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Success Story - Houcine Zargouni : Je n'exerce pas un métier, je fais de l'art !
Publié dans Business News le 02 - 04 - 2017

Houcine Zargouni, cardiologue de renom et cadet d'une fratrie de dix frères et sœurs, est revenu pour Business News sur son parcours, sur l'amour de sa ville d'origine Nefta, et sa gémellité avec Hassen Zargouni, directeur du cabinet Sigma Conseil. Un homme de gauche, discret mais vaillant, dont les actions caritatives en faveur de la santé et de l'éducation pour tous apportent de la valeur ajoutée au pays.

Le cœur qui bat, une passion et un leitmotiv
« Mon parcours de cardiologue s'est déroulé comme dans un long fleuve tranquille, d'ailleurs je n'exerce pas un métier, je fais de l'art !» a déclaré Houcine Zargouni durant l'entretien qu'il a accordé à Business News. Sa passion pour le cœur de ses patients est pénétrante, il parle de l'organe et de l'âme qui s'en dégage comme d'un mystère spirituel qui l'habite. « Le cœur de mes patients me parle » affirme-t-il. Cette passion pour sa spécialité a débuté dès son plus jeune âge et s'est confirmée au cours de ses études en médecine lors d'un stage effectué auprès de l'éminent cardiologue Mohamed Ben Ismail, alors qu'il été étudiant externe en 4ème année.
A à l'âge de 22 ans, Houcine Zargouni est affecté à l'unité des soins intensifs cardiologiques (USIC) à Tunis, il passe alors de la théorie à la pratique et apprend à sauver des vies. « Le crédo de l'équipe médicale à laquelle j'appartenais était de sauver des vies du matin au soir » explique-t-il. A partir de là, Houcine Zargouni restera à jamais lié au cœur, il en fera son leitmotiv quotidien et sa raison d'être.

C'est en Tunisie, puis dans le nord de la France, à l'hôpital cardiologique de Lille (CHRU Lille), que Houcine Zargouni débutera sa spécialité en cardiologie. Il explique que son choix s'est porté sur cette ville estudiantine car la médecine y est très développée mais aussi car c'est une ville de gauche. C'est auprès du docteur Jean-Marie Lefebvre, spécialiste français de la cardiologie interventionnelle et de la prise en charge des lésions vasculaires complexes, que Houcine Zargouni continuera son apprentissage du cœur et de ses secrets.
A 30 ans, Houcine Zargouni revient en terre natale. Il intègre alors le service cardiologique de l'hôpital Habib Thameur de Tunis, un hôpital qu'il affectionne particulièrement et où il collaborera avec le docteur et ami Mohamed Lotfi Slimane. Après cette période, Houcine Zargouni ouvrira son propre cabinet dans sa ville natale du Bardo.

La clinique Pasteur et la responsabilité médicale des médecins
Il y a deux ans, Houcine Zargouni et quinze de ces confrères décident de bâtir une clinique au centre urbain nord : la clinique Pasteur. Les patients viennent s'y faire soigner d'Algérie, de Libye, du Maroc, d'Afrique subsaharienne et même de France. La clinique est également spécialisée en chirurgie esthétique et constitue une véritable consécration pour Houcine Zargouni. Quand il s'exprime sur la polémique relative à la responsabilité médicale des médecins, Houcine Zargouni commente en indiquant : « j'ai moi-même fait grève mais je pense qu'en principe, les grèves ne font pas partie de la vocation des médecins. Aujourd'hui, nous assistons à une révolution médicale ». Il ajoute également qu'avant 2011, nous ne parlions pas d'erreur médicale même si elles existaient : « Des accidents arrivent bien entendu mais il ne faut pas perdre de vue la relation de confiance qui lie le médecin à son patient, je demande aux juristes de comprendre que nous ne sommes pas des gens dangereux !» a martelé le médecin.

Houcine Zargouni, l'éducation et la vie associative
Les actions sociales et caritatives de Houcine Zargouni au sein du Club Rotary Tunis El Manar sont nombreuses. Au mois de février 2017, c'est dans la ville de ses origines, Nefta, que des cardiologues et lui-même décident d'aller ausculter gratuitement les habitants. Il est également le porte-parole de l'association des cardiologues libéraux de Tunis et fondateur de l'association 1001 cartables. Cette association prend chaque année en charge une école comme celle de Laaroussa située entre Seliana et Bouarada ou encore à Béja et dans tout le nord-ouest du pays. Il a également mené des actions sociales en collaboration avec l'Alesco (Arab League Educational Cultural and Scientific Organization) de Nefta pour permettre à des jeunes de visiter les sites de Carthage, le musée du Bardo et d'autres lieux typiques de la Tunisie. A ce propos, Houcine Zargouni a martelé : « l'éducation et la santé sont les deux flammes qui animent mon cœur et mon travail au quotidien ! ».

Nefta, les racines et le retour aux sources
Houcine Zargouni est originaire de la ville de Nefta dans le sud de la Tunisie. Une ville dont le patrimoine et la splendeur sont constamment célébrés et mis en valeur par son frère jumeau, Hassen Zargouni, président du cabinet d'études et de statistiques, Sigma Conseil. Les allers-tretours entre Tunis et Nefta sont incessants et vitaux, explique Houcine Zargouni. D'ailleurs son autre frère, Mohamed Néjib Zargouni, qui est également médecin spécialisé en chirurgie cardio-vasculaire thoracique, possède une maison d'hôte non loin de là, à Tozeur. Dar Zargouni est cette demeure qui surplombe une oasis originelle nommée «Corbeille de Nefta», elle constitue le havre de paix de la famille Zargouni qui s'y réunit régulièrement. Elle offre également une vue panoramique sur le lac salé du Chott El Jérid et c'est ici même que la fratrie Zargouni, 8 frères et 2 sœurs, puise son authenticité.

Hammam-Lif et la géographie des sentiments de Houcine Zargouni
Entre 1965 et 1977, la famille Zargouni passe ses étés dans la ville de Hammam-Lif, à Ben Arous, lorsque ce haut lieu historique était entretenu. En en parlant, Houcine Zargouni ne peut s'empêcher de regretter cette époque où « la ville était considérée à sa juste valeur ». Il précise d'ailleurs que l'ambiance culturelle qui régnait à la Sirène, un café mondain érigé sur une jetée de quelques dizaines de mètres dans la mer, était exceptionnelle. Les mouvements de gauche, qu'il affectionne particulièrement, étaient également très vifs durant cette époque. Au niveau sportif, il a mentionné les tournois d'escrime qui ont bercé son enfance et a également fait une rétrospective des activités de son enfance. « Je ne veux pas dire que je suis nostalgique de cette époque car être nostalgique signifie être vieux ! » explique-t-il sur un ton jovial tout en ajoutant que « vu l'état de la ville aujourd'hui, on peut en conclure que les autorités n'ont pas fait leur travail». « A Hammam-Lif, il y a la mer et la montagne exactement comme dans le sud de la France, à Antibes et Juan-les-Pins. La ville d'Ez-Zahra s'appelait Saint Germain et la ville de Radès s'appelait Maxula. Ces villes étaient les plus prisées, bien plus que la banlieue Nord que l'on connait aujourd'hui ».
Durant l'entretien Houcine Zargouni a également fait état des églises de la ville de Hammam-Lif qui ont été transformées en bibliothèques et de la bibliothèque municipale de la ville qui est « extrêmement bien fournie » appelant ainsi les citoyens à visiter ces lieux de culture. Houcine Zargouni a par ailleurs insisté sur le rôle que doit jouer la société civile pour sauvegarder la propreté des villes tunisiennes et leur patrimoine d'antan.

Les Zargouni, 10 frères et sœurs et autant de petits enfants
« Régulièrement, nous nous réunissons à Dar Zargouni, Hassen et moi, mais aussi Néjib, le chirurgien, et Elyès mon autre frère dentiste. Mes deux sœurs sont anglicistes à la Faculté de La Manouba. J'ai aussi deux autres frères ingénieurs, un agronome et un polytechnicien mais aussi un autre frère chercheur géologue et encore un autre frère, professeur de mathématiques ! » explique Houcine Zargouni avec un grand sourire. Une famille nombreuse qui fait le bonheur des Zargouni. L'impression qui se dégage est que les membres de cette mini société sont soudés et se complètent.
«Malheureusement, chez les Zargouni il n'y a pas d'artistes. Néanmoins, nous ne ratons aucun festival culturel. De Carthage à Tabarka en passant par Hammamet, nous ne ratons aucun évènement artistique » mentionne Houcine Zargouni qui fait également savoir que ses deux enfants font du théâtre et que son épouse, Boutheina Zargouni, est artiste peintre expressionniste. Dans ses œuvres, elle s'inspire du patrimoine tunisien et des traditions populaires.

Houcine Zargouni et Hassen Zargouni, le Yin et le Yang, le Off et le On…
Les deux frères sont jumeaux, cependant il parait clair que leurs caractères sont à l'opposé l'un de l'autre. Alors que Hassen Zargouni, l'extraverti, occupe régulièrement le devant de la scène, Houcine Zargouni, lui, est introverti et se fait le plus discret possible. D'ailleurs en cherchant son nom sur Google, on ne trouve pas grand-chose sur son parcours hormis l'adresse de son cabinet.
« Hassen est le On et je suis le Off. D'ailleurs, pour certaines de mes actions caritatives c'est Hassen qui en a fait la publicité. Et c'est tous les jours comme ça avec Hassen ! Houcine Zargouni est quelqu'un de très discret et cela au quotidien ».
Houcine Zargouni a également évoqué la gémellité de ses nièces, les filles de Hassen, qui fonctionnent également de la même manière. L'une est médecin et se fait discrète et l'autre est professeur et s'exprime au grand jour « comme pour mon frère et moi !».


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