Tahar Bekri: Vérité    Samsung Browser : le navigateur Samsung disponible pour Windows et l'IA agentique déployée sur tous les appareils    Hommage à Othman Ben Arfa, ancien PDG de la STEG    Pont de Bizerte : circulation rétablie dès jeudi après travaux majeurs    Francesca Albanese signe son livre 'Quand le monde dort : Récits, voix et blessures de la Palestine' à la FILT 2026    Espérance sous pression : décision choc de la FIFA    Tunisienne au sommet : Amira Romani parmi les 50 femmes qui façonnent l'avenir de l'Allemagne    Météo en Tunisie : températures en hausse, pluies sur les régions ouest    El Niño revient en force: vers un record historique de chaleur ?    Travail : le stress au travail cause 840 000 décès par an dans le monde    Calendrier fiscal de mai 2026 : cinq échéances importantes à respecter    EST–CSS : des absences de poids des deux côtés avant la 12e journée retour    Streaming & TV : où voir le choc EST – CSS en direct ?    Banque de Tunisie : une institution en avance de cycle    Mai sous tension en Tunisie : salaires, examens et échéances clés    La souveraineté biologique: le nouveau front invisible de la souveraineté alimentaire    Moncef Ben Slimane: Zohra Ben Slimane, une vie d'engagement au service des femmes et de la Tunisie    Assemblées Générales de l'UBCI: des fondamentaux solides et une stratégie en marche    MTS Auto Center inaugure son nouveau showroom à Gabès et renforce sa présence dans le sud de la Tunisie    Météo en Tunisie : températures en hausse, pluies éparses    Changement à la tête de la Poste tunisienne : Yassine Faria nommé PDG    Gabès Cinéma Fen 2026 : Expo Vivre Encore de Nicolas Wadimoff, quand la caméra fait surgir les mots    Après le limogeage de Fatma Thabet Chiboub, qui gérera le ministère ?    Réunion décisive à Carthage : salaires, emploi et changement au gouvernement    Le Dahar entre dans l'UNESCO : une fierté tunisienne et africaine historique    Arabie saoudite : sanctions strictes contre les pèlerins sans autorisation    À voix basse de Leyla Bouzid : le cinéma tunisien bientôt à l'affiche en salles    Gabès Cinéma Fen 2026 : Hend Sabry ouvre le festival en présence de Dhafer L'Abidine et de nombreux invités de marque    Météo en Tunisie : pluies faibles et éparses sur les régions du nord et du centre    Rumeur démentie : la Syrie n'a imposé ni visa spécial ni "kafala" aux pays du Maghreb    Sadok Belaïd: commémoration du 40e jour de son décès (Album photos)    Le Nigérian Michael Eneramo, ancien attaquant de l'Espérance sportive de Tunis, décédé    Nasser Kamel : La Méditerranée nous unit. Ses politiques doivent être à la hauteur    Négociation de crise: Entre espoir et désillusion    Zouhaïr Ben Amor: L'espèce humaine face à ses propres limites biologiques    Film Michael : Jaafar n'a pas imité, il est devenu le nouveau Michael Jackson dans l'opus hommage    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Justice vaincra !
Publié dans Business News le 14 - 07 - 2021

Paix aux âmes de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi et de tous les martyrs qui ont donné leurs vies pour une Tunisie meilleure. Dans une atmosphère grisâtre et étouffante, la lueur est venue de la décision du conseil de l'ordre judiciaire de suspendre Béchir Akremi et de déférer son affaire devant le ministère public.

La justice suivra son cours, tôt ou tard, et il est temps que le cas Béchir Akremi soit examiné avec soin. Cette victoire est le résultat des efforts et de l'abnégation du comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Ennahdha et ses caciques ont tout tenté pour faire taire ce comité. Il a été accusé d'être politisé, de perturber le travail de la justice, d'appartenir à une extrême gauche qui souhaite éradiquer les islamistes et bien d'autres choses. Mais au final, leur travail de fourmi, pour rassembler les données et en faire une lecture claire pour l'opinion publique tunisienne a fini par payer.
A lire également
Comité de défense des martyrs Belaïd et Brahmi : Ghannouchi intervient pour sauver Akremi
L'ancien juge d'instruction du bureau n°13 qui avait en charge l'affaire de l'assassinat de Chokri Belaïd finira par payer le prix de ses méfaits. Celui que le comité qualifie de « terroriste infiltré dans la justice tunisienne » devra répondre de ses actes de dissimulation de PV d'affaires terroristes, de la non-saisie de la voiture qui a servi au meurtre de Chokri Belaïd, de son insistance pour consulter les écoutes effectuées par la brigade anti-terroriste de la Garde nationale de l'Aouina ou du fait de leur avoir demandé de réduire le nombre d'arrestations. Tout cela provient du rapport de l'inspection du ministère de la Justice, qui a longtemps regardé les agissements de ce juge sans bouger. La protection politique fournie par Ennahdha n'a pas résisté face à des faits flagrants de mauvaise foi et de manipulation. Béchir Akremi a tenté de noyer l'affaire du martyr Chokri Belaïd entre autres, il a déployé des trésors d'ingéniosité pour disperser les preuves et les indices, et il en a été récompensé par des promotions. A chaque fois qu'un ministre de la Justice s'intéressait au cas de Béchir Akremi, Ennahdha trouvait le moyen d'opérer un remaniement et de virer le ministre, comme ce fût le cas avec Mohamed Boussetta. Grâce aux efforts de Imen Gzara, Ridha Raddaoui, Abdennasser Laâouini et d'autres, cette mascarade a pris fin et Béchir Akremi devra aller défendre son cas devant le parquet.

Comme la justice finira toujours par vaincre, le parti Ennahdha devra également rendre des comptes sur la protection fournie à Béchir Akremi. Les réunions du Conseil supérieur de la magistrature ou celles du conseil de l'ordre judiciaire ont été le théâtre d'interventions et de pressions qui visaient, toutes, à protéger le poulain d'Ennahdha. La relation entre Akremi et Ennahdha est une illustration flagrante de l'ingérence de la politique dans la justice. Mais ce n'est qu'une illustration parmi beaucoup d'autres.
A lire également
Affaire Béchir Akremi, 6268 dossiers de crimes terroristes enterrés !
Le nom de Taïeb Rached, président de la cour de cassation, revient souvent lorsqu'on évoque celui de Béchir Akremi. Une guerre entre les deux magistrats a fait rage et a participé à faire éclater le scandale. Le conflit entre les deux juges daterait de quelques années. Des divergences auraient éclaté entre Taïeb Rached et Béchir Akremi au sujet des dossiers de l'assassinat de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi et l'affaire de l'homme d'affaires Chafik Jarraya. Taïeb Rached était alors procureur général près la Cour d'appel de Tunis et Béchir Akremi, procureur de la République près du Tribunal de première instance de Tunis. Les accusations dont fait l'objet le plus haut magistrat du pays ne sont pas anodines, non plus. Lui aussi bénéficie d'un certain soutien politique, même si, avec le temps, ce soutien est devenu de plus en plus faible. On n'est pas toujours au pouvoir, et la gifle des élections de 2019 a été difficile à encaisser. Donc la protection politique d'hier ne tient plus aujourd'hui. Il finira, lui aussi, par répondre de ses actes et il finira par comparaitre devant une juridiction compétente. Taïeb Rached est accusé d'enrichissement illicite et de malversation.
Plusieurs voix de puristes se sont désolées du fait que ces d'affaires soient débattues et analysées sur la place publique. Beaucoup, parfois de bonne foi, se sont inquiétés de voir des révélations judiciaires capitales se faire dans le cadre de conférences de presse ou des documents confidentiels publiés et partagés sur les réseaux sociaux. Mais, aux grands maux les grands moyens, surtout du point de vue du comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Que faire quand le juge est complice, quand il utilise tous les moyens possibles, y compris illégaux, pour ne pas prendre en compte les éléments apportés par la défense? Quand il détruit méthodiquement l'affaire en la scindant en plusieurs dossiers par exemple ? La seule solution est de prendre à témoin l'opinion publique. Il faut absolument lire les extraits publiés par le comité de défense pour se rendre compte de la profondeur du mal et de la perfidie de ses auteurs.

C'est une utopie de croire qu'il peut y avoir une transition démocratique ou un développement économique sain sans une justice impartiale et indépendante. Au-delà des cas flagrants de Béchir Akremi ou de Taïeb Rached, il existe des scandales de moindre envergure mais tout aussi graves dans la magistrature tunisienne. Toutefois, il existe aussi des hommes et des femmes de bonne foi, dotés d'un courage impressionnant et d'une détermination sans failles, qui finiront par avoir la main sur la justice.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.