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Une pédagogie multidisciplinaire pour la lutte contre le chômage
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 02 - 2016

De plus en plus de voix s'élèvent aujourd'hui pour dénoncer l'incapacité du gouvernement tunisien à tenir ses promesses, principalement en matière de lutte contre le chômage. La révolution tunisienne a souvent été présentée comme une revendication pour le droit au travail, certes, mais est-ce une raison pour que les acteurs politiques développent autour de cette problématique, ô combien légitime, un discours déraisonnable axé sur une surenchère complètement déconnectée de la réalité des choses? L'exagération en politique peut assurément faire gagner des élections, mais dans une période de transition, comme celle que nous vivons actuellement, un décalage flagrant entre les slogans et les actions risque de mettre, profondément, à mal notre rêve de bâtir un édifice démocratique solide.
L'ensemble des acteurs est amené à faire montre d'un sens aigu de responsabilité. Qu'ils se situent dans le gouvernement ou dans l'opposition, les politiciens tunisiens semblent incapables de rendre compte de la complexité des interactions régissant la question du chômage.
1 - Aspects méthodologiques
Face aux complications successives et cumulatives que connaît la Tunisie depuis longtemps, le discernement nous contraint à la pondération. Notre défi actuel ne consiste pas tant en la résolution de nombre de problèmes aussi urgents qu'incontournables, mais en l'élaboration d'une mécanique analytique rigoureuse capable d'offrir sans cesse des solutions à des problèmes en perpétuel renouvellement. Faute de quoi, nous nous acheminerons vers un tâtonnement méthodologique où la résolution d'une problématique particulière se traduira inexorablement par l'aggravation d'une autre. Un effort préalable d'harmonisation méthodologique s'impose.
Pour répondre à notre objectif, dégager les spécificités des acteurs sociaux et décrire les relations qui les caractérisent nous semble être un préalable incontournable. Il s'agit donc d'établir brièvement le profil ‘'socioprofessionnel'' des différentes catégories impliquées dans la problématique de l'emploi et d'identifier les interactions possibles que chacune de ces catégories peut entretenir avec les autres. Ainsi, l'émergence d'une première cartographie retraçant les relations d'interdépendance, même rudimentaire, stimulera l'élaboration de propositions concrètes, justes et viables.
Dans le domaine social, les différentes solutions proposées, aussi inventives soient-elles, demeurent partielles, voire dangereuses, tant qu'elles ne s'inscrivent pas dans une dynamique auto-entretenue. Si jadis pareille dynamique a été instaurée sur la base d'une mobilisation excessive des attributs régaliens de l'Etat, désormais le besoin de renforcer l'Etat des libertés dicte un changement radical des mécanismes d'équilibres sociaux. Ces derniers sont amenés à moins transiter par les organes de l'Etat et à s'appuyer davantage sur une régulation consensuelle. L'aboutissement logique de notre démarche exige de repenser le rôle de l'Etat et de redéfinir ses prérogatives en envisageant, notamment, la possibilité qu'il délègue une part de ses compétences aux acteurs de la société civile.
Les idées que nous développons dans ce qui suit partent du principe que l'Etat moderne, du fait des fonctions qui sont les siennes, ne peut prétendre répondre à l'ensemble des revendications sociales. La société civile est censée assumer une responsabilité grandissante dans la lutte contre le chômage. Ses acteurs sont multiples.
2 - Vers un nouveau contrat de citoyenneté
La population tunisienne, comme toutes celles ayant longtemps vécu sous une dictature, a pris l'habitude de concevoir l'Etat d'une façon ‘'fantasmagorique'', en lui attribuant des pouvoirs illimités. Il doit ainsi agir pour répondre à toute sorte de revendications sociales et économiques. Conséquence logique de cette vision : nous assistons à la mise en place d'une responsabilisation accrue des institutions de l'Etat parallèlement à une déresponsabilisation croissante des individus. Cette ‘'infantilisation'' transforme les citoyens en êtres sociaux capricieux, exigeants, insatisfaits, attentistes et incapables de se prendre en charge. La capacité d'initiative des individus se rétrécit en contrepartie de l'hypertrophie des attributs de l'Etat rendant ainsi efficace le recours à la violence comme mode de gestion politique et sociale.
Ce cercle vicieux est amené à se renforcer avec la métamorphose des modes de reconnaissance individuels de plus en plus portés vers une logique de différentiation. En effet, avec l'accroissement de l'individualisation, les réponses uniformes et traditionnelles apportées par l'Etat paraissent insuffisantes pour satisfaire le plus grand nombre. En exigeant des solutions personnalisées, les citoyens expriment un besoin de distinction. De cette façon, ils remettent constamment en question la pertinence des interventions de l'Etat dans lesquelles la logique d'efficacité conduit à des décisions standardisées. Ce phénomène est universel. Les pays démocratiques comptent y remédier par l'invention de nouveaux modes de gouvernance, prévoyant l'effritement du monopole décisionnel de l'Etat. La fonction principale de ce dernier serait désormais la coordination, l'animation et l'accompagnement des acteurs sociaux dans leur cheminement vers des consensus soutenables.
3 - Le rôle de l'Etat : donner le cap et réguler le marché...
La relecture des différentes interventions de nos gouvernements successifs porte à croire que ceux-ci se complaisent dans cette posture paternaliste. Promettre vingt-trois mille créations d'emplois en l'espace d'une année en est la preuve irréfutable. Ces promesses aussi incongrues qu'irréalisables mettent en péril tout processus de responsabilisation des citoyens et empêchent l'invention de nouveaux rapports entre l'Etat et ces derniers.
Depuis longtemps, l'Etat tunisien s'est proposé de résoudre la question du chômage en créant sans cesse de nouveaux emplois publics. La démarche s'est révélée infructueuse. Non seulement elle n'a pas déclenché un effet multiplicateur mais elle a provoqué inflation et endettement. De plus, inciter les firmes ou les entreprises à recruter au-delà de leurs besoins provoque une fragmentation irrationnelle des tâches, une déresponsabilisation et un accroissement des coûts de coordination. Il en résulte, en outre, une disqualification de la main-d'œuvre et une dilapidation des expériences cumulées. L'efficacité des entreprises s'en trouve ainsi compromise et leur capacité d'embauche future restreinte. Le recrutement public n'est pas à l'abri, lui non plus, de cet étiolement, en ce sens que l'on ne peut s'empêcher de constater que la qualité des services administratifs est d'autant plus faible que le nombre de fonctionnaires est élevé. Les bilans chaotiques en matière de politiques d'emploi ne laissent point de place à la tergiversation: l'Etat ne doit plus s'occuper de l'emploi mais de l'employabilité. Cette différence est notable puisqu'elle nous permet la transition d'un Etat agentéconomique vers un Etat régulateur bienveillant.
4 - Une reconsidération nécessaire du rôle de la famille
La cellule familiale, en tant que première pierre de l'édifice social, intervient dans la problématique du travail. N'est-ce pas la famille qui a la charge d'inculquer à ses enfants la valeur travail et de les orienter pour mieux se positionner sur le marché du travail ? Malheureusement, les parents et la société en général persistent à entretenir une fausse idée selon laquelle, seules de longues études universitaires constituent un rempart contre le chômage. Nous assistons à une dévalorisation des métiers. Il est vrai que les salaires déplorables et les mauvaises conditions de travail découragent tout naturellement les jeunes qui souhaiteraient embrasser une carrière d'artisan. Cela s'explique en partie par l'adoption, au début des années 70, de la stratégie de la promotion des exportations dont la réussite exige la stagnation des coûts salariaux pour assurer aux produits tunisiens destinés à l'exportation une meilleure compétitivité-prix. Le phénomène de dévalorisation n'épargne pas non plus les diplômés universitaires. En effet, l'ancien régime a fait le choix de résoudre temporairement la problématique de l'emploi à travers la généralisation des études universitaires et le prolongement de leur durée. Les conséquences de cette politique se sont révélées totalement contre-productives. Elle a notamment conduit à la dilapidation des ressources, à la dévalorisation des diplômes universitaires et à l'aggravation du problème du chômage. Chaque année, des milliers de jeunes sont injectés sur le marché du travail; ils sont exigeants car titulaires d'un diplôme universitaire mais dépourvus de compétences opérationnelles adaptées aux besoins économiques du marché. La famille contribue d'une certaine façon à entretenir cette désillusion en instaurant une culture de culpabilisation et de mépris à l'égard de celui qui n'a pas eu la chance de finir ses études. La persistance de comportements aussi irrationnels nous pousse à réinterroger certaines composantes de notre identité collective et à les repenser à la lumière des exigences du développement. Nos ‘'défaillances'' sont tellement enracinées que le simple fait de les soulever constituerait une offense à notre ego surdimensionné et susciterait les critiques les plus virulentes. On peut comprendre, à cet égard, l'attitude des politiciens lorsqu'ils évitent d'aborder ces questions épineuses. Ce rôle incombe aux sociologues, psychologues et autres spécialistes des sciences humaines. Nul n'est aussi mieux placé qu'eux pour déchirer le mol édredon de l'autosuffisance qui, à force d'être instrumentalisé politiquement, a fini par nous étouffer.
Notons enfin que l'absence d'artisans et le manque de compétences ne sont pas tenables. A un moment donné, il nous faudra même envisager de recourir à une main-d'œuvre étrangère.
5 - Du passage d'un syndicalisme revendicatif à un syndicalisme participatif
Le rôle premier des syndicats consiste à créer une solidarité entre les ouvriers pour faire valoir leurs intérêts vis-à-vis d'un patronat généralement plus organisé. Leurs missions se sont toutefois élargies au gré des modifications induites par le capitalisme. Ainsi, d'un pouvoir de négociation exclusif, les syndicats sont en passe de devenir un régulateur incontournable du marché du travail. Au-delà de la logique de confrontation, les syndicats sont amenés à formuler des propositions portant sur la dynamique de création de la richesse et des modalités de sa redistribution. Cette restructuration suppose le passage d'un syndicalisme exclusivement revendicatif à un syndicalisme participatif. Cette évolution trouve son illustration la plus élaborée dans le cas de l'Allemagne où les syndicats gèrent un centre de recherche qui publie constamment des études scientifiques sur les questions socioéconomiques. Les études ainsi proposées ne répondent pas exclusivement à une logique de ‘'classes'' mais cherchent à analyser l'impact de l'organisation du travail et de la situation des travailleurs sur la compétitivité de l'entreprise. Les syndicats allemands intègrent plus aisément l'intérêt de l'entreprise dans leurs analyses que leurs homologues français encore sous l'emprise d'une vision idéologique, somme toute traditionnelle, opposant ‘'les prolétaires'' aux ‘'capitalistes''. Ainsi, lorsque les salariés allemands considèrent la flexibilité comme indispensable, ils établissent un lien entre la compétitivité de leur pays, la rentabilité de leur entreprise et la préservation de leur emploi. A l'inverse, en France, et parce que les syndicats sont fortement politisés et qu'ils ne conçoivent pas l'intérêt du salarié en dehors de son opposition avec les intérêts du patronat, la flexibilité est systématiquement diabolisée, car elle porte atteinte aux acquis sociaux. Objectivement, les syndicats français se soucient peu de la compétitivité de leurs entreprises et encore moins de la compétitivité de leur pays.
Afin de ne pas jeter l'opprobre sur le syndicalisme à la ‘'française'', nous tenons à affirmer que la logique de confrontation prévaut également dans la manière dont les chefs d'entreprise perçoivent les salariés.
6 - La responsabilité sociale des entreprises
Les entreprises représentent le moteur de la dynamique économique et jouent un rôle primordial dans la lutte contre le chômage. Toutefois, la capacité des entreprises à absorber le surplus des travailleurs dépend de plusieurs facteurs. Paradoxalement, il est parfois plus rentable pour une entreprise de se positionner sur une trajectoire peu efficiente. En effet, force est de constater que les entreprises tunisiennes privilégient souvent les activités intensives en main-d'œuvre, non ou peu qualifiées. Elles éprouvent donc des réticences à l'idée d'investir dans des domaines nécessitant une main-d'œuvre qualifiée même si ces derniers génèrent une plus forte valeur ajoutée. Les raisons en sont multiples. Il y a d'abord la prédominance d'entreprises familiales dans le tissu industriel, elles sont généralement moins exposées au risque. Il y a aussi l'idée que le salarié tunisien est très compliqué à gérer, d'autant plus compliqué qu'il bénéficie d'un capital cognitif élevé. L'enfermement dans un horizon immédiat empêche aussi les entreprises de s'approprier de nouvelles technologies qui, souvent, se révèlent être moins rentables sur le court terme. Cette situation constitue un piège de sous-développement. En profitant exagérément des avantages actuels basés sur les faibles coûts salariaux, on réduit les possibilités de s'inventer de nouvelles dynamiques de développement plus propices à l'accumulation du capital et à la création d'emplois. L'adoption de nouvelles technologies est une condition sine qua non de la restructuration de notre économie. L'avantage coût dont bénéficient actuellement les entreprises tunisiennes nous empêche d'évoluer vers une économie de connaissances, seule apte à rentabiliser la scolarisation de nos jeunes diplômés. Notons, à cet effet, que sous l'ancien régime, les firmes s'abstenaient volontairement d'investir pour se prémunir contre les spoliations répétitives dont elles faisaient l'objet. Actuellement, avec la disparition de ce risque, l'environnement politique paraît plus propice à l'investissement, même si la situation sécuritaire continue de peser négativement. De même, il est dans l'intérêt des entreprises de mettre en place des plans de carrières basés, entre autres, sur la capacité d'apprentissage des salariés. Ainsi, des formations actualisant leurs compétences pourraient être envisagées et proposées aux salariés. Leur coût serait supporté conjointement par l'entreprise, le salarié et l'Etat. Il va sans dire que la formation constitue en elle-même un marché susceptible d'absorber une part non négligeable des personnes qualifiées.
7- Le levier de la société civile...
Les associations présentent l'avantage d'être plus proches des préoccupations de la population que ne le sont les institutions de l'Etat. De par leurs spécificités, elles sont plus à même d'évaluer la faisabilité et l'efficacité de projets locaux de taille modeste. Elles peuvent accompagner les demandeurs d'emploi dans la construction de leur projet professionnel. Proposer des formations complémentaires aux jeunes, communiquer les informations nécessaires concernant les nouvelles opportunités, rapprocher l'offre de la demande de travail, faciliter les interactions entre professionnels, etc. Ces diverses contributions facilitent et améliorent l'efficacité des politiques publiques.
Au-delà des enjeux politiques que revêt cette question, et bien que nous soyons sensibles aux aspirations d'un peuple meurtri par des années de détresse et de privation, notre objectif dans cette présentation était d'analyser brièvement les implications de telles revendications sur le devenir du rapport entre Etat et société civile, et sur le fait que ce problème exige au moins une étude où s'imbriquent trois dimensions : la dimension politique, la dimension éducative et la dimension économique.
(* Docteur en sciences économiques et chercheur CERES, Tunis)
(** Docteur en sciences économiques et chercheur ETE, Université Evry, France)


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