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Tunisie - Logement universitaire privé : casse-tête pour les promoteurs et les étudiants !
Publié dans Business News le 16 - 09 - 2010

Ça y est, c'est parti ! Après l'été le Ramadhan et l'Aïd El Fitr, place à la rentrée tous azimuts. Les employés reprennent le chemin des bureaux, les écoliers celui des écoles et les étudiants celui des facultés et autres facultés et établissements d'enseignement supérieur.
Ainsi, près de 365 mille étudiants sont en train de faire leur rentrée à des dates différentes mais rapprochées selon la nature de leurs études et de leurs régions Et comme à chaque début de saison, les tracas sont multiples et de nature différente. Toutefois, le problème de l'hébergement des étudiants demeure un des plus pointus et refait surface à chaque rentrée. D'ailleurs, on nous signale que les foyers universitaires publics affichent déjà complet. C'est dire que le périple des étudiants sillonnant les rues à la recherche d'un logement ne fait que commencer et risque d'être, encore une fois, un véritable casse-tête chinois. Etat des lieux… .
En effet, à l'instar des années précédentes, la demande des postulants à un logement augmente avec le nombre des bacheliers qui croît, à son tour. Pour cette rentrée universitaire 2010-2011, l'Etat a assuré près de 70.000 lits dont 20.000 lits pour l'Office national des œuvres universitaires du Centre et 20.000 lits pour l'Office national des œuvres universitaires du Sud.
L'Office national des œuvres universitaires (ONOU) du Nord a mis, quant à lui, à la disposition des étudiants près de 32.000 lits, avec notamment deux nouveaux foyers aménagés à Bizerte et à Béja, offrant une capacité de 600 lits. Il couvre pas moins de 11 gouvernorats avec un total de 110 foyers dont 49 étatiques et 61 privés. «Cette capacité d'accueil permet de résoudre une partie du problème de l'hébergement universitaire notamment pour ceux qui sont dans l'incapacité de faire la navette entre le lieu d'habitation et l'université », explique Mouldi Abassi, DG de l'ONOU. Les étudiants y bénéficient, ainsi, de conditions de confort et de travail appropriées.
Or, en dépit des multiples et sérieux efforts déployés par les autorités compétentes, force est de constater que l'Office n'arrive pas à répondre à la totalité de la demande plus en plus croissante. Les résidences universitaires gérées par l'Etat affichent complet et le nombre d'étudiants non hébergés reste tout de même assez élevé, ce qui met les.les étudiants donc, dans l'obligation de se débrouiller en cherchant d'autres moyens pour trouver le gîte adéquat. C'est, donc, à ce stade que les foyers privés entrent en scène, constituant une des alternatives à laquelle les étudiants dont obligés de recourir.
Il est utile de préciser que plusieurs mesures incitatives ont été mises en œuvre par l'Etat dans l'objectif d'encourager les promoteurs privés à investir dans ce secteur, Parmi ces mesures incitatives, on mentionnera, notamment, la subvention à hauteur de 25% du coût global de l'investissement ou l'offre de terrains sur la base du dinar symbolique pour la construction des foyers privés. En contre partie, les investisseurs s'engagent à se conformer aux clauses du cahier de charges au risque de voir leur autorisation retirée.
Mais, investir dans les logements universitaires est-il rentable ?
En fait, selon l'emplacement du foyer privé, le montant du loyer varie en moyenne entre 50 et 300 dinars, en fonction du nombre et de la surface des chambres ainsi que des services fournis. Pour les projets subventionnés par l'Etat, le prix du lit est fixé à 60 dinars. Donc, les Offices des œuvres universitaires contrôlent les prix des foyers qui ont bénéficié de primes d'investissement et qui sont titulaires d'autorisations d'exploitation. Les autres, par contre, sont libres de fixer leurs prix.
Ceci dit, les foyers sont généralement soumis à un contrôle rigoureux de la part d'un comité relevant de l'ONOU et spécialisé dans l'hébergement privé, à raison de trois visites sur site par an, notamment sur le respect des normes d'hygiène et de sécurité.
Ainsi, en 2009, plus de 66 visites d'inspection ont été effectuées et 28 autorisations ont été retirées.
«L'investissement dans ces foyers privés peut s'avérer profitable. Nos tarifs se situent entre 100 dinars (pour une chambre à 3) et 120 dinars (pour une chambre à 2)», indique Maha Allani, sous directeur du foyer privé pour jeunes filles Canada situé à Bab El Khadhra.
«Mais, malheureusement, nous devons, souvent, faire face à des dépenses qui mettent en cause notre marge bénéficiaire. En effet, nombreux sont les cas où les jeunes filles étudiantes gaspillent délibérément l'électricité, l'eau et le gaz de ville. Elles détériorent, également, les équipements. Et malgré tous nos efforts pour que les locatrices y prennent conscience, les résultats restent trop maigres. D'où le fait que nous perdons et du temps et de l'argent dans la réparation des dégâts causés», explique-t-elle. «A titre d'exemple, nous payons, en moyenne par mois, 500 dinars d'électricité, 600 dinars de gaz pour les deux mois et 400 dinars d'eau pour les deux mois. Nous avons même payé une fois une facture de 1.000 dinars pour le gaz», précise-t-elle.
«Ainsi, et du fait de ce que nous perdons en cours d'année, notre marge bénéficiaire se retrouve considérablement réduite», conclut-elle.
Photo : Foyer universitaire Medenine Imen Nouira


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