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Success story-Ramzi Atallah : Fruitéa, la première compote tunisienne 100% naturelle
Publié dans Business News le 04 - 02 - 2018

Avec son blouson en cuir noir, ses jeans et sa paire de chaussures de sport, Ramzi Atallah, se fond facilement dans la masse des milliers de visages de jeunes tunisiens qui arpentent les rues de la capitale chaque jour. Et pourtant, ce jeune homme de 30 ans n'a rien de commun. Il y a seulement 9 mois, il lançait Fruitéa, une marque de compotes tunisienne 100% naturelle, qui en l'espace de quelques mois a réussi à pénétrer la majeur partie des grandes enseignes tunisiennes. Un succès pour Ramzi Atallah qui a bien voulu nous raconter son histoire.

Qui ne tente rien n'a rien
Après un baccalauréat ES (économique et social) obtenu au lycée français Pierre Mendès France, Ramzi, rentre à l'ESC (Ecole Supérieure de Commerce) où il boucle sa Licence en commerce international en moins de deux. Il intègre ensuite l'IHEC de Carthage pour un master en ingénierie financière, ce qui lui permet de consolider sa base théorique en gestion d'entreprises. L'entrepreneur qui sommeillait en lui est alors sur le point d'émerger.
En 2012, il constitue une petite société d'importation et de distribution de porte-cartes en aluminium et de seaux à vin importés de France. L'affaire était mort-née, car le jeune entrepreneur ne pouvait pas savoir que ses fournisseurs n'étaient pas prêts à s'investir dans un marché aussi petit que la Tunisie et où la concurrence chinoise a déjà raflé tout le marché.

Une compote entre deux parties de Playstation
« J'ai toujours été attiré par l'agroalimentaire. Et là en mai 2014, m'est venue l'idée ! J'étais chez un ami qui vivait seul, on jouait à la PlayStation et là entre deux parties, j'ouvre son frigo pour grignoter un petit quelque chose mais comme tout frigo de « males célibataires trentenaires » il était vide, le désert, rien, à part quelques pots de compotes. J'en mange un premier puis un deuxième… », avant que son ami agacé l'arrête lui rappelant qu'il s'agit d'un produit importé qui coûte extrêmement cher.
Les deux compagnons se sont alors demandé si l'équivalent tunisien existait.« A ce moment-là, mon ami, Kais, qui savait que mon petit business de seaux à vin ne marchait plus m'a dit : Fais-le, toi ! ».
La lanterne n'a alors pas mis beaucoup de temps à s'allumer. « J'ai commencé à faire des petites recherches sur les recettes et le matériel industriel indispensable pour une telle entreprise. Quelques temps après mon business plan était prêt ! ».

Entre un business plan et la réalité, l'abysse !
Lancé dans la réalité de la libre entreprise, Ramzi Atallah patauge pendant une longue période. Il confie qu'il a dû se fixer une date butoir au-delà de laquelle il devait laisser tomber son projet, pour se chercher un travail comme les autres. Deux ans passèrent. Deux ans pendant lesquels il a dû mettre sa vie de côté pour se consacrer à ses recherches. « Mon plus gros problème c'était le coût du matériel nécessaire. J'étais très loin du compte ».
Dans les rayons des supermarchés, il y avait seulement une compote tunisienne ! Avec le temps, la marque a disparu des rayons, « je devais savoir ce qui était arrivé ! ».
Il essaye de contacter le fabriquant mais sans résultats. Il prend alors sa voiture et va directement à l'usine.
« J'ai toqué à la porte et c'est là que j'ai vu mon futur sous-traitant. On s'est vu plusieurs autres fois, nous avons beaucoup discuté. Lui il n'y croyait plus malgré le fait qu'il avait une usine toute équipée et alignée sur les normes internationales en la matière. Chose extrêmement importante car avec ce monsieur, tous les problèmes liés à la standardisation et au lourd investissement des machines passaient à la trappe ».
Les deux hommes négocient et se mettent d'accord. Le contrat est signé en mars 2017. « Un mois plus tard, je vendais ma première compote m'appuyant sur le réseau de distribution Anouar, basé au Cap Bon et détenteur de 15 magasins ».
Dès le début de l'aventure, le jeune homme confie qu'il a été aidé dans sa tâche par un ami proche, Hichem Bellamine, qui à la base est ingénieur agronome et qui est devenu son directeur logistique. « Sans lui, ça n'aurait pas avancé aussi rapidement ! C'est une personne en qui j'ai beaucoup confiance ! ».
« Nous avons donc avancé ensemble, superette par superette, jusqu'à arriver à Founa Shop, le premier supermarché en ligne tunisien. Ils ont un important réseau de clients auquel nous avons pu accéder rapidement car la confiance était là et le produit plaisait ».
En juillet 2017, M. Atallah signe avec MG (Magasin General) et successivement, avec Monoprix. « Au jour d'aujourd'hui, nous couvrons une centaine de magasins. Nous avons travaillé continuellement à mettre en place un excellent rapport avec les chefs de rayons. Et puis nous sommes actuellement en discussions avec Carrefour et Aziza ! ».

Fruitéa : une compote 100% naturelle sans colorants, ni conservateurs, ni arômes ajoutés
« Lorsqu'on lance un produit dans une grande enseigne, le plus important c'est la troisième commande ! La première c'est quand pour la première fois le produit est exposé, bien entendu. La deuxième, suivra car les gens sont encore dans la phase d'essai mais la troisième, représente la preuve qu'on a fidélisé un minimum de personnes ! Des gens qui ont essayé et qui ont aimé ! » dit-il sur de lui.
Ce que Fruitéa propose c'est une compote 100% naturelle sans colorants, ni conservateurs, ni arômes mais aussi dépourvue de sucre. Et puis vraisemblablement c'est la seule marque de compotes au monde à proposer le mélange pommes-dates.
Pour le packaging, Ramzi explique qu'il n'a pas eu besoins de créateurs. « Je l'ai fait avec un ami. Nous avons téléchargé Photoshop et Illustrator et nous avons commencé à travailler ! Ça nous a coûté 4 pizzas en tout ! ».
Aujourd'hui, les compotes Fruitéa sont visibles dans la majeure partie des grandes surfaces de Tunis à Sfax en passant par le Cap Bon et Sousse. Elles coûtent en moyenne 1,9 dinar par confection de deux pots. Pas grand chose, si l'on regarde le prix de la concurrence ! Et puis la marque se pose aujourd'hui comme l'alternative « healthy » du rayon frais Un dessert fruité naturel qu'on pourra déguster quel que soit notre âge.
Pour Ramzi Atallah, le maître-mot de cette réussite a été la patience mais aussi l'efficacité dans l'action et un entourage fait de bonnes personnes.

Tout au long de l'interview Ramzi Atallah, a usé d'un langage simple et clair, ce qui en dit long sur sa personnalité. Il aussi souligné le fait que l'Etat se doit de faciliter la tâche aux jeunes entrepreneurs en proposant une exonération fiscale pour les premières années d'activité au même titre que les industriels. « Ceci pourrait me permettre entre autre chose de me focaliser sur l'internationalisation de mon produit », a-t-il dit.


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