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Tunisie - Les Islamistes préparent leur pluralisme
Publié dans Business News le 03 - 08 - 2012

Un des principaux bienfaits de la « Révolution » tunisienne est cette explosion dans le paysage sociopolitique et l'émergence de très nombreuses formations politiques venues enrichir la scène au risque de créer une mosaïque de partis et des « sous-pluralismes » à l'intérieur d'un même courant.
La gauche a éclaté, les nationalistes aussi, idem pour les libéraux et autres conservateurs, sans oublier les mouvements islamistes.
Même s'il demeure, nettement, dominé par le parti d'Ennahdha, l'ex mouvement de la tendance islamiste (MTI), a éclaté donnant naissance aux groupes des Salafistes, d'un côté, et au Parti Ettahrir de l'autre, tous deux considérés comme étant extrémistes. Mais aussi la gauche islamiste, déjà existante avant la révolution, conduite par Slaheddine El Jourchi et Al Liqa réformateur démocratique dirigé par Khaled Traouli.
Certains diront que le moment venu, ces différentes tendances sauront faire un seul bloc derrière Ennahdha, mais d'autres donnes non moins objectives plaident pour des hypothèses aussi plausibles dont notamment la naissance d'un nouveau pôle islamiste centriste, réformateur et modéré.
D'abord, chaque formation aimerait avoir une idée claire et concrète de son véritable poids politique et électoral. Ensuite, le parti Ennahdha semble perdre, petit à petit, de sa superbe et de son aura, auprès d'une bonne frange de ses partisans et de son lectorat.
Le besoin de créer un tel pôle « médian » trouve ses raisons dans un certain nombre facteurs qui voient le jour et mettent en danger le rayonnement et les chances d'une réussite du parti de Rached Ghannouchi lors des prochaines élections de 2013.
Tout d'abord, le parti ne peut pas réellement se fier aux résultats du scrutin du 23 octobre 2011, dans le sens où la moitié des Tunisiens, potentiellement électeurs, n'avaient pas voté.
Ensuite, il doit bien se mettre dans la tête qu'il n'a eu qu'un million et demi des voix dans une conjoncture où autant de voix ont été gaspillés sans offrir le moindre siège à quiconque.
Depuis, et plus de neuf mois après, de l'eau a coulé sous les ponts dans la mesure où Ennahdha a perdu de très nombreux sympathisants à cause de sa gestion très controversée des affaires du pays, son usage, de nouveau, du double langage en plus d'une attitude empreinte de suffisance et d'arrogance de quelqu'un qui est vraiment grisé par le pouvoir.
Il y a, bien entendu, ceux qui sont partis vers les autres branches islamistes ayant eu leur sésame en tant que parti reconnu, d'autres sont allés rejoindre des formations politiques proches ou rivales, voire carrément le nouveau parti de Béji Caïd Essebsi, Nidaa Tounès.
Ces éventuelles défaillances et autres désertions proviendraient, également, de la part des mécontents qui ne trouvent dans le discours nahdhaoui que de simples paroles et promesses, sans le moindre projet sociétal et économique et encore moins un programme tangible pour faire sortir le pays du marasme dans lequel il se trouve.
D'autres éléments islamistes, qui se disent « vrais et authentiques », estiment que les slogans brandis par Ennahdha ne contiennent pas une approche religieuse sincère, mais plutôt une conception trop pragmatique destinée à « satisfaire » des alliés conjoncturels.
Ils reprochent, également, au parti de Cheikh Rached ses accointances suspectes avec des symboles de l'ancien régime de Ben Ali, sans oublier cette manie de tomber, parfois assez bas, dans les polémiques immorales sur les réseaux sociaux, plus précisément sur Facebook.
C'est dire que les partisans d'un projet islamiste centriste sont optimistes de pouvoir réunir un nombre appréciable d'adhérents et de sympathisants dans la mesure où ils considèrent que c'est plutôt la manière de procéder d'Ennahdha et le comportement de ses dirigeant et leur manie de « vendre du vent » qui sont à l'origine de ce début de débandade constaté autour d'Ennahdha.
Autrement dit, la conviction de faire naître un nouveau parti, d'obédience islamiste semble être bien réelle. L'idée semble faire son bonhomme de chemin et une telle formation pourrait voir le jour en vue de tenir son rang sur la scène et de disputer, d'une manière sérieuse, les voix au parti d'Ennahdha qui semble se prendre pour un mastodonte invincible.
Mais d'ici huit ou neuf mois, bien d'événement peuvent se passer et bien de données peuvent changer. Et un pluralisme islamiste est certes positif pour la démocratie dans la mesure où cela donne diverses opportunités de choix.
Les observateurs restent persuadés que la naissance d'un tel groupement islamiste centriste, égratignerait, non seulement, le grand « frère » nahdhaoui, mais bien d'autres formations politiques pourraient en pâtir dans le sens où la majorité des Tunisiens est à la fois profondément croyante, mais irréversiblement moderniste et ouverte.


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