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Clôture et promesses de nouvelles rencontres
Journées méditerranéennes des arts visuels de hammamet
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 05 - 2016

Fructueuses, du point de vue des rencontres entre les artistes eux-mêmes et de la qualité des œuvres produites mais, assurément, il y manquait les rencontres d'avec le grand public.
On clôturait, vendredi dernier, la 3e session des Journées méditerranéennes des arts visuels de Hammamet. Grosso modo, ces journées auront été satisfaisantes, et même fructueuses, du point de vue des rencontres entre les artistes eux-mêmes et de la qualité des œuvres produites individuellement ou collectives, dans le domaine des arts visuels. Mais, assurément, il y manquait, souvent, les rencontres d'avec le grand public jeune et moins jeune.
Quoi qu'il en soit, il s'est passé beaucoup de choses durant ce festival du côté du centre commercial et de la galerie Fénina ainsi que, sur la promenade où les œuvres d'art ont attiré beaucoup de visiteurs.
Nous avons rencontré beaucoup d'artistes, artistes conceptuels et de renommée internationale qui ont découvert à Hammamet et dans le Cap Bon un atelier à ciel ouvert, propice à leur imaginaire.
Du Liban et de la Palestine, de Jordanie et d'Irak
Voici quatre plasticiens que nous avons tenté de réunir, dans ce dernier volet, parce qu'ils sont d'une même aire géographique orientale, qu'ils sont issus d'une identique réalité sociologique, même si, en cultivant leurs racines sur la toile, ce sont les techniques et les atmosphères qui les différencient. Il s'agit de : Mohamed Al Ameri (Jordanie), Mohamed Chamseddine (Liban), Ali Ridha Saïd (Irak) qui vit et travaille en Tunisie, depuis longtemps, Monther Jawabrah (Palestine), le plus jeune d'entre eux.
Jawabrah ou les trames du silence
Tous les artistes précités ont peint leurs œuvres, en plein air, et à main levée. Mais Monther Jawabrah, ce jeune Palestinien, a non seulement peint sa toile esquissant un «être humain sans identité», nous dira-t-il —dans la veine des personnages béconiens—, la toile de fils de laine, noirs et blancs à l'aide d'une grosse aiguille, pour mettre en valeur le personnage et dont il a toiletté le corps velu de fils noirs pour lui donner une troisième dimension. C'est la Palestine en désarroi et cette attente, d'une reconnaissance de l'être. Cela nous rappelle les trames du silence de Pénélope construites et défaites la nuit, en attendant Ulysse, du beau travail qui donne à réfléchir...
L'image et le verbe poétique de Mohamed Chamseddine
Ce Libanais de Tyr nous a déclaré que nous étions des Méditerranéens de la même famille parce qu'issus de la même histoire.
C'est un peintre et un poète. Il peint la nature par fragments et des silhouettes humaines accompagnés de poèmes.
Sur la couverture de sa dernière monographie, il est le «Soleil» (Chamseddine) car ses grands maîtres ce sont El Maâri et Dante Alighieri. Le Paradis et l'Enfer.
C'est une peinture allégorique à lire et à admirer. Parce qu'elle symbolise des passerelles entre l'Orient et l'Occident.
Ali Ridha Saïd, d'Irak et de Tunisie
Ali Ridha Saïd passe aisément de la figuration à l'abstraction lyrique. Ou bien, il peut naviguer, tout naturellement, entre l'art formel et informel. Nous l'avons connu à l'époque de la première guerre d'Irak quand beaucoup d'artistes étaient venus se réfugier ici. La Tunisie, son climat, sa sérénité l'ont peut-être calmé. Ses peintures sont pleines d'harmonies, structurées, elles font plaisir à voir et, qui plus est, bien léchées. Cet artiste a beaucoup de ressources. C'est un vrai bâtisseur de l'imaginaire irakien.
Mohamed Al Ameri : des toiles qui chantent
Nous avons fait les descriptions à rebours dans cet article. Non pas du point de vue des choix, ni de la qualité des œuvres mais, pour parler des «accents» de Paul Klee et de ceux de Ridha Bettaïeb, que je viens de découvrir à travers une œuvre de Mohamed Al Ameri, artiste jordanien qui revient, pour la seconde fois, pour ce Festival des arts visuels. Sa toile carrée, de grand format, bien léchée, en dit long sur cette «navigation» entre l'art formel et informel. C'est une œuvre pleine d'impressions de toutes sortes et qui figurent mathématiquement, dirais-je, le paysage et ses métamorphoses. On peut même renverser l'image, verticalement, pour y voir un autre «paysage» pour brouiller les cartes de la vision, elle-même.
En plus de la symphonie des couleurs et des musiques méditerranéennes. Comme ces chants a cappella de la Corse, envoûtants et qui résonnent dans nos cœurs et nos oreilles.


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