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Abir Moussi, une lionne ou un bélier ? Peu importe, elle fait bien le job !
Publié dans Business News le 15 - 03 - 2021

Deux jeunes enfants sont morts jeudi dernier à Kasserine dans l'explosion d'une mine. La nouvelle est passée inaperçue comme s'il s'agissait d'un banal fait divers. Aucun politique n'a rebondi dessus. Tous sont préoccupés par Abir Moussi, Seïf Eddine Makhlouf, Sami El Fehri… Paix à vos âmes jeunes Thamer et Maher Faqraoui, les plus jeunes martyrs de la Tunisie (10 et 14 ans) et prompt rétablissement à votre maman. Vous étiez jeunes et vous n'avez pas atteint l'âge pour que notre classe politique nauséabonde s'occupe de vous et vous accorde un minimum d'intérêt. Vous ne vous appelez pas Mehrezia Laâbidi pour que le président de la République ou le chef du gouvernement réagisse pour vous.

L'actualité cette semaine était caractérisée par la levée par la force du sit-in de Abir Moussi et le communiqué scandaleux du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) à propos des affaires des plus douteuses impliquant les deux magistrats Taïeb Rached et Béchir Akremi.
Prenons les affaires une à une. L'Etat n'a pas fait son travail pour enlever les mines placées par les terroristes ce qui a engendré le décès de deux enfants. L'Etat a brillé ensuite par son absence et par son silence face à ce qui aurait dû être, si on était un pays respectueux de ses citoyens et de ses martyrs, un deuil national.
Dans l'affaire de Abir Moussi, l'Etat a autorisé le PDL à organiser un sit-in puis a décidé, suite à des pressions islamistes visiblement insoutenables, de renier son autorisation et de faire lever de force le sit-in. Un crime d'Etat, dira Abir Moussi.
Dans l'affaire du CSM, c'est le scandale par excellence. Voilà donc deux magistrats qui trainent des casseroles, qui font l'objet de plusieurs plaintes de dénonciation, qui ont fait l'objet d'un rapport de l'inspection générale, qui passent entre les mailles des filets de la justice. Juste parce qu'ils sont magistrats ! Le CSM a décidé de les traduire devant le conseil de discipline, plutôt que de les traduire devant le parquet et d'ouvrir une instruction judiciaire en bonne et due forme. Leurs complices supposés, en revanche, sont traduits devant le parquet. Que penser de la justice quand on voit que le CSM (la plus haute instance de la magistrature) ne considère pas les justiciables comme égaux ? Pourquoi y a-t-il une justice pour les citoyens ordinaires et une justice parallèle (appelée conseil de discipline) pour les magistrats ? Que les deux magistrats soient innocents ou coupables, là n'est plus la question. Leurs abus supposés devaient être jugés par la justice et non par un conseil de discipline.
Sans cela, sans justice juste indépendante et aveugle, il n'y a plus de justice, il n'y a plus d'Etat !

Pas d'Etat ! C'est le maître-mot qui revient sans cesse. C'est ce que dénonce, depuis dix ans, Abir Moussi. Pour elle, et pour nous, l'Etat est gangrené par les islamistes. Quand on sait que leur rêve est une umma islamique couvrant tout le Maghreb et le Moyen-Orient (voire au-delà), on s'interroge si les islamistes ne sont pas en train de tuer l'Etat tunisien petit à petit depuis leur arrivée au pouvoir en 2011. Quand on sait qu'ils deviennent des carpettes devant le président turc Erdogan dont le rêve est de ressusciter l'empire ottoman, on s'interroge si les islamistes ne sont pas en train de tuer l'Etat tunisien pour servir les velléités turques. C'est exagéré ? C'est des raccourcis ? C'est simpliste ? C'est une diabolisation injustifiée des islamistes ?
Les faits sont là. Les islamistes sont au pouvoir depuis dix ans et le pays ne cesse de régresser depuis. Le FMI alerte, les médias avertissent, les politiciens s'arrachent les cheveux, les diplomates se moquent et les islamistes continuent à tuer l'Etat tunisien petit à petit. La magistrature est gangrénée, la police est infiltrée, l'administration est noyautée, il n'y a rien qui marche normalement dans ce pays depuis leur arrivée.
Le mal de ce pays ce sont les islamistes. C'est indéniable, c'est indiscutable.

Pour contrer ce mal, il y a eu en 2012 Béji Caïd Essebsi. Par souci d'accalmie, pour des calculs de politique politicienne, et parce qu'ils représentent un bloc parlementaire conséquent, il s'est allié à eux en 2015. Qu'il soit pardonné. Six ans après, on observe la mort lente du pays. La mort de l'économie, la mort de nos martyrs, la mort de notre société.
Que faire face aux islamistes qui empoisonnent l'existence de ce pays ?
Face à eux, et pour contrer ce mal qui nous ronge, il n'y a aujourd'hui que Abir Moussi.
Ah non ! Pas Abir ! Elle représente le mal aussi. L'autre mal. Abir représente la dictature, Abir représente l'ancien régime, Abir est fasciste, Abir est aussi dangereuse que les islamistes, Abir ne veut pas de l'égalité de l'héritage, Abir est conflictuelle. C'est la mode aujourd'hui de se placer en haut de la colline et de dire Ni Abir, ni les islamistes.
D'accord, ni Abir, ni les islamistes. Alors qui ? Il y a une voie autre ? On aurait pu dire oui en pensant à la voie (voix) de la raison que représente, par exemple, Fadhel Abdelkefi. Sauf que le climat actuel et les noyautages opérés par Ennahdha empêchent toute voix raisonnable de percer.
La famille dite centriste-progressiste-moderniste-laïque est plus divisée que jamais. Elle est incapable de se mettre d'accord sur un communiqué à propos d'un fait divers, comment alors compter dessus pour se rassembler autour d'un homme et établir un programme de sauvetage de tout le pays. Alors ? C'est quoi l'autre voie à part Abir pour sauver ce pays des griffes islamistes ?
La solution serait d'organiser un dialogue national avec tout le monde. La solution, c'est l'accalmie. Il faut une accalmie pour permettre au pays de se ressaisir. La priorité, c'est l'économie. C'est ce que disent plusieurs observateurs (dont Business News) en oubliant que pendant ce temps-là, les islamistes sont en train de noyauter l'administration, la police, la justice, le syndicat et toutes les institutions. Oui pour l'accalmie à condition que les islamistes acceptent de cesser de détruire l'Etat de l'intérieur. A condition que les islamistes arrêtent d'entrer dans les domiciles des gens pour les enregistrer à leur insu. Oui pour le dialogue à condition que les islamistes arrêtent d'utiliser leurs marionnettes pour injurier tout ce qui est progressiste. Oui pour l'accalmie à condition que les islamistes cessent de détruire le modèle social tunisien. Oui pour le dialogue à condition que les islamistes cessent leur business douteux, le financement occulte et le blanchiment d'argent.
La question que l'on doit se poser aujourd'hui est quelle est notre priorité. Est-elle économique ou idéologique ? Avec BCE, on s'est mis d'accord qu'elle était économique et on a accepté de « naturaliser » les rapports avec les islamistes. Il se trouve qu'ils ont profité de cette accalmie pour tout noyauter, pour tout détruire. Le résultat est là !
Kaïs Saïed, Attayar, Achaâb, l'UGTT, l'Utica, les partis progressistes savent tout cela et ils sont tous d'accord que le mal vient des islamistes. Mais aucun d'eux ne les affronte. En revanche, et en toute hypocrisie, ils acceptent de s'asseoir avec eux autour d'une table pour discutailler.
Abir Moussi est la seule qui se refuse à cela. Elle est, aujourd'hui, l'unique qui les combat frontalement. Elle est l'unique à faire le job. Elle fait le job contre les islamistes et elle le fait bien. Sauf qu'elle ne peut pas rester toute seule face à eux, elle a besoin de soutien.
Ne la considérez pas comme une lionne, elle s'en remettra ! Considérez-la comme un bélier et mettez vous à ses côtés ou derrière elle pour combattre le mal islamiste !
Face à un ennemi commun, clairement identifié, il n'y a pas trente-six mille solutions, il faut l'union. C'est l'Histoire qui dit cela. L'adage dit que l'ennemi de mon ennemi est mon ami. Abir n'est pas l'ennemie. Elle n'est pas l'amie, certes, mais elle n'est pas l'ennemie. Les islamistes, en revanche, si, ils sont l'ennemi. L'ennemi que l'on se doit d'abattre si l'on veut sauver ce pays.
La politique de mépriser Abir, de dénigrer Ennahdha et d'attendre le Messie de la troisième voie a montré ses limites. Il est temps que Kaïs Saïed, la gauche, les centristes et tous les progressistes s'en aperçoivent et en tirent les conséquences !


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