Zied ghanney : Il faut légaliser le cannabis    Pourquoi les vaccins contre le Covid font flamber les prix du pétrole?    L'indice des prix de l'immobilier se hisse de 10,9% au terme de 2020    L'Europe renonce à son projet de résolution contre l'Iran    Le prix du carburant flambe et attise la colère populaire    Les manifestants pleurent la jeune Kyal Sin et défient la junte    Tunisie Valeurs présente son portefeuille type dans lequel figure une dizaine de valeurs    a quoi ressemble super congélateur où est conservé vaccin anti covid?    Eléments pour une histoire sainte    Semaine Boursière : Le marché affiche une tendance résolument haussière    Les prix de l'immobilier ont augmenté de 11% durant le 4e trimestre de 2020 (INS)    Tunisie-Imed Boukhris : La position de Kais Saied par rapport au remaniement ministériel était basée sur des données de l'INLUCC    Entretien au Caire entre le chef de la diplomatie tunisienne et le directeur général de l'OADA    L'Union interparlementaire s'est saisie de la plainte de Abir Moussi    Analyse statistique : La Tunisie est le dernier pays au monde à vacciner sa population...    Coronavirus: Allègement du couvre-feu du 22h à 05h du matin    Tunisie-Ligue 2 : Les arbitres de la 6ème journée    Une campagne sans logo, le pari osé de l'opérateur Ooredoo Tunisie (Photos)    Tunisie : Une conférence de presse sur les nouvelles mesures sanitaire [Vidéo]    Loi ESS: le 30 juin, date limite pour publier les textes réglementaires    L'ANSI appelle les chefs d'entreprises à faire preuve de vigilance face aux menaces cybernétiques    Le point sur l'épidémie du coronavirus dans les pays arabes : Mise à jour Du 05 MARS 2021 à 11H00    Abdellatif Mekki appelle Hichem Mechichi à rendre les vaccins aux Emiratis    Une autoroute Nord-Sud facilitera à la Tunisie l'accès au marché africain    Abir Moussi est un danger pour la Tunisie, selon Samia Abbou    CONDOLEANCES : M. Tarak Karoui    Rached Ghannouchi : Il faut protéger Seifeddine Makhlouf    Al Ahly d'Egypte : l'international tunisien Ali Maaloul récupère bien de sa blessure au ischio-jambiers    L'OMS félicite le Maroc pour ses performances dans la campagne de vaccination    Personnes malvoyantes | Ecriture braille : Une nouvelle invention voit le jour    Ce soir au théâtre des jeunes créateurs : «Don Quichotte, céder le passage» de Chedli Arfaoui    Boxe | En marge du tournoi de Bulgarie : Prestation encourageante de Khouloud Halimi    CAN U20 | Match de classement pour la 3e place – Gambie-Tunisie (Ce soir à 21h00) : Sur une note positive !…    Ligue 1 | 15e journée – CAB-ST (1-0) : La victoire du cran !    Commission mixte 5+5 entre l'Utap et le gouvernement : Un accord sur divers domaines d'activités    La poésie en questions | Le prisme des herméneutes    Vient de paraître | « Les siestes du grand-père, récit d'inceste » de Monia Ben Jémia : La banalité du mal    Appel à projets 2021 du Fonds d'aide à la coproduction cinématographique tuniso-français    FC Barcelone : touché au genou, Piqué incertain face au PSG en Ligue des champions    Covid-19 : 32 décès et 635 nouvelles contaminations recensés le 3 mars 2021    Noureddine Taboubi : La démission de Hichem Mechichi est une condition pour le début du dialogue national !    Météo: Prévisions pour vendredi 05 mars 2021    Sortie officielle du film documentaire : Je suis ma propre république    Ocres patines du temps fugace    «Om Layoun» un film documentaire tendre et sans compromis        Tunisie: Daily brief du 4 Mars 2021    Ephéméride : Le 1er mars 1924, Mohamed Daghbaji lança la révolte contre l'occupation française    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Tunisie – Rétrospective 2019 : Recul de la croissance et accroissement de la dette en 2019
Publié dans WMC actualités le 08 - 01 - 2020

Trois sources d'information le prouvent. Il s'agit du bilan établi par le projet de loi de finances complémentaire pour 2019, de l'analyse de la situation économique de la Tunisie en 2019 par la Banque mondiale et d'une analyse du centre de recherche de la banque Attijari bank «Attijari Global Research».
Ce recul de la croissance a eu lieu en dépit d'une bonne saison touristique (9 millions de touristes) et d'une bonne récolte céréalière (2,4 millions de tonnes) et oléicole (350 mille tonnes).
Estimée officiellement à 1,4%, en 2019 contre 3,1% prévus, la croissance économique en Tunisie vient rompre une série d'accélérations de l'évolution économique observée depuis 2016 et qui a porté le taux de progression du PIB de 0,8% en 2015 à 2,5% en 2018. Ceci confirme le caractère fragile de la reprise économique en Tunisie et l'éloigne du seuil de 5,3% observé lors du quinquennat 2004-2008, note en substance le Centre de recherche de la banque Attijari bank.
Ce recul de la croissance a nécessité, comme d'habitude, l'élaboration d'une loi de finances complémentaire. Cette dernière est justifiée par des dépenses non prévues par la loi de finances (LF) initiale de la même année.
Globalement, l'écart enregistré se situe au niveau des dépenses de l'Etat qui ont augmenté de 2,260 milliards de dinars dans la LFC 2019 par rapport à la loi de finances initiale, passant de 40,861 milliards de dinars à 43,121 milliards de dinars.
Ces dépenses supplémentaires sont réparties comme suit : 649 MDT suite aux accords d'augmentation salariale conclus avec l'UGTT début de 2019 ; 567 MDT absorbés par l'augmentation du service de la dette ; et 438 MDT dédiés à la hausse de la subvention carburant en raison de la non application de la totalité des ajustements de prix prévus par la loi de finances initiale et du retard d'entrée en exploitation du champ pétrolier et gazier Nawara.
Les écarts de dépenses proviennent, également, des interventions à la CNRPS, estimées à 324 MDT, de la prime de 200 MDT de la rentrée scolaire, des 100 MDT supplémentaires alloués au développement et d'un montant supplémentaire de 43 MDT attribué à l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).
Pour combler ces écarts, le projet de loi complémentaire table sur une augmentation des impôts directs de 2,413 milliards de dinars (augmentations salariales + effort supplémentaire de recouvrement), des revenus de participations de 367 MDT (dividendes de la Banque centrale principalement) et d'une augmentation de 40 MDT de dons extérieurs et de 144 MDT d'emprunts intérieurs.
Dans un rapport de suivi, publié le 9 octobre 2019, sur la situation économique de la Tunisie, la Banque mondiale a également révisé à la baisse les prévisions des agrégats économiques retenus dans la loi de finances 2019.
En voici l'essentiel :
Le taux de pauvreté devrait rester en deçà de 3% sur la base du seuil de 3,2 dollars en parité de pouvoir d'achat (PPA) par jour et de 0,3% si l'on retient le seuil fixé pour l'extrême pauvreté.
Concernant l'inflation, la Banque mondiale rappelle qu'elle «s'est nettement accélérée entre 2017 et la première moitié de 2018 pour atteindre 7,8% en juillet 2018, et que pour y faire face, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a relevé son taux directeur à 7,75%».
La Banque semble se féliciter «des mesures prises par les autorités, en 2019, pour appliquer des ratios prêts/dépôts plus serrés parmi les banques et réduire les injections de liquidité par le biais de conversions de change».
«En conséquence, l'inflation a ralenti depuis le second semestre de 2018 et s'est établie à 6,7% en août. Les taux d'intérêt réels (à l'exception de certains taux d'intérêt sur dépôts) sont maintenant positifs», lit-on dans le rapport.
Et la Banque d'ajouter : «L'inflation devrait continuer à diminuer, pour autant que la politique monétaire reste focalisée sur ses objectifs centraux».
Autre agrégat révisé à la baisse, le déficit budgétaire pour 2019. Pour la Banque, ce déficit «devrait atteindre 5,3% du PIB par rapport à l'objectif initial fixé par la loi de finances, soit 3,9% du PIB, en raison d'un taux de croissance du PIB nettement inférieur aux prévisions, des hausses de salaires dans la fonction publique et d'une croissance à deux chiffres des paiements d'intérêts, des facteurs qui concourront tous à contrecarrer les effets de l'augmentation substantielle des recettes».
Pis, la Banque considère que «la récente décision de justice à la défaveur de l'Etat dans l'affaire de la Tunisian Foreign Bank- entendre par là l'affaire de la Banque franco-tunisienne (BFT)- nécessitera de constituer des provisions pour les pénalités.
La dette publique culminera en 2020 à près de 89% du PIB contre un taux prévu de 72% en 2019, avant de commencer à décliner, en supposant que la dynamique de réforme s'enclenchera après les élections présidentielle et législatives.
Est-il besoin de rappeler que ce taux d'endettement de 89% ne tient pas compte ni de la dette des entreprises publiques ni de la dette des groupes privés ?
ABS


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.