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Tunisie - La BCT : Acteur principal de l'œuvre de développement
Publié dans Investir En Tunisie le 06 - 01 - 2009

La Tunisie a célébré, en 2008, le cinquantième anniversaire de la Banque Centrale de Tunisie ( BCT), fondée le 3 novembre 1958.
Depuis cette date qui coïncide également avec l'instauration d'une monnaie nationale, le dinar tunisien, de son décrochage du franc français (30 décembre 1958), et de l'adhésion de la Tunisie au Fonds monétaire international (FMI) (14 avril 1958), la BCT n'a cessé de s'adapter aux mutations tant nationales qu'internationales.
En 2006, les statuts de la BCT ont ainsi été réexaminés et celle-ci s'est vue investie d'une nouvelle responsabilité consistant à stabiliser les prix et à limiter l'inflation, pour être dotée, en l'occurrence, d'une des principales attributions des banques centrales modernes.
Au plan international et suite à la crise financière qui sévit depuis l'été 2008, un centre de recherche et d'études financières et monétaires a été créé le 7 novembre 2008.
Piloté par la BCT, il est chargé du suivi des développements internationaux, de la réalisation d'études et de recherches prospectives requises à leur sujet, d'analyser leur impact sur l'économie nationale et de présenter les suggestions qui s'imposent.
Principales missions de la BCT
La mission initiale assignée à cette institution était d'assurer la stabilité de l'économie, par l'adoption d'une politique monétaire adaptée aux besoins et aux réalités socio-économiques du pays.
Elle a été également chargée de contrôler la circulation monétaire, de régir les activités des établissements de crédit, de veiller au bon fonctionnement des systèmes de paiement et d'émettre les billets de banque et pièces de monnaie métalliques.
La BCT a, en outre, la garde et la gestion des réserves en or et en devises du pays, notamment par l'adoption de normes prudentielles depuis 1961 pour le contrôle des devises.
Le but est de contrecarrer tout abus en matière de transfert de fonds ou de change, d'assurer au pays des réserves en devises suffisantes pour le financement de ses transactions extérieures et de ses besoins en importations.
Choisissant de se décrocher du franc français, la BCT a choisi d'arrimer le dinar tunisien à une corbeille de monnaies étrangères fortes (ex : livre sterling, dollar US, franc belge, Euro etc.) en cours sur le marché financier mondial, offrant au dinar la souplesse et la démarcation nécessaire d'un non-alignement à une unique monnaie étrangère.
La BCT a également pour mission de gérer l'endettement extérieur du pays. Ayant une épargne nationale faible, des capitaux modestes, la Tunisie a souvent eu recours à l'emprunt dans le cadre d'accords bilatéraux ou multilatéraux (prêt et dons) pour financer ses projets d'infrastructure et de développement.
Misant principalement sur ses ressources humaines, la Tunisie a, pour mémoire et à titre illustratif, obtenu son premier prêt de la Banque mondiale en 1962 (5 millions de dollars US) dans le domaine de l'éducation et de la valorisation des ressources humaines.
La Tunisie qui jouit d'une solide réputation de solvabilité, est l'un des rares pays en voie de développement à n'avoir jamais recouru au rééchelonnement de la dette.
Une rigueur budgétaire initiée par la BCT qui a valu à la Tunisie d'être classée par le rapport 2009, du forum de Davos, au rang de 2ème pays au monde en matière de gestion des dépenses publiques.
Les étapes phares de développement de la BCT
Durant la décennie 1960-1967, la BCT a accompagné la politique socialiste et dirigiste du gouvernement tunisien de l'époque, qui s'est illustrée par la collectivisation des terres et la planification sous forme de plans directeurs quinquennaux et décennaux.
Il a également été question de la mise en œuvre de grands projets d'infrastructures de base (routes, barrages, centrales électriques) et de projets industriels structurants concernant l'industrie lourde et légère, l'agriculture intensive et céréalière et l'exploitation minière dans les différentes régions du pays, dans le cadre d'une politique économique centralisée, privilégiant la spécialisation par région.
La décennie 1970-1980 s'est caractérisée par la réhabilitation du secteur privé. Cette libéralisation économique a permis l'émergence d'une industrie de substitution, et le renflouement des caisses de l'Etat grâce à l'effet conjugué de la hausse des prix du pétrole et du prix du phosphate, à quoi s'ajoute une pluviométrie favorable à l'agriculture, principal moteur de la croissance et secteur prépondérant dans l'économie de l'époque.
La période 1980-1987 a, quant à elle, été marquée par une instabilité politique et des choix macro-économiques et socio-économiques non étudiés.
La morosité s'est accentuée par le recul de l'investissement et de l'épargne, l'effondrement du prix du pétrole et une fluctuation du dollar, qui a augmenté le déficit de la balance des paiements et l'endettement du pays, obligeant au final la BCT a dévalué le dinar.
L'avènement du Changement, le 7 novembre 1987, allait renforcer le rôle de la BCT.
A ce titre l'année 1992, initiera la décision de la convertibilité courante du Dinar, préludant ainsi la future convertibilité totale du dinar.
L'année 2004 fera office de date charnière, avec la consécration pour la première fois dans un programme présidentiel (2004-2009), d'un chapitre entier à la politique monétaire du pays, spécifiée dans le point 7 du programme présidentiel.
Dynamisation du secteur financier
Le président Zine El Abidine Ben Ali a préconisé dans son programme présidentiel «pour la Tunisie de Demain» (2004-2009) une série de mesures instituant un système bancaire et financier moderne, notamment par la mise à niveau du système bancaire tunisien en vue de hisser la qualité des services bancaires aux standards internationaux, d'en assurer l'interopérabilité avec les institutions bancaires étrangères.
Parmi les mesures instituées, la mise à disposition, prochainement, d'une carte de paiement pour chaque compte postal ou bancaire, outre l'institution d'une carte de paiement spéciale pour l'allocation de voyage à l'étranger.
Autre mesure, l'encouragement de l'entreprise tunisienne à investir à l'étranger, par la majoration par exemple de 50% du montant des investissements pouvant être effectués par les entreprises tunisiennes à l'étranger.
Les opportunités offertes à l'entreprise tunisienne pour la mobilisation de ressources financières en devises ont été consolidées, outre le doublement pour les particuliers de l'allocation touristique qui passe de mille à deux mille dinars.
Il a également été procédé à la hausse des plafonds autorisés pour le transfert au titre des études et des soins à l'étranger, en plus de l'autorisation d'ouverture de bureaux de change.
Des normes prudentielles et des choix monétaires rigoureux qui ont permis à la Tunisie de ne pas être affectée par la crise et d'être recommandée par le magazine britannique «Sunday Times» parmi les six premiers pays de par le monde où il est conseillé d'investir dans l'actuel contexte de crise financière internationale.
Dernière réalisation de la BCT en date, l'inauguration le 1er décembre 2008, par le président Ben Ali, d'un musée de la monnaie d'une superficie de 600 m⊃2; dans lequel sont retracés 25 siècles d'histoire de la monnaie, de l'ère punique à la période contemporaine.


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