ENNAKL Automobiles distinguée aux HR Awards 2025 pour son engagement en faveur de l'Innovation Verte    Tunisie : vers une régulation des gardes d'enfants à la maison    Club Africain participe au Championnat international de Dubaï de basketball    Succession de Trabelsi : un Français en tête de liste pour le poste    Soldes d'hiver : dates, durées et conseils pour ne rien rater    Météo en Tunisie : averses isolées attendues la nuit    Evitez les amendes : quand et comment renouveler votre permis B?    Hausse record de la consommation des bouteilles de gaz : explications    Ridha Behi: Et si les JCC étaient, plus que jamais, le miroir de notre société?    Prix stables et gaz disponible : bonne nouvelle pour les familles tunisiennes    Les Tunisiens trouveront-ils encore leurs médicaments en pharmacie ?    Mohamed Dräger arrive en Tunisie pour signer à l'Espérance de Tunis    nouvelair lance sa promo «Janvier magique» avec 30 % de réduction sur l'ensemble de son réseau    ESET publie son rapport semestriel de juin à novembre 2025    Pourquoi le Somaliland a choisi Israël : les vraies raisons dévoilées    Jordanie : Tunisiens, risque d'amende de plus de 1 000 dinars si séjour non déclaré    Abdelaziz Ben Mlouka: Tanit d'honneur des JCC    Météo en Tunisie : averses isolées, températures en légère hausse    La banane: saveurs, bienfaits, secrets et petites histoires    La Tunisie lance une plateforme numérique pour ses ressortissants au Koweït    Atlantique Nord : un pétrolier russe capturé par les forces américaines    Leïla Trabelsi : l'audience pour corruption reportée à février    Le film Palestine 36 d'Annemarie Jacir arrive en Tunisie : un film événement présenté par CineMad (trailer)    Tunisie – vignette automobile 2026 : Comment payer en ligne ?    Lancement du programme d'aide à la publication Abdelwahab Meddeb 2026 par l'IFT    Epson: Innovation, stratégie globale et avenir de l'impression durable    Météo en Tunisie : temps froid, chutes des neiges aux hauteurs ouest    Commémoration ce vendredi au CNOM du 40ème jour du décès de Dr Mounira Masmoudi Nabli    De 'Sahar El Layali' à l'Académie d'Art de Carthage : Tamer Habib transmet l'art du scénario à la nouvelle génération tunisienne    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    E-consulat : un nouveau service numérique pour les Tunisiens au Japon    CAN : l'analyse de Mouaouia Kadri sur le parcours de la Tunisie et l'absence d'un buteur décisif    Le ministère de l'Environnement accélère la numérisation des services de délivrance des autorisations    Béja : secousse tellurique de 4,3 ressentie    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    Combien coûte le jogging de Maduro ? Le prix qui surprend    L'Ecole de Tunis (1949): modernité picturale, pluralisme culturel et décolonisation du regard    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Conseil de sécurité: Vives contestations de la reconnaissance du Somaliland par Israël    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'Accord sur les mesures du ressort de l'Etat du port peut mettre fin à la pêche illégale
Pas de débarquements, donc, pas de pirates
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 07 - 2016

Les Etats portuaires unissent leurs forces pour s'attaquer au problème de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
Par José Graziano da Silva, Directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
L'année dernière, environ un poisson sur six vendu à travers le monde avait été pêché illégalement.
Ce chiffre est à présent sur le point de chuter de manière radicale grâce à l'Accord sur les mesures du ressort de l'Etat du port (Psma), le premier traité international destiné à lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
Dans le cadre de ce nouvel accord, les parties sont obligées de s'assurer que tous les navires de pêche entrant dans leurs ports, même pour faire le plein, annoncent la raison de leur venue et se soumettent à l'inspection de leurs carnets de route, permis, équipements de pêche et marchandises. Les autorités portuaires se sont mises d'accord pour partager les informations liées aux violations, compliquant la tâche aux pêcheurs illégaux qui envisageraient de se déplacer.
Le traité, adopté en 2009 par les Etats membres de la FAO, marque un grand pas en avant vers l'autorégulation du secteur des fruits de mer, dont les pertes dues aux activités illégales s'élèvent à 23 milliards de dollars chaque année.
Après que 29 pays, auxquels s'ajoute l'Union européenne, ont officiellement déposé leur instrument d'adhésion à la FAO, le traité est entré en vigueur, marquant le début d'une nouvelle ère.
Ceux qui pêchent illégalement — qui, tout en tirant profit de cette activité compromettent les efforts visant à gérer les ressources marines mondiales de manière durable pour que la pêche devienne une activité viable et que les populations puissent profiter de ses avantages nutritionnels — devront s'attendre à des coûts d'exploitation plus élevés et courront le risque de se faire prendre.
Pour être plus précis, aujourd'hui, le traité s'applique seulement aux pays ayant donné leur accord. Pour que le traité gagne en puissance, pour améliorer son efficacité et son impact, d'autres pays doivent y adhérer. Plus leur nombre augmente et moins les navires illégaux auront l'occasion de se déplacer dans des ports de convenance pour bafouer les lois qui réglementent les niveaux de capture. Des lois indispensables pour protéger la biodiversité et les niveaux de stock.
Mais soyez-en sûr. Le nombre d'adhérents est appelé à augmenter.
Je tiens à féliciter tous les pays qui font déjà partie du traité : l'Australie, la Barbade, le Cap-Vert, le Chili, le Costa Rica, Cuba, la République dominicaine, l'Union européenne, (au nom de ses 28 Etats membres), le Gabon, la Grenade, la Guinée, Guyane, l'Islande, l'Indonésie, l'île Maurice, le Mozambique, la Birmanie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, Oman, les Palaos, la République de Corée,Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les Seychelles, la Somalie, l'Afrique du Sud, le Sri Lanka, le Soudan, la Thaïlande, les Tonga, les Etats-Unis d'Amérique, l'Uruguay et le Vanuatu.
Grâce à cet Accord, il sera plus difficile que les poissons pêchés illégalement accèdent au marché. Un handicap majeur lorsque l'on sait qu'il s'agit d'une étape cruciale de la chaîne d'approvisionnement des fruits de mer.
Certains navires pourraient envisager de partir plus loin mais cela leur reviendrait plus cher, cela pourrait donc avoir un effet dissuasif. De plus, les ports proposant ce type de services aux navires hors-la-loi ne pourront le faire éternellement. Les parties du Psma comptent en effet financer des mesures de renforcement des capacités pour les pays qui en ont besoin et le peu de tolérance envers les comportements malhonnêtes influencera probablement le respect des règles.
Mais une fois de plus, soyez-en sûr : le respect des règles établies est inéluctable. Les protagonistes de l'industrie mondiale de la pêche se servent de plus en plus des pratiques durables comme d'un atout marketing ou encore pour documenter leurs prises. Ces pratiques facilitent également le développement de programmes d'étiquetage écologique.
En adhérant au traité, un pays a ainsi de grandes chances d'augmenter ses opportunités commerciales.
Considéré comme un tournant décisif dans la lutte contre la pêche illégale, le Psma est une mesure concrète afin d'améliorer la santé des océans, comme le rappelle l'Objectif numéro 14 du Programme de développement durable à l'horizon 2030.
A la FAO, nous insistons sur l'importance d'un effort global pour parvenir à un développement durable et des effets de réseaux qui, à leur tour, peuvent engendrer des réactions positives en chaîne.
Par exemple, les inspections menées par les Etats portuaires peuvent indirectement agir de manière complémentaire pour résoudre d'autres problèmes, tels que l'utilisation d'une main-d'œuvre forcée dans l'industrie de la pêche, le commerce illicite des espèces menacées et l'amélioration de la gestion des zones de protection marine.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.