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Le «Néo Nidaâ» se met en selle
Publié dans Le Temps le 13 - 05 - 2016

Le Mouvement du Projet Tunisie (Harakat Machrou Tounes), la nouvelle formation politique lancée en mars dernier par l'ex-secrétaire général de Nidaâ Tounes Mohsen Marzouk, a annoncé dans un communiqué rendu public mercredi soir avoir obtenu son visa légal.
Le parti s'est cependant abstenu de féliciter ses militants à cette occasion en raison de «la lâche attaque terroriste ayant fait des martyrs parmi les agents de la Garde nationale à Tataouine ».
Il a aussi appelé, dans son communiqué, les autorités à «assumer leurs responsabilités dans le domaine de la lute contre le terrorisme en dotant les unités de l'armée et de la sécurité nationales des équipements nécessaires en vue d'en développer les capacités dans cette guerre continue et de longue haleine».
La création du Mouvement du Projet Tunisie a été officiellement annoncée lors d'un meeting organisé à la Coupole d'El-Menzah, à Tunis, le 20 mars 2016. Ce parti, né d'une scission de Nidaâ Tounes sur fond d'une guerre de leadership entre Mohsen Marzouk et Hafedh Caïd Essebsi, rassemble notamment des députés démissionnaires de Nidaâ Tounes, des personnalités issues de la famille destourienne et des indépendants.
La nouvelle formation est souvent qualifiée de «Néo-Nidâa Tounes» tant il est vrai qu'elle se fixe pour objectif de rompre avec les errements et les faux pas du parti qui a remporté les élections législatives et présidentielle de 2014 en capitalisant sur le rejet épidermique du projet sociétal du mouvement Ennahdha par une bonne partie des Tunisiens.
A en croire le dernier baromètre politique du cabinet de sondage Emrhod Consulting, le Mouvement du Projet Tunisie et son fondateur semblent déjà avoir tiré profit d'un certain désenchantement d'une partie des électeurs qui se sont sentis trahis en raison de la participation des islamistes d'Ennahdha à la coalition gouvernementale.
Ce parti arrive en troisième position dans les intentions de vote pour les prochaines législatives avec 9,7%, derrière Nidaâ Tounes (28,6%) et le mouvement Ennahdha (17,1%) mais devant le Front Populaire (8,9%).
Mieux encore, Mohsen Marzouk arrive, selon ce même sondage d'opinion, au deuxième rang dans les intentions de vote pour la présidentielle, avec 11,4%, juste derrière l'actuel président Béji Caïd Essebsi (12,5%).
Mais selon plusieurs observateurs avertis, Mohsen Marzouk et son parti souffrent de plusieurs handicaps qui pourraient contrarier leurs ambitions de jouer les premiers rôles. Selon ses détracteurs et même ses proches collaborateurs, Mohsen Marzouk, qui dénonce aujourd'hui haut et fort la trahison de la promesse de barrer la route à un retour d'Ennahdha au pouvoir faites aux 1,7 million d'électeurs ayant accordé leurs voix à Béji Caïd Essebsi en décembre 2014, est lui-même «l'un des architectes de l'alliance contre-nature entre Nidaâ Tounes et le mouvement islamiste».
Dans un entretien accordé fin janvier dernier à Mosaïque FM, l'ancien dirigeant de l'Union Générale des Etudiants de Tunisie (UGET) a d'ailleurs affirmé qu'il pourrait gouverner avec Ennahdha à l'issue des prochaines élections, provoquant une volée de bois vert au sein de son parti naissant.
«Mohsen Marzouk a déclaré qu'il accepte de gouverner avec Ennahdha si les résultats des élections seront les mêmes que ceux de 2014. Du coup, plusieurs adhérents au nouveau projet ont considéré que cette position nous ramène à celle de Nidâa Tounes, et qui a été rejetée par les électeurs et par la majorité de l'opinion publique nationale», avait alors réagi Tahar Ben Hassine, qui se présente comme étant l'un des «bailleurs de fonds » de la nouvelle formation en cours de constitution par les dissidents de Nidaâ Tounes.
Sur un autre plan, Mohsen Marzouk pourrait avoir beaucoup de mal à maintenir l'unité et la cohésion de son parti jusqu'aux prochaines élections présidentielle et législatives.
Des démissions ont été déjà annoncées avec fracas de ce parti. Les membres démissionnaires, en l'occurrence l'ex-ministre chargé des relations avec la Chambre des députés Lazhar Akremi, la députée Fatma Mseddi et le membre du comité national de préparation du congrès constitutif Adnane Belhaj Amor ont tous dénoncé «le manque de démocratie interne au sein du parti ainsi que des pratiques de copinage ».


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