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La 2ème phase pourra-t-elle aider l'Afrique à avancer ?
SMSI
Publié dans WMC actualités le 16 - 11 - 2005

Loin d'être pessimistes, nous pensons qu'il est impossible de répondre avec exactitude à cette question. Car malgré les avancées technologies constatées ici et là, l'Afrique demeure au bas de l'échelle de cette révolution numérique dont on parle depuis quelques années.
Rappelons tout d'abord qu'il y a dix ans, en octobre 1995, Microsoft diffusait la toute première version d'Internet Explorer, ayant permis de ‘'démocratiser'' un nouveau mode de consultation et d'échange d'informations sur un réseau informatique mondial nommé Internet... Selon des estimations, la barre du milliard d'internautes dans le monde sera franchie cette année, puisque, au dernier pointage, en juillet dernier, notre planète comptait déjà 939 millions. Pour 2006, leur nombre croîtra de +13%, et +11% l'année d'après.

Quant au continent africain, il compte aujourd'hui quelque 90 millions d'abonnés au téléphone portable, ce qui représente une personne sur dix, et 16 millions d'internautes, c'est-à-dire seulement 1,7% du total mondial.
A ce niveau remarquons que les disparités entre les pays africains en matière de téléphonie mobile ne sont pas uniquement liées à la puissance économique. Le dynamisme du secteur des télécommunications compte pour beaucoup. En effet, alors que le revenu par habitant au Sénégal est moindre qu'au Cameroun ou en Côte d'Ivoire, par exemple, la proportion d'abonnés au cellulaire y est plus importante.
A partir d'aujourd'hui 16 et jusqu'au 18 novembre 2005, la communauté internationale, représentée par les délégués de 170 pays ou régions du monde, se réunit dans la capitale tunisienne, Tunis, sous les auspices de l'Organisation des Nations unies avec pour maître d'œuvre l'Union internationale des télécommunications ‘'IUT''- dans le cadre du Sommet mondial de la société de l'information (SMSI).

Des têtes de pont pour le développement des TIC en Afrique

Sommet de la vérité ou sommet de la dernière chance ? Ni l'un ni l'autre. D'ailleurs, même si c'était le cas, l'Afrique n'a rien a exiger, ni à revendiquer. Au mieux, elle peut formuler des doléances. Hélas, ils n'ont rien appris cet adage pourtant bien de chez eux, ‘'quand on vous frotte le dos, essayez de faire vous-mêmes le vendre''.
En termes plus clairs, cela signifie que les pays africains sont en retard en grande partie par leur faute. Et on doute fort que ce Sommet de Tunis puisse permettre aux Africains de rattraper leur retard, tant celui-ci est immense.
Nous nous permettons de faire une suggestion à la communauté internationale, et en premier chef, l'UIT (Union internationale des télécommunications). Il s'agit de choisir des têtes pont pour le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication en Afrique. Ce choix pourrait se faire en fonction du niveau atteint par lesdits pays en matière de l'ensemble des nouvelles technologies et des projets mis en place en faveur de la société de l'information. Nous pensons notamment à la Tunisie, pays hôte du Sommet, à l'Afrique du Sud, au Maroc, à l'Egypte, au Sénégal, etc.
Une fois ce choix fait, les multinationales devraient s'engager à faire un transfert massif et non exclusif des TIC vers ces pays et des moyens financiers permettant leur mise en place. A partir de là, adopter un plan d'action pour l'ensemble du continent (enseignement, missions d'experts, financements, coordination…).
Voilà des propositions que nous considérons concrètes à même de permettre l'Afrique de décoller, sinon le Sommet de Tunis de connaître le même sort qu'ont connu les autres sommets : rester au stade de résolution, sans plus.
D'ailleurs, notre inquiétude est fondée sur le fait que, dès le lundi 14 novembre, les Américains ont annoncé la couleur : ils ne reculeront pas d'un pouce. Ce qui veut dire que, sans cette proposition, point de salut pour le fossé numérique Nord-Sud.
Rappelons qu'une première réunion s'était tenue à Genève, il y a deux ans. Partant du principe que les technologies de l'information et de la communication se développent à grande vitesse dans les pays riches et beaucoup moins rapidement dans les pays pauvres, ce que l'on appelé la «fracture numérique», ces deux joutes politico-technologiques (Genève et Tunis) se donnent pour objectif de définir les actions politiques sensées permettre aux seconds de combler leur retard. Théoriquement Parlant !
Est-ce Tunis aura la chance de gommer ou du moins de fixer un cadre qui puisse permettre de réduire voire remplacer le fossé numérique en solidarité numérique Nord-Sud ? C'est notre souhait !


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