Météo: Températures en légère hausse    Orange Tunisie, avec le soutien de la Fondation Orange, lance son appel à projets « FabLab Solidaire » pour l'année 2022    CAN 2021 – Gr C : Le Maroc et le Gabon dos à dos et passent    Bizerte-Coronavirus : Un mort et 900 nouvelles infections    Comité scientifique : pas de fermeture des établissements scolaires    CAN 2021 – Gr B : Un Zimbabwe éliminé vainqueur d'une Guinée qualifiée    Rapport : Les avantages fiscaux engendrent un manque à gagner à l'Etat de 18% des ressources fiscales    Monastir: 2 agents de la Protection civile blessés dans une explosion    Autos: Le marché mondial s'enfonce dans une crise sans précédant !    Proparco accorde une garantie de 5 millions d'euros pour soutenir les TPE et PME tunisiennes    Nouvelles mesures anti-Covid-19 pour les bars, cafés, salons de thé et restaurants    Ces activités ne sont pas concernées par le couvre-feu    Tunisie : Arrestation de plusieurs terroristes    Tunisie : ''Streams'' de Mehdi Hmili, au cinéma    L'épouse de Noureddine Bhiri porte plainte contre le gouverneur de Bizerte pour cette raison    Scandale dans un jardin d'enfants    Violences policières Des organisations nationales exigent des excuses officielles de Kaïs Saïed    Délits électoraux : des poursuites contre Moussi, Makhlouf, Abbou et Mourou    INPDP: La consultation nationale ne dévoile pas l'identité des répondants    France : Blanquer à Ibiza alors que sa gestion du Coronavirus fait jaser, ça fait tache    L'argent injecté dans les entreprises et établissements publics par l'Etat représentait 8,9% du PIB en 2020    Le bâtiment Kobbet Lahoua à la Marsa classé monument historique    Premier tête-à-tête entre Saied et Taboubi depuis plus de cinq mois : L'heure de l'unité a-t-elle sonné ?    Un astéroïde "potentiellement dangereux " passera prés de la terre mardi soir    La 18 éme édition HEC Challenge 2022 : L'innovation circulaire un vecteur de développement inclusif et durable    Saida Akremi: Noureddine Bhiri a été ciblé depuis le 25 juillet à cause des discours de Kais Saied    Le smartphone OPPO A55 est disponible en Tunisie, à 919 dinars    CONDOLEANCES : M. Xavier Labbé de la Genardière    EN : 3 nouveaux cas positifs au Coronavirus !!    Express    Ils ont dit    Aux éditions LALLA HADRIA : «En Tunisie» de Jellel Gasteli    Le Kef | Les montagnes acoustiques en septembre 2022 : La musique comme fer de lance    Vient de paraître | « Portraits de femmes » de Fatima Maaouia aux Editions Nirvana : Une poésie féminine    Tunisie : Paris dénonce fermement les violences policières contre des journalistes    Bientôt un "programme sport pour tous au sein des administrations tunisiennes"    Sommet de la Ligue arabe : Très mauvais pour Alger, pour le monde arabe    Coronavirus : Le PDG de Pfizer annonce une bonne nouvelle    Expo Dubai : 2e plainte contre le Cepex, cette fois Kais Saied devra taper    Eric Zemmour condamné à 10 000 € d'amende pour provocation à la haine    Le film 'STREAMS' de Mehdi Hmili projeté en Tunisie dès le 19 janvier (B.A. & Synopsis)    CAN 2021 | Groupe F, 2e journée – Tunisie-Mauritanie (4-0) : Une si belle réaction !    La Tunisienne Sonia Ben Ammar ''heureuse'' de représenter ses origines    JSK : On ne chôme pas...    NEWS | Sadok Selmi pour Cameroun-Cap Vert    Open d'Australie : Ons Jabeur déclare forfait    Maltraité, l'artiste Saja demande la récupération de ses tableaux du pavillon tunisien à l'Expo Dubai    Le combat d'un résistant septuagénaire palestinien écrasé par une voiture de police de l'occupant    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La patience a ses limites
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 11 - 2021

«SI les lois en vigueur ne permettent pas de mettre un terme à la spéculation, elles seront complétées par des décrets, car il est hors de question que le peuple ait faim ». Le message est clair : pour le Président de la République, les lois existantes ne sont pas capables de prévenir et de combattre le monopole sous toutes ses formes. L'Etat est ainsi appelé, par sa nature à s'opposer au pouvoir arbitraire, à ne pas être le reflet de ce que le citoyen endure partout et chaque jour dans ses besoins les plus élémentaires.
Le phénomène de la spéculation a pris, ces dernières années une ampleur telle qu'il devient plus qu'urgent de s'y pencher sérieusement et de faire face aux abus et aux débordements devenus au fil du temps incontrôlables. Ses principaux instigateurs ne reculent devant rien et défient toutes les règles et toutes les lois mises en place. La patience devient insoutenable, les choses ont pris une tournure inquiétante. Le Président de la République va jusqu'à alerter sur la disparition soudaine et coupable de beaucoup de produits du marché, « à l'instar du fer et des médicaments », et ils sont dans les dépôts de « ces criminels qui veulent créer des crises pour en tirer profit.»
On a beau s'inscrire dans une politique de vigilance et de prévoyance, imposant des mesures répréhensives et le respect de la loi, mais les produits de consommation de base sont encore et toujours entre les mains et sous le contrôle des spéculateurs.
Le profil du spéculateur d'aujourd'hui est sans scrupule : il n'hésite pas à se lancer dans des circuits qui risquent d'affamer le peuple. Il a une vision assez spéciale pour légitimer et « légaliser » le gain facile. Cela a fini par engendrer et intégrer un cadre de droits et de libertés personnels, ainsi que le recours délibérément au stockage des denrées alimentaires de grande nécessité pour le citoyen.
Il faut dire que de tels dépassements cachent aussi des causes, des enjeux et des degrés de gravité très variés qui ont fait que la spéculation s'éternise et se conserve. S'il est aujourd'hui de plus en plus question d'instruire le procès généralisé des spéculateurs, le devoir serait aussi de pointer tout un système et tout ce qui peut être considéré comme des manquements et des dérives politiques. Il y a justement des acteurs qui s'érigent en mauvais exemple. Cela ne manque pas de rappeler une vérité : la dernière décennie a été dominée par des faits regrettables et non isolés. Des faits qui ont écorné et banalisé le respect et la suprématie de la loi à tel point que le droit à l'erreur est devenu non seulement toléré, mais aussi argumenté et justifié. Ce qui est vraiment inquiétant, c'est que certains esprits attentistes et trompeurs profitent du malaise pour se frayer une place qui n'est pas, et qui ne sera jamais, de leur ressort, alors que d'autres, continuant encore à jouer les victimes et les innocents, font de la récupération par rapport à ce qui se passe aujourd'hui.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.