pc).
L'enquête dont les résultats ont été présentés, mercredi à Tunis, a démontré que le niveau d'instruction n'est pas statistiquement associé à la violence alors que le statut professionnel l'est. Les femmes au foyer sont plus exposées que celles qui travaillent.
Il en ressort également que la violence physique est la plus fréquente (31,7 pc), suivie de très peu par la violence psychologique (28,9 pc). Viennent ensuite la violence sexuelle (15,7 pc) et la violence économique (7,1 pc).
Le partenaire intime est l'auteur de la violence physique dans 47,2 pc des cas, de la violence psychologique dans 68,5 pc, de la violence sexuelle dans 78,2 pc et de la violence économique dans 77,9pc des cas.
Les membres de la famille sont, quant à eux, désignés comme auteurs dans 43pc des cas pour les violences physiques.
Les violences exercées en dehors de la sphère intime et du cadre familial sont les violences sexuelles dans 21,3 pc des cas, la violence psychologique dans 14,8 pc des cas et enfin la violence physique dans 9,8 pc des cas.
Parmi les femmes ayant déclaré avoir subi la violence, 40,9 pc déclarent avoir quitté le domicile suite à la violence et 17,8 pc ont porté plainte. Quand elles quittent la maison, elles vont en premier lieu chez leurs parents (87,7 pc).
Les femmes semblent résignées car elles n'attendent l'aide de personne dans 73 pc des cas. Les ONG ne sont citées que par 5,4 pc des femmes. La police et les structures de santé sont très peu identifiées par les femmes, soit respectivement 3,6 pc et 2,3 pc des cas.
Le faible recours aux services officiels témoigne, également, en partie de l'offre limitée de services dans de nombreuses régions. Toutefois, même dans les régions relativement bien équipées pour prendre en charge les femmes victimes de violence, des obstacles comme la peur, la crainte de la stigmatisation ou la crainte de perdre la garde de leurs enfants empêchent de nombreuses femmes de rechercher de l'aide.
A cette occasion, M. Abdellatif Makki, ministre de la Santé a souligné que la violence fondée sur le genre est définie comme étant "la violence basée sur les rôles sociaux dictés par la société, en considération du rôle biologique des deux sexes et ce, selon un système de valeurs, d'Us et de coutumes conduisant à une inégalité fondée sur le sexe biologique".
Il a ajouté que, selon le rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé de 2002, la violence contre les femmes est la cause principale de décès ou de handicap chez les femmes âgées de 16 à 44 ans et qu'elle est l'origine de graves préjudices à la santé reproductive et sexuelle des femmes et des jeunes filles.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.