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Superstitions en Tunisie, le folklore de l'étrange
Publié dans Business News le 13 - 10 - 2017

Attirer la chance, éloigner le mauvais œil, entretenir un bon karma… Les coutumes et la culture des Tunisiens grouillent de superstitions. Bien que ces croyances et pratiques semblent folkloriques, nous y sommes profondément attachés de générations en générations. Au-delà de nos rituels purement tunisiens, il semble que nous nous soyons également appropriés les pratiques superstitieuses d'autres religions et continents…


Si vous êtes phobique du vendredi 13, vous ne le savez peut-être pas mais vous souffrez de paraskevidékatriaphobie ! Cette superstition remonte aux origines de la chrétienté mais en Tunisie le chiffre 13 ne laisse pas non plus indifférent. Vendredi 13 est à la fois synonyme d'angoisse et de magie. Cette journée pousse d'ailleurs certaines personnes à adopter des comportements irrationnels soit en se retranchant chez elles, soit en jouant de façon excessive aux jeux de hasard en vue de faire basculer leur destin…
Bien qu'en Tunisie, il existe une multitude de recettes toutes faites permettant de ne pas être touché par la malédiction ou pour en finir avec la scoumoune, la superstition Européenne du vendredi 13 reste bien présente.

Il existe par ailleurs toute une panoplie de superstitions selon lesquelles une paire de chaussures superposées serait le signe d'un départ imminent, un café qui déborde prédirait un gain d'argent, une chaussure à l'envers oblige à la remettre rapidement à l'endroit de peur que « le diable ne prie dessus »…Le papillon de nuit présagerait l'arrivée d'un invité surprise, l'œil gauche ou droit qui tressaute augurerait un bon ou mauvais présage, la paume de la main qui démange supposerait une dépense ou un gain d'argent.
Et encore bien d'autres pratiques incitant à ne pas balayer son perron la nuit car cela porterait malheur, à détenir des tortues dans sa demeure pour attirer le bonheur, à renverser de l'eau au départ d'un voyageur pour le protéger, accrocher un fer à cheval ou une queue de poisson sur la porte de sa maison pour éloigner les forces du mal et attirer la fertilité et la chance…

Des pratiques inconscientes qui sont presque devenues innées dans nos contrées alors qu'elles ne reposent sur aucun fondement scientifique, ni même sur des dispositions contenues dans le Coran ! D'ailleurs, que penser des rites des croyants qui lapident des démons lors de leur pèlerinage à la Mecque, qui embrassent une pierre et en font sept fois le tour ?
Ces superstitions nous poussent à des comportements irraisonnés et nous font croire que détenir une Khomsa (main de Fatma), une amulette avec un œil bleu ou des graines de nigelle aurait une influence magique, un pouvoir surnaturel qui éloignerait de nous le mauvais sort et la malchance. Des rituels étranges qui auraient donc une force occulte et peuvent, quand ils sont poussés à l'excès, se transformer en fétichisme, vénération ou idolâtrie religieuse. Attirés par ces folklores qui nous donnent l'illusion de mieux contrôler le cours des évènements, certains Tunisiens croient également que « toucher du bois » permet d'invoquer une protection ou une grâce des esprits. Même si nous savons qu'au fond aucun malheur ne se produira, nous faisons survivre cette pratique inconsciente d'origine païenne car il est plus facile de suivre les superstitions que de tenter d'y résister.

Certains vous conseilleront ainsi de changer de trottoir si vous croisez un chat noir, cet animal « maléfique » et « démoniaque » associé aux rites païens et à la magie noire au Moyen-âge, mais aussi d'éviter de passer sous une échelle au risque de voir le malheur s'abattre sur vous. N'ouvrez pas non plus un parapluie dans votre intérieur de peur que le mauvais sort ne s'acharne contre vous! Faites brûler de l'encens et purifier vos âmes et celle de votre demeure en jetant du sel un peu partout pour anéantir les mauvais sortilèges....

Quand elles sont poussées à l'extrême, les superstitions deviennent pathologiques et entrainent des comportements de protection qui enferment les personnes dans des rituels harassants. C'est ici qu'interviennent les voyants et médiums auxquels certains Tunisiens accordent une confiance accrue. Incapable de neutraliser leurs propres peurs, ces personnes vulnérables s'en remettent entièrement à ces charlatans qui s'enrichissent en se jouant de leur crédulité et en instrumentalisant ces peurs. Un exemple parlant est celui du gourou de Boumhel, Kamel Maghrebi, qui s'était présenté comme étant un guérisseur durant de longue année et qui finalement a été interdit d'exercer son ésotérisme sur décision du gouverneur de Ben Arous. Ouf !

En 2017, il serait peut-être bon de reconnaître le côté aberrant et obsessionnel de certaines de nos croyances en adoptant une approche plus cartésienne. Car la superstition n'est autre que la fille de la peur !


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