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Une histoire d'amour et d'amitié
«l'orientalisme classique aux couleurs contemporaines» à l'espace Sophonisbe
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 10 - 2015

Contes, légendes, nature, animaux, portraits..., la gestuelle de nos deux peintres séduit le regard et nous entraîne au cœur de la Chine profonde.
Les deux peintres chinois, Wang Hui et Zhao Jun, nous présentent des toiles originales peu connues du public tunisien sous le titre «l'orientalisme classique aux couleurs contemporaines» en nous faisant découvrir non seulement un univers mais aussi une technique picturale et des matériaux peu utilisés, voire méconnus par nos plasticiens. Ces deux peintres, hôtes et ambassadeurs de la culture chinoise, peignent avec de l'encre de Chine souvent dégradée et mouillée. Ce qui confère à chaque toile une grande fluidité et, de ce fait, l'anime. quant aux pinceaux, ils sont constitués d'un support en bambou et poils de loup et de mouton.
Le jeune peintre Wang Hui puise sa création dans dame nature. Montagnes, cascades, arbres sont minutieusement représentés et réalisés grâce à de l'encre de Chine tantôt brute, tantôt coupée, donnant naissance à un bel effet de dégradé. A l'affût du moindre détail, ce peintre nous invite à voyager au gré de paysages contemporains, avec une prédilection pour la nature. En symbiose avec la terre, la rivière et la montagne, Wang Hui affirme : «En Chine, on cherche à vivre en harmonie avec la nature». C'est là que s'isolent les sages, pour fuir le brouhaha de la ville. «Et c'est là-bas qu'ils peuvent réfléchir dans le calme et la sérénité». C'est tout simplement, l'harmonité de l'homme avec le cosmos, essence même de la philosophie chinoise.
Chaque tableau est gratifié du sceau de son créateur. Une sorte de pinçon. Même le papier a sa valeur. Il fait partie de l'œuvre. Wang Hui a choisi le grand rouleau. Le jeune peintre n'illustre pas seulement la nature, son pinceau s'évade et prend des couleurs vives tout en reproduisant des animaux et des portraits d‘hommes et de femmes. Des scènes du quotidien se succèdent. Les animaux représentés ne sont pas choisis au hasard. Le coq, par exemple, symbolise le bonheur et la chance. Le prunier représente la renaissance et la force. Une série de peintures capte le regard. L'encre habille les tableaux de couleurs chatoyantes. Le pinceau de Wang Hui se hasarde dans les us et coutumes d'une «minorité ethnique» qui vit retirée dans les contrées lointaines et dont les scènes de vie dégagent une grande gaieté et la joie de vivre. Les femmes sont de toute beauté. Jaune, rouge, bleu, couleurs de leurs habits, forment un bel arc-en-ciel. L'œuvre de cet artiste se représente en rythmes, en souffles et en mouvements. C'est un art de vivre plus qu'un simple travail esthétique.
Zhao Jun, quant à lui, il a choisi de balader son pinceau dans les traditions chinoises. Il va loin à la pensée traditionnelle. Professeur d'art oriental à l'université de Nankai, ce grand peintre raconte la vie du poète, du religieux, du sage et reproduit, à travers de grandes scènes, des légendes chinoises. Un charme artistique, porteur d'un sens qui tend vers l'infini. A cheval sur les détails, Zhao Jun est célèbre pour sa rapidité d'exécution. Lorsqu'il commence une toile, il la finit d'une traite à un rythme fou et parfois cela lui prend à peine quarante minutes. Il ne néglige aucun détail, aucune expression des plus subtiles, aucune ride ni ridule. Ses œuvres chantent, dansent. Elles sont poésie. Elles sont parlantes et leurs mots sont des voyages dans les histoires anciennes de la Chine. Il peint les contes chinois transmis de génération en génération. Son pinceau est alerte et ses touches sont précises. Aucun faux pas. L'harmonie règne en maître absolu. Ses couleurs pastel sont apaisantes et font montre d'une grande sérénité, voire d'une grande maturité du geste. Il vit ses peintures. Ainsi, il rend hommage à un poète célèbre dont il fait le portrait. La plume légère, voire aérienne survole les traditions chinoises et donne une âme à chacun de ses personnages. La légende dit qu'il existait huit immortels chacun à son talent et l'artiste les pérennise en suivant les fluctuations de son imaginaire. Ces personnages reprennent vie. Ainsi Zhao Jun fait montre d'une belle dextérité. Des touches mobiles et gracieuses confèrent à ses œuvres une subtile élégance. Sa peinture cherche à exprimer l'âme et le mouvement interne de ses personnages.
Zhao Jun établit un lien direct entre l'univers, la peinture et l'homme. Sa touche tend vers l'Infini. Entre tradition et vie contemporaine, les deux artistes-peintres nous ont fait découvrir la chine profonde bercée par des légendes et où même une simple rivière qui coule raconte une histoire.
Contes, légendes, nature, animaux, portraits..., la gestuelle de nos deux peintre séduit le regard et nous entraîne au cœur de la Chine profonde.
«L'orientalisme classique aux couleurs contemporaines» est une exposition qui concrétise les rapports d'amitié entre la Tunisie et La chine, une exposition inaugurée par la ministre de la culture Latifa Lakhdar, et son excellence, l'ambassadeur de Chine. Les deux peintres ont, d'ailleurs, été reçus par notre ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine et ils ne sont pas venus les mains vides, ils ont offerts à la Tunisie deux de leurs meilleures œuvres. Les deux artistes s'apprêtent également à donner une conférence à l'Ecole supérieure des sciences et technologie du design et, par la même, à réaliser une séance de work shop. La Chine souhaite même prendre contact avec des universitaires de l'Ecole des beaux-Arts, ainsi que des étudiants pour procéder à des échanges entre les deux pays.


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