Kaïs Saïed reprend son rôle d'explicateur    Hubert Tardy-Joubert : de l'IFT au cabinet de la ministre de l'Europe et des Affaires étrangères    La Chine est-elle sur le point de se redresser sur le plan cyclique ?    Hédi Bouraoui élevé Académicien à vie à la Société Royale du Canada    Kais Saïed évoque le sujet de la fuite des médecins [Vidéo]    L'Algérie sera candidate à l'organisation de la CAN 2025    OTE : des pays européens ont l'intention de restreindre les transferts de fonds des résidents étrangers    Abid Briki menace de boycotter les élections législatives [Audio]    Foot-Europe: le programme du jour    Météo | Légère hausse des températures, aujourd'hui    Béja: Le secteur agricole en grève de 3 jours    Kais Saïed veut renforcer le dispositif sécuritaire aux alentours de l'hôpital La Rabta [Vidéo]    CHAN 2022 : La composition des poules de la compétition    Le Pr Tahar Gallali: Un grand homme de science    Deguiche : le ministère veillera à l'application de la loi malgré l'accord entre la FTF et les clubs    Saïed à la Rabta : nos médecins partent par centaines en Europe ! Qui est en train de prêter à l'autre ?    Tunisie – Noureddine Ben Ayed : Il est temps d'accorder à l'agriculture ce qu'elle mérite comme intérêt    NBA pré-saison : Sur quelles chaînes regarder les matches de samedi et dimanche ?    Jasmin Open Monastir : Liste des qualifiées au tableau principal    Tunisie – L'accord avec le FMI est nécessaire mais insuffisant !    Mahdia : La Corniche déclarée première plage écologique en Tunisie    Briki à Saïed : les élections sont en danger !    L'éducation au fil du temps qui passe : Que reste-t-il de l'école publique ?    Législatives anticipées : Quel avenir pour les partis politiques ?    L'édito de Taoufik Habaieb: S'attaquer aux démons    Tunisair pourrait se retrouver dans l'incapacité de payer les salaires de ses employés    En photos - Manifestation de soutien aux Iraniennes à Tunis    Monde-Daily brief du 30 septembre 2022: Guerre en Ukraine : Poutine officialise l'annexion de quatre régions occupées    Poutine facilite l'accès à la nationalité russe si...    Tunisie: 70% des personnes victimes d'une crise cardiaque sont des fumeurs    Ukraine : Poutine l'a fait… !    Razi Meliani : seulement 30% des médicaments sont disponibles à la Pharmacie centrale    Désignation de Haykel Khadhraoui, en tant que DG par intérim de BH Bank    Le policier filmé en train de toucher un pot-de-vin, placé en garde à vue    Le CS Chebba rejette les décisions de la FTF    Une pénurie d'œufs en vue    Spectacle Mallasine Story interprété par Bilel Briki au 4ème art    Les plus beaux dessins de soutien aux Iraniennes    Inauguration de l'académie Africaine de tennis à Sousse : Un acquis irréversible    La France décore Slim Khalbous des insignes de Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.    La vigilance éternelle    Dialogues éphémères | Considérations sur une politique anti-apocalyptique    Solidarité féminine: Une manifestation de soutien aux femmes Iraniennes    France : La fin de Macron, après la même bourde que Chirac en 1997?    Festival de l'Humour Francophone 'Normal Enti' à Tunis    Le DG de Hyundai Mobis élu président de l'Organisation internationale de normalisation    «Mirath Music : l'exposition sonore itinérante » au Goethe-Institut de Tunis : Musique itinérante    37e édition du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) : Deux films tunisiens en compétition    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tunisie : l'invasion des Otakus (épisode 1)
Publié dans Tekiano le 13 - 03 - 2009

La démocratisation de l'ADSL, la baisse des prix des produits high-tech chamboulent la société tunisienne. Dérèglements psychiques, névroses, guettent nos enfants les plus fragiles. Un jeune en est même arrivé à faire tomber sa propre mère. Les Otakus, que l'on croyait (à tort) exclusivement japonais, vont-ils envahir la Tunisie ?
«Un enfant d'à peine une dizaine d'années, complètement absorbé par un jeu en ligne, (très à la mode en ce moment), évoluait dans un monde virtuel. Il y passait des journées entières, ignorant tout son entourage, se refermant de plus en plus sur lui-même. Au bout d'un certain temps, un des parents en a eu marre. Il a eu la malheureuse idée d'arracher le câble d'alimentation de l'ordinateur, déconnectant brusquement l'enfant de son monde virtuel. La réaction du garçon a été d'une incroyable violence. Devenu incontrôlable, il a finit par faire tomber sa mère à terre, et par casser tout ce qui se trouvait sur son passage, y compris l'ordinateur, qu'il a projeté contre le mur ». Ainsi parle le docteur Mousaddek Jabloun pédopsychiatre tunisien, et donc spécialiste des troubles psychiques des enfants et préadolescents.
Le diagnostic
Mais… S'agirait-il d'un cas isolé, d'une exception que l'on désire monter en épingle pour faire sensation ? Clairement, non. Le spécialiste poursuit : « Ces cas se font de plus en plus nombreux. Ainsi, un autre enfant a même été pris pour un schizophrène». Le médecin précise :
« Le gamin a été victime d'un diagnostic totalement erroné de la part de l'un de mes collègues. Il a catalogué son cas dans le registre de la schizophrénie. Et pour cause : l'adolescent était complètement coupé de la réalité. Il ne se nourrissait que rarement, en grignotant de temps à autre dans sa chambre. Il ne dormait pratiquement plus et délaissait complètement ses études. Au point d'en arriver à une rupture de communication et de dialogue avec son entourage familial. Le jeune homme vivait dans un mode totalement virtuel, considéré dans son mental comme une réalité. Ses discours, complètent dénués de sens, étaient perçus par ses parents comme des délires et des hallucinations. L'adolescent incompris, a même reçu de force des injections de neuroleptiques. »
Les racines du mal
Dans les faits, les Otakus, terme japonais qui désigne les drogués du net, des jeux vidéo, et autres loisirs high-tech sont bel est bien présents en Tunisie. Il s'agit à l'origine d'un phénomène nippon qui a fait tâche d'huile, en s'exportant dans des pays comme la Corée du Sud, la Chine, mais aussi l'Europe, et les Etats-Unis. Dans certains pays, des cliniques spécialisées se sont même ouvertes pour accueillir les Otakus. La démocratisation de l'ADSL, la passion des Tunisiens pour les nouvelles technologies n'ont pas que des bons côtés.
Le problème ? Selon le Dr Jabloun, « Ces jeunes patients souffrent en réalité de formes plus où moins proches de dépression majeure, dont les signes se caractérisent en général, par un état d'épuisement intense, accompagné d'un dérèglement total de l'horloge biologique. Et généralement ils en arrivent même à ne plus respecter les règles de base de l'hygiène ».
Depuis quelques années, ces troubles dépressifs du troisième type ont fait leur apparition en Tunisie. Touchant essentiellement les jeunes enfants et les adolescents. Et il s'est avéré que ce nouveau phénomène est étroitement lié à un usage trop intense du net, et à la frénésie des jeux vidéo. Ainsi, pour le pédopsychiatre, « Des enfants qui jouent 3 heures, 10 heures par jour, voire même 48 heures d'affilées développent une forme de dépendance. Il s'agit clairement de symptômes d'une forme de toxicomanie». Nos Otakus, enfermés dans leur bulle virtuelle se déconnectent peu à peu de la réalité.
D'autre part, certains types de jeux (violents, pour adultes, …) et des sites liés à certains thèmes récurrents (chat, musique, sites pornographiques) peuvent aussi avoir une influence néfaste sur nos jeunes. Ce type de comportement concerne en général l'adolescent de 15 à 18 ans. Car ce dernier, qui se trouve en pleine phase de recherche de sa sexualité, est confronté à lui-même. Il passe naturellement par un processus assez complexe lié à son développement sexuel. Quand il s'adonne à la recherche de ce genre de sites, qui projettent des images et des vidéos à résonnance pornographiques, son choix risque d'être influencé par des tendances perverses. Même ses futures orientations sexuelles risquent d'être fortement perturbées.
Prochain épisode :Gare à la dépendance !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.