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Moncef Ouada : «L'équipe nationale, un rêve déchu»
SOUVENIRS, SOUVENIRS...
Publié dans La Presse de Tunisie le 06 - 06 - 2016

Après avoir constitué un duo talentueux chez les jeunes, Moncef Ouada et Khemaïs Laâbidi accèdent en seniors en 1968-1969 et contribuent à l'accession de la JSK en division 2, puis, quatre ans plus tard, à sa première accession en division nationale.
Les qualités du buteur Moncef Ouada se manifestent grâce à un jeu basé sur les triangulations avec Othman Chehaïbi et Laâbidi. La Chabiba domine le championnat en 1976-1977 et permet à Ouada, qui faisait déjà partie de l'équipe nationale, de remporter le titre de meilleur buteur en 1978.
Comme de nombreux footballeurs, il est attiré par les clubs des pays arabes du Golfe, où il termine sa carrière. Après sa retraite, il reste proche de son club d'origine et y assume des tâches d'encadrement.
La clairvoyance des dirigeants
«En 1966, je faisais équipe avec Khemaïes Laâbidi dans les catégories des jeunes. Nous avons une tendance offensive depuis notre début. Ma première apparition officielle fut une réussite, j'ai inscrit quatre buts face à Kalaâ Sport. Nous avons réussi notre première ascension en division nationale en 1970. Malgré la relégation en 1972, les responsables ont assisté le groupe et nous étions renforcés par Rimani, Boucharbia, Chemkhi et d'autres. Le travail des techniciens yougoslaves Stéphanovic puis Dragan nous a donné plus de confiance et nous étions devenus plus d'expérimentés. Nous avons retrouvé la division nationale avant de remporter le championnat de Tunisie en 1977. C'est la consécration de toute une génération grâce à la présence de dirigeants ambitieux, tels que Hamda Laâouani, Aziz Miled, Salah Essid, Abdelwahab Ben Hassine, Abdelwahab Hattab et Omar Aouina. Ils étaient des responsables compétents et avertis. Nous avons créé un groupe rassemblant ambition et expérience. C'était une époque où chaque dirigeant possède un savoir-faire et une assistance continue des joueurs. Ce travail s'est arrêté malgré la présence d'autres joueurs en 1982-83, comme Khélil, Chraïet, Chriti, Zouhour, Houarbi et Bargou».
Le passage de Moncef Ouada en équipe nationale a été de courte durée, en dépit de sa motivation, sa forme et son efficacité. Une déception qui garde ses traces jusqu'à présent : «Depuis ma première convocation avec l'équipe nationale dans les Juniors, j'ai été toujours titulaire. J'ai côtoyé Guesmi, Hebita, Goubantini, Zitouni, Agrebi, Attouga et Tarek. J'ai participé dans les éliminatoires de la Coupe du monde, toutefois des contraintes familiales m'ont privé de persister et d'aller loin. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé à l'entraîneur national Chatali de m'écarter. De ce fait, j'ai perdu ma place en équipe et j'ai raté la Coupe du monde 78 en Argentine».
«La concurrence de Chakroun, Akid, Khouini, Ben Aziza et Adhouma »
Plusieurs buteurs ont marqué l'histoire du football tunisien, compte tenu, certes, de la performance exceptionnelle des joueurs considérés comme des «chasseurs de buts», mais aussi de la priorité donnée au jeu offensif, ainsi que la qualité du «flair devant des buts». «A l'époque, on jouait sans soucis en défense. On respectait le public assoiffé de spectacle. Le jeu était orienté vers l'attaque avec des choix clairs de part et d'autre. Chaque équipe avait un buteur renommé. J'ai eu la concurrence de Chakroun, Akid, Khouini, Ben Aziza, Adhouma et Mallouli. J'ai été placé en pointe de l'attaque et servi souvent par Laâbidi et Jabbès. Nous ne faisions pas de calcul. Un buteur doit avoir le métier de savoir inscrire des buts», avoue Moncef Ouada.
Un football pauvre
En évoquant le football d'aujourd'hui, Ouada ne cache pas sa désapprobation relative à la qualité du jeu et la médiocrité du spectacle: «C'est une dégradation totale des valeurs du sport. On ne voit pas réellement de progrès, les stades sont devenus des arènes de barbarie et de vandalisme. De mon temps, un tel comportement ne pouvait même pas effleurer notre esprit, mais chaque époque a ses propres mœurs et avec le soi-disant professionnalisme, il faut s'attendre à tout. Hormis le ‘'Classico'' qui a opposé le CA au CSS dimanche dernier, je n'ai pas vu de rencontres passionnantes. Ce match m'a rappelé les rencontres d'antan où l'intérêt était orienté vers le jeu. Ce fut agréable de revoir un football sans trop de calcul».
Une carrière stoppée à 28 ans!...
Entre le sport amateur à l'époque d'Ouada et le football professionnel d'aujourd'hui, la différence est certaine. Et Ouada de souligner : «Après une courte période avec le Club Arriadh en Arabie Saoudite, j'étais blessé et j'avais décidé de mettre fin à mon parcours de footballeur à l'âge de 28 ans. J'ai repris avec la Chabiba comme accompagnateur pendant des années. J'ai remarqué que les joueurs n'ont pas compris le sens du professionnalisme. Je me rappelle que les anciens dirigeants avaient un pouvoir moral sur les joueurs. Maintenant, un joueur est indiscipliné, soit aux entraînements, soit dans sa vie privée. Il est indispensable de revoir le discours des dirigeants, notamment dans les plateaux télévisés. Ils ne font qu'alimenter la haine et lancer des appels à la violence. Je me rappelle, après un match face au CA ou à l'ESS, il est ordinaire de rejoindre des joueurs de l'équipe adverse et aller prendre un café ensemble à Bab Jedid ou à Sousse».
Absence de stratégie à la JSK
Pour ce qui est de la JSK, son équipe de cœur et de passion, il avoue que le club n'a pas de stratégie pour l'avenir, la progression est incertaine et l'avenir est flou. «Depuis les années 80, la Chabiba enfante des joueurs de qualité, en revanche, il y a un manque d'assistance et de travail en profondeur pour améliorer leurs talents. La mésentente entre les dirigeants du club a désorienté le travail et l'équipe est obligée de vendre ses joueurs pour financer ses engagements. Le souci de relégation est une conséquence des difficultés budgétaires du club. Toutefois, la JSK est capable de se tirer de cette situation, grâce à la richesse de son effectif, à la bienveillance de son staff technique, aux encouragements de ses fans et sympathisants et à la solidarité de ses joueurs».
Ouada est une figure nostalgique pour les fans aghlabides. Les entraîneurs sont toujours à la recherche d'un buteur de cette envergure, ne serait-ce que pour donner un sens au jeu d'attaque. Le vrai...


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