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Nouveau gouvernement de François Bayrou : quel avenir pour les relations franco-tunisiennes ?
Publié dans Business News le 24 - 12 - 2024

Inévitablement, l'annonce d'un nouveau gouvernement en France a des incidences sur la Tunisie, au vu des relations bilatérales historiques. En dépit d'un certain froid entre l'Elysée et Carthage, la France reste le premier partenaire étranger de la Tunisie en sa qualité de premier client et de premier fournisseur. Quelles sont ces incidences et comment peut-on lire ce nouveau gouvernement de François Bayrou ?

La nouvelle composition du gouvernement de François Bayrou, annoncée lundi 23 décembre 2024 par l'Elysée, suscite une réflexion importante sur la trajectoire politique et économique de la France. En choisissant des figures fortes et des ministres expérimentés, ce gouvernement semble vouloir répondre à des enjeux multiples : maintenir la stabilité, renforcer la souveraineté nationale et, dans le même temps, répondre aux défis mondiaux, notamment dans un environnement marqué par une instabilité géopolitique croissante.

Un gouvernement de continuité et de stabilité
Les nominations de ministres d'Etat, comme Elisabeth Borne à l'Education nationale, de Manuel Valls aux Outre-mer, ou de Gérald Darmanin à la Justice, sont le signe d'une volonté de continuité. Ces personnalités, bien connues du paysage politique français, incarnent la stabilité que cherche le gouvernement tout en assurant une réponse pragmatique aux défis internes du pays. En particulier, les portefeuilles couvrant l'Education, la Justice et l'Intérieur soulignent l'importance de garantir des politiques publiques fortes dans ces domaines cruciaux. Ces choix visent à éviter toute rupture trop brutale avec les précédentes équipes.

Une politique étrangère et des relations internationales affirmées
Derrière cette continuité gouvernementale, il est possible de déceler une stratégie subtile. La politique étrangère de la France, sous la houlette de Jean-Noël Barrot au ministère des Affaires étrangères, semble résolument tournée vers la préservation de son rôle de puissance mondiale. Ce ministère, en particulier, aura à gérer les relations avec des pays comme la Tunisie, l'Algérie et le Maroc, qui se trouvent au cœur des préoccupations géopolitiques de la France. La stabilité de cette équipe pourrait permettre d'assurer la continuité des relations avec le Maghreb, tout en renforçant le partenariat stratégique entre la France et ses voisins méditerranéens.

L'impact de la composition sur les relations franco-tunisiennes
Les relations franco-tunisiennes, à la fois politiques, économiques et culturelles, se trouvent sous la pression de nombreux défis contemporains. Actuellement, il y a un certain froid pour de nombreuses raisons, notamment la proximité exagérée de la Tunisie avec l'Algérie. Cette dernière vit carrément une crise diplomatique avec la France. On rappelle que l'Algérie a annoncé en juillet dernier le retrait, avec effet immédiat, de son ambassadeur à Paris après l'annonce d'un renforcement du soutien français au plan d'autonomie marocain pour le territoire contesté du Sahara occidental. Le froid entre Carthage et l'Elysée s'est bien « exprimé » avec le silence total d'Emmanuel Macron après le succès (soviétique) de Kaïs Saïed à la présidentielle d'octobre dernier. Le même a pourtant félicité dans l'heure Donald Trump quand il a remporté la présidentielle américaine en novembre.
Si la France cherche à renforcer ses liens économiques avec la Tunisie, elle devra s'adapter aux nouveaux contextes du commerce international et aux réalités des investissements étrangers. L'arrivée d'Eric Lombard à l'Economie, avec la mission de renforcer la souveraineté industrielle et numérique, pourrait être une opportunité pour la France de redynamiser ses investissements en Tunisie, notamment dans des secteurs clés comme les nouvelles technologies, l'industrie et l'énergie renouvelable. Toutefois, la Tunisie, confrontée à une crise économique structurelle, devra impérativement répondre à l'appel de réformes profondes pour tirer profit des investissements étrangers. La France, dans ce cadre, pourrait jouer un rôle décisif en soutenant des projets d'innovation, mais en exigeant parallèlement des réformes structurelles.

Les enjeux migratoires et la question des visas
L'un des points cruciaux dans cette composition gouvernementale réside dans la question migratoire. Avec Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, et de la lutte contre les discriminations, et Sophie Primas, porte-parole du Gouvernement, la France semble préparer un discours plus inclusif tout en restant ferme sur ses frontières. La Tunisie, face à un chômage élevé et une jeunesse en quête de perspectives, reste une source importante de flux migratoires vers l'Europe. Cependant, l'évolution de la politique de visas et d'immigration pourrait avoir des conséquences majeures sur la dynamique des échanges entre les deux pays. Une politique plus stricte, couplée à des accords de coopération renforcée, pourrait nuire aux aspirations des Tunisiens à émigrer vers la France, alors qu'une gestion plus souple pourrait, au contraire, stimuler la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de l'éducation et de la culture.

Les opportunités d'investissement entre la France et la Tunisie
Enfin, la question des investissements français en Tunisie mérite une attention particulière. La Tunisie, tout en ayant une relation forte avec la France dans des secteurs comme le textile, l'agroalimentaire, ou le tourisme, devra trouver une nouvelle voie pour encourager un investissement industriel plus soutenu. Annie Genevard, ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, pourrait jouer un rôle dans l'évolution des relations agricoles et alimentaires entre les deux pays, contribuant ainsi à un secteur à la fois productif et durable.
On rappelle que la France est le premier client de la Tunisie et absorbe près de 25% de nos exportations pour un montant de 8,6 milliards d'euros en 2023.

Quel avenir commun ?
En somme, la composition du gouvernement de François Bayrou apparaît comme un choix stratégique visant à répondre aux enjeux internes de la France tout en renforçant sa présence à l'international. Mais ces choix auront également un impact sur les relations avec des pays comme la Tunisie, qui dépendent fortement de la coopération économique et diplomatique avec la France. L'ouverture de la France vers la Tunisie, tant sur le plan économique que culturel, sera déterminée par les réformes structurelles et institutionnelles mises en place par les gouvernements tunisiens successifs.
Pour la France, maintenir un leadership sur la scène internationale, tout en gérant efficacement les défis migratoires et économiques, sera une tâche de taille. Pour la Tunisie, ces relations bilatérales devront s'accompagner d'une volonté de réformes internes ambitieuses afin de capitaliser sur les opportunités offertes par cette coopération renforcée.


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