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Pendant ce temps-là, chez nos amis en Amérique du Sud
Publié dans Business News le 29 - 01 - 2024

Il s'appelle Nicolás Maduro, il est le président du Venezuela et il s'apprête, à la fin de l'année, à briguer un troisième mandat. Avant, un président n'avait droit qu'à deux mandats. Mais ça, c'était avant.
Vendredi dernier, 33 militaires vénézuéliens ont été arrêtés pour leurs liens présumés avec les « conspirations » d'assassinat contre le président Maduro. On parle d'un major général, deux colonels, six lieutenants-colonels, neuf majors, deux capitaines, six premiers lieutenants et sept sergents. Lundi dernier, 32 civils et militaires ont été arrêtés dans le cadre de cinq conspirations pour assassiner le chef de l'Etat. Ce n'est pas une première. Le pouvoir vénézuélien dénonce régulièrement des complots ou des attaques contre lui, accusant fréquemment les Etats-Unis, l'opposition ou les narcotrafiquants colombiens d'en être à l'origine.
Hier, dimanche, la Cour suprême a confirmé l'inéligibilité, pour quinze ans, des opposants Maria Corina Machado et Henrique Capriles. Motif ? Irrégularités administratives. Mme Machado a recueilli 92% des suffrages lors des primaires de l'opposition en octobre unissant du coup toute l'opposition derrière elle. Ce n'est pas une première, le régime a souvent usé du stratagème des inéligibilités pour écarter des rivaux tant au niveau national que local.
Le peuple dans tout cela ? Il s'est bien soulevé contre Maduro et pas qu'une fois et il l'a payé cher. La répression avait fait une quarantaine de morts en 2023.

Lui, il s'appelle Daniel Ortega, il est le président du Nicaragua et, comme Maduro, il est victime de conspiration de la méchante opposition qui l'empêche de gouverner tranquillement avec son épouse, vice-présidente, Rosario Murillo.
Ortega a une forme originale pour réprimer ses adversaires, parmi les politiques, les journalistes, les ecclésiastiques et même les médecins. Il procède à leur interpellation la nuit, chez eux, perquisitionne leur domicile, les met en examen pour conspiration ou propagation de fausses nouvelles puis les remet en liberté sous condition de pointer tous les jours au commissariat. « Le régime réussit avec cela à élargir le contrôle qu'il exerce sur les opposants, sans avoir à les mettre en prison, ce qui a un coût politique pour lui, explique l'avocat et politologue Eliseo Nuñez au Monde. Le fait de devoir pointer tous les jours, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres de leur domicile, leur rend la vie impossible ».
Quant aux adversaires têtus qui continuent à déranger sa quiétude même quand ils sont en prison, Ortega brille toujours par l'originalité de ses mesures pour les faire taire. En 2023, pas moins de 222 citoyens nicaraguayens ont été déchus de leur nationalité, privés de leurs droits civils, libérés puis jetés directement dans un avion en direction des Etats-Unis pour un exil « définitif ». On trouve de tout, des avocats, des magistrats, des politiques, des journalistes et des directeurs de médias, tous accusés de complot, de conspirationnisme et de tentatives de coup d'Etat. « C'est l'ensemble de la société civile qui est criminalisé », témoigne un journaliste exilé à Paris.
Il y a quinze jours, Ortega a banni puis expulsé vers le Vatican 19 religieux dont l'évêque Mgr Rolando Alvarez, en prison depuis près d'un an et demi, après une condamnation à 26 ans de prison.
Le peuple dans tout cela ? Il s'est bien soulevé contre Ortega et pas qu'une fois et il l'a payé cher. La répression a fait 355 morts en 2018.

Celui-là, il s'appelle Nayib Bukele (prononcez Néjib), il est le président du Salvador et son modèle fait des émules actuellement en Amérique du Sud. Lui, il n'est pas victime de conspiration, c'est lui le conspirationniste en chef. Fils d'un chrétien palestinien converti à l'islam, Nayib Bukele a été élu président en 2019 à l'âge de 37 ans, suite à une campagne des plus populistes qu'il mena casquette à l'envers sur la tête.
Depuis son élection, il a déclaré la guerre contre les gangs. Les arrestations se comptent par milliers sans mandat. Il suffit que le suspect porte le tatouage d'un gang pour qu'il soit jeté en prison. Face à la surpopulation carcérale, il a fait construire des prisons dont une pour quarante mille personnes. Les prisonniers sont jetés par centaines dans une cellule à même le sol ou, au mieux, sur des lits superposés dépourvus de matelas et d'oreillers. À plusieurs reprises, il montra les prisonniers aux caméras dénudés portant un simple caleçon, courbés et têtes baissées. À ce jour, on compte 75.000 prisonniers dans le pays, soit 1% de la population.
Cette répression contre les gangs lui a donné une extraordinaire popularité dans le pays et au-delà. L'Equateur, le Pérou, le Guatemala, le Paraguay veulent copier le miracle Bukele dans leur guerre contre les gangs et les narcotrafiquants et son nom est cité chez plusieurs candidats à la présidentielle dans la région. Cette guerre contre les gangs était un franc succès (d'où le miracle), les rues sont pacifiées et le taux d'homicides est passé de 36 à 2,4 pour 100.000 habitants entre 2019 et 2023.
Cette popularité et ces succès médiatique et diplomatique lui ont donné des idées.
Alors que son unique mandat devait s'achever en 2023, il a fait amender la constitution afin de s'autoriser plusieurs mandats. Il a dissous la commission anti-corruption et fait jeter en prison plusieurs ministres et hommes politiques appartenant aux anciens gouvernements. Il a déclaré le régime d'exception qu'il a fait renouveler 22 fois. Il a fait voter une loi, la Loi Bâillon, qui punit de quinze ans de prison quiconque transmettra des messages « susceptibles de générer anxiété et panique au sein de la population ». Toutes les informations publiques sont classées « secrets d'Etat ». Qu'il s'agisse des statistiques sur les homicides, les féminicides, les disparitions, les achats de bitcoins ou de la politique de santé.

Déduction de tout ce qui se passe en Amérique du Sud ? Qu'ils soient aimés ou pas de leurs peuples, on a de plus en plus de gouvernants victimes de complot contre l'Etat. Ça ne peut pas être une coïncidence, c'est forcément fomenté quelque part.
Il existe, probablement, un méchant marionnettiste sioniste quelque part à Washington ou Tel Aviv pour préparer tous ces complots contre de gentils gouvernants dont le seul but est de satisfaire leur peuple et de gouverner comme le « peuple veut ».
Après avoir échoué à imposer son nouvel ordre mondial avec ses instruments diaboliques comme Davos, le FMI, la Banque mondiale, les agences de notation et la franc-maçonnerie, ce méchant marionnettiste sioniste procède maintenant à des conspirations encore plus diaboliques visant à déstabiliser les régimes démocratiquement élus par le peuple. Il ne se rend pas compte que les peuples sont aujourd'hui conscients de ces manigances et subterfuges qui ne trompent plus personne. Incontestablement, ces opposants, ces magistrats, ces avocats, ces journalistes et ces ONG sont au service et aux ordres de ce marionnettiste. Indéniablement, ils complotent contre le peuple. Les réduire au silence en les jetant en prison ou en les poussant à l'exil est ce qu'il y a à faire de mieux pour répondre aux aspirations du peuple et ses volontés. Bukele, Ortega et Maduro l'ont bien compris et ils ne sont pas les seuls. Vive le peuple.


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