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Souvenirs, souvenirs | Chaker Khénissi (ex-handballeur international de l'EST) : «L'amour de l'EST coule dans mes veines»
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 03 - 2020

Chaker Khénissi, c'est le «qui s'y frotte s'y pique» par excellence. Humainement, d'abord, car il est de ceux qui ne se départissent presque jamais de ce sourire moqueur et de cette avalanche de plaisanteries qui ont fait sa popularité. Sportivement, ensuite, car dès que quelqu'un tire sur l'EST, Chaker sort vite l'artillerie lourde! «C'est que, précise-t-il, je suis "sang et or" de naissance, d'autant plus que j'ai vécu dans une famille où mes parents et mes frères Zouheir et Mounir étaient des Espérantistes de pure souche. Non, je ne pouvais pas aimer un autre club».
Ayant grandi dans le quartier de Montfleury qui pullulait, à l'époque, de futurs grands handballeurs, Chaker devait inévitablement y transiter, en optant, à 15 ans, pour l'équipe locale, le WAM. C'est là que le petit gaucher tape dans l'œil du célèbre entraîneur et éducateur Abderrahman Hammou qui s'occupera de lui. «Je n'oublierai jamais, reconnaît-il, le mérite de ce grand monsieur qui m'a appris les rudiments du handball sur des bases solides. Sans lui, j'aurais peut-être embrassé une carrière de footballeur pour laquelle j'étais, au départ, prédestiné. Finalement, je n'ai pas regretté. Oui, il ne le regrettera jamais et vous verrez pourquoi.
Le globe-trotter
En effet, après avoir fait ses premières dents de lait avec le hand au sein des catégories des jeunes du WAM, tout en projetant de réaliser son rêve d'atterrir un jour dans la très luxueuse cour de l'EST, Chaker succomba subitement à la sirène de l'émigration, lorsque le club libyen d'Al Ahly lui proposa un pont d'or, après avoir eu vent de ses prouesses à répétition. Le voilà à Tripoli où il déposera ses valises pour une année au cours de laquelle il conduira son équipe au premier doublé de son histoire. Suffisant pour attirer les convoitises des équipes du Golfe, dont Nadi Al Wehda d'Arabie Saoudite qui y tenait mordicus. Son bail durera quatre ans dans les lieux saints. Passionné d'aventures, le «Globe-trotter de Montfleury» persistera et signera, en passant, pour deux ans encore, au Qatar pour faire les beaux jours de Nadi Al Wakra. Et… l'Espérance Sportive de Tunis? «Croyez-moi, lâche-t-il, tous les honneurs du podium que j'ai eus en Libye, en Arabie Saoudite et au Qatar ne m'ont guère comblé. Tout simplement parce que j'étais persuadé que tant que je n'endosserai pas le maillot si cher de mon club de toujours, en l'occurrence l'EST, tant que cela me restera au travers de la gorge. Un goût d'inachevé, quoi».
Conte de fées avec l'EST
L'été 1981, rentrant à Tunis pour passer ses vacances, Chaker est approché par les dirigeants du club de Bab Souika. Un premier contact suivi de courtes négociations et le tour est joué. Il est désormais une recrue «sang et or». «Je n'ai pas, se remémore-t-il, hésité une seconde pour accepter l'offre, car porter le maillot de ce club est, pour moi, un immense bonheur, voire un devoir sacré». Du coup, Chaker se retrouve parmi les monstres sacrés de la majestueuse EST d'antan, à l'époque des maîtres du parquet Sbabti, Besbès, Lassoued, Achour, Yagouta, Glenza et autres Hafsi, Tabbiche, Khiari, Ben Safta et son frangin Zouheïr Khénissi. L'épopée tiendra la route pendant quatre bonnes saisons agrémentées de quatre doublés. «J'ai eu, souligne-t-il, une chance inouïe de côtoyer ces géants du handball avec lesquels il n'est pas donné à quiconque de s'imposer. Je l'ai fait, et c'est tout à mon honneur. A l'époque, nous formions un bloc uni et jouions pour gagner. Dans la joie, la solidarité et avec l'amour des couleurs. Un luxe que tout le monde nous enviait».
C'est aussi grâce à son passage à l'EST que Chaker a pu défoncer les portes de la sélection des séniors alors dirigée par feu Saïd Amara. Mais, c'est plutôt avec les sélections alors des jeunes qu'il avait savouré les délices des sacres, particulièrement avec celles des cadets et des juniors. Le tout couronné par une superbe prestation au Mondial 1979 en Suède. Et comme tout a une fin, Chaker préfère, contre toute attente, raccrocher à l'âge de 30 ans. Lassitude? Aveu d'abandon ? «Non, précise-t-il, ni ceci ni cela. J'ai décidé de me retirer, à force de contracter les blessures. Et puis, j'ai tout gagné, Dieu merci». N'empêche qu'il ne s'éloignera pas définitivement des arènes sportives, puisqu'il est nommé à la tête de la section volley du club qui était menacée de disparition. Curieuse reconversion d'un handballeur. Mais, qu'à cella ne tienne. Car Chaker, qui redoutait pourtant un cadeau empoisonné, parviendra, mine de rien, à relever le défi. Et cela, en s'empressant, tout d'abord, d'opérer des recrutements ciblés (Chokri Bouzidi, Zakaria Chikhaoui, Friday Abacy). Moisson précoce : un doublé dès la première saison de redressement. S'ensuivront, pendant trois belles saisons, six titres, dont une Coupe africaine et une Coupe arabe. Mission accomplie ? «Oui, répond-il. En 2007, Chaker rebondit dans l'inévitable EST, mais, cette fois, à la section handball où Hamdi Meddeb le charge de l'équipe sénior. Là aussi, il confirmera, pour la énième fois, son étiquette de «dévoreur de trophées», avec, au compteur : un premier titre de champion dès la première saison (après 4 ans de vaches maigres) six autres titres de champion, un doublé, une Coupe arabe, trois Coupes africaines et deux Supercoupes d'Afrique.
Aujourd'hui, à 63 ans, le père de Mhamed, Asma et Aïcha, en banquier retraité, reste encore étonnamment scotché au handball.
Et si… l'EST refaisait appel à lui? «Pour le moment, rétorque-t-il avec son éternel sourire, je suis bien là où je suis. J'ai longtemps servi l'EST avec dévouement, abnégation et beaucoup de sacrifices. Mais je n'ai pas à m'inquiéter pour elle, car elle est déjà entre de bonnes mains».
Mohsen ZRIBI


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