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Etat, nous dit-on ?
Point de Mire
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 04 - 2016


Par Abdelhamid Gmati
On n'arrête pas de nous parler de « l'autorité et du prestige de l'Etat » (haybet ed-dawla). Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, en avait fait la promesse. On s'attendait donc à vivre sous un Etat de droit, base de cette démocratie qu'on veut instaurer et qui nous aurait débarrassés de cette anarchie, consécutive à une « révolution » mal comprise. Les espoirs suscités par les élections de 2014, supposées instaurer des institutions stables, n'ont pas abouti. Les problèmes des Tunisiens ne sont pas résolus. C'est ce qui explique les résultats des récents sondages qui indiquent que la présidence de la République n'a obtenu que 30% de la confiance des Tunisiens, suivie par la présidence du gouvernement avec 19,2%. Et voilà que le porte-parole officiel du gouvernement nous surprend et affirme que « l'Etat ne restera plus les bras croisés, en regardant les sites de production vitaux et stratégiques, à l'instar du phosphate, paralysés ». Tiens donc, l'Etat va-t-il retrouver son autorité ? Espoir conforté deux jours après par la condamnation des sit-inneurs d'El Guettar (gouvernorat de Gafsa), ayant construit un muret sur les rails pour empêcher le train de transporter le phosphate. On apprend que le gouverneur de Bizerte a pris ses responsabilités et employé les moyens nécessaires pour éradiquer les constructions anarchiques et le squat des trottoirs et lieux publics par des commerçants ou tenanciers de débits de boissons, sans scrupules. Pas moins de 120 mille arbres ont été abattus dans les zones boisées de Bizerte dont Samadia, zone pourtant interdite à la construction, par des affairistes et des responsables qui y ont élevé des constructions de luxe. 103 de ces logements anarchiques ont été détruits. De la même manière, on a démoli des kiosques érigés sur la voie publique.
Mais c'est tout. En réponse au blocage injustifié de leur travail par des anarchistes, qui ont envahi depuis plus de 70 jours le siège de leur société à Kerkennah en arrêtant leur activité, certains employés de la société d'exploitation pétrolière Petrofac ont entamé, jeudi dernier, une grève de la faim devant le siège du gouvernorat de Sfax. Ils ont eu recours à cette grève pour protester contre la passivité des autorités dans le traitement du dossier du blocage insensé de leur société, ainsi que pour appeler le gouverneur et les autorités régionales à appliquer la décision du gouvernement qui a décidé de ne plus tolérer aucun mouvement de protestation anarchique qui bloque l'activité des sites stratégiques de production, à cause des pertes énormes subies par l'Etat. Qu'attend donc l'Etat pour appliquer la loi ?
A La Marsa, des associations de la société civile ont décidé de passer à l'action, pour contrer la prolifération des constructions anarchiques et l'appropriation illégale des espaces publics (terrains, chaussées, trottoirs). Aujourd'hui dimanche, elles appellent à une mobilisation des citoyens de La Marsa. Et selon le communiqué du collectif de ces associations, cette initiative s'inscrit également dans la prise de conscience citoyenne pour l'établissement d'un Etat de droit conforme à l'esprit qui a prévalu lors de l'avènement de la IIe République, le 27 janvier 2014. Des initiatives similaires sont entreprises par des citoyens pour sauver le parc du Belvédère des saletés qui l'ont envahi et pour contrer un projet d'autoroute à quatre voies qui défigurerait le parc.
Et l'Instance nationale de lutte contre la corruption a dénoncé, dans un communiqué publié jeudi dernier, l'existence de plusieurs dépassements dans les recrutements au sein de la Fonction publique. Des dépassements consistant, principalement, au non-respect des principes d'égalité et de transparence. En ligne de mire de l'Instance nationale de lutte contre la corruption, les accords conclus avec certains « partis » syndicaux stipulant à « réserver » un pourcentage du recrutement aux enfants des agents déjà en place. Ces accords ne permettent pas de garantir le principe d'égalité entre les candidats. Et qu'attend donc le gouvernement pour doter cette instance des moyens financiers et matériels nécessaires à son fonctionnement. Pourtant, son président, Chawki Tabib, ne cesse de sensibiliser les autorités à cette nécessité. A moins que l'on ne veuille pas lutter contre la corruption.
Certes, le chef du gouvernement, Habib Essid, a expliqué la « mollesse » de son gouvernement, par cette coalition quadripartite gouvernementale qui l'oblige à chercher le consensus. Cela explique les retards dans l'adoption de certaines lois importantes et cette « mollesse » dans les prises de décisions. Mais pour les problèmes quotidiens qui empoisonnent la vie du citoyen ? Et il y en a beaucoup où le gouvernement peut intervenir, sans chercher des consensus. L'Etat peut et doit imposer son autorité. A moins que ce ne soit qu'un simple slogan.


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