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Office national des fourrages : Une mission urgente de régulation
Publié dans La Presse de Tunisie le 31 - 05 - 2024

Deux mois après la mise en place de l'Office national des fourrages et la nomination d'un PDG à sa tête, cet établissement public, nouvellement créé, est confronté à une tâche difficile : réguler le marché des fourrages en Tunisie. Quelles sont donc les missions et les objectifs de cette nouvelle structure ? Par quels moyens va-t-elle procéder pour les réussir ? Présent lors d'un débat organisé par l'Iace sur la thématique, le P.-d.g. de l'Office national des fourrages, Ridha Hassoumi, répond à ces interrogations.
Revenant sur le contexte de création de l'office, Hassoumi a indiqué qu'il s'agit d'un établissement à caractère commercial, opérationnel depuis mars 2024. Son principal objectif, en tant qu'unique vis-à-vis, est de chapeauter un secteur fragmenté entre divers intervenants et parties prenantes.
Selon le responsable, cet établissement vient en réponse au désarroi des éleveurs de bétail qui font face à l'instabilité des prix sur le marché ainsi qu'à des difficultés d'approvisionnement en fourrage. « La création de l'office est un message clair à ces agriculteurs que l'Etat est là pour les aider et les soutenir », a-t-il insisté. Outre la réalisation d'études prospectives, cette nouvelle structure veillera à constituer un stock stratégique. Ce stock permettra d'assurer l'approvisionnement des éleveurs en aliments de bétail de façon continue et avec des prix stables. En effet, avec la récurrence des épisodes de sécheresse, conséquence inévitable du changement climatique, un tel stock est nécessaire pour amortir le choc subi par les petits agriculteurs, explique-t-on. « Prenons l'exemple de l'année dernière. Les prix du foin et de la paille ont doublé et parfois quintuplé. La mission de l'office est donc d'intervenir dans des conditions similaires pour provoquer une baisse des prix », a-t-il indiqué.
Produire est aussi un objectif
Mais l'office a aussi une fonction de production. Car, affirme le responsable, la Tunisie devra réduire son déficit fourrager structurel qui se situe actuellement autour de 35%. La production, quant à elle, peut être assurée par deux voies : directe grâce à des prairies acquises par l'office ou indirecte par le biais de partenariats avec des agriculteurs. Ces derniers percevront une avance lors des périodes des semis et de la récolte pour produire les fourrages qui seront achetés par la suite par l'office.
Selon Hassoumi, durant cette saison, les prix ont déjà commencé à se stabiliser. Il a ajouté que l'office s'est penché sur le problème de la spéculation dans le secteur, précisant que des mesures ciblant les intermédiaires, accusés de provoquer des hausses des prix, seront prochainement prises.
Revenant sur la baisse de la production des fourrages en Tunisie, le Pdg de l'office a évoqué la surexploitation des prairies, la réticence des producteurs de fourrage sur fond de changement climatique et le surendettement des petits agriculteurs qui ne peuvent pas supporter le coût de production. « Les agriculteurs essaient de s'adapter au changement climatique. Dès qu'ils s'aperçoivent d'un retard de pluie, ils rechignent à la tâche. Il y a aussi le problème du surendettement des petits agriculteurs. L'office va aider les producteurs en difficultés financières », a-t-il précisé. Et d'ajouter : «Cet établissement regroupe la crème des professionnels du secteur. On est en train de réfléchir aux moyens de limiter nos importations d'aliments de bétail ».
Bientôt une unité de production de bloc de luzerne
Hassoumi a, en outre, fait savoir que l'office s'est fixé l'objectif de réduire le déficit fourrager de 2 à 3% par an pour atteindre une autosuffisance de plus de 80% d'ici 10 ans, même si une petite marge de 10% ne sera jamais couverte puisque la Tunisie ne produit ni maïs ni soja. Par quels moyens ces objectifs seront-ils atteints ?
A cette question, le responsable a répondu que l'exploitation des zones irriguées par les eaux usées traitées et celles irriguées par les eaux géothermales dans le Sud vont permettre d'augmenter la production de fourrages sur le court terme. Les superficies dédiées sont estimées à respectivement 10 mille et 15 mille hectares. Aujourd'hui, la production de fourrage dans ces zones ne dépasse pas le cinquième de leur potentiel. Hassoumi a également ajouté que l'office s'est engagé à mettre sur pied une unité de production de bloc de luzerne, un fourrage de bonne qualité, produit en Tunisie. Cette unité de capacité de 5 à 10 mille tonnes par heure serait opérationnelle à partir d'octobre prochain. "Si on arrive à mettre sur pied cette unité au plus tard au mois de septembre, la pression sur le marché des fourrages s'atténuera ", a-t-il précisé.
Une ligne de financement au profit des éleveurs
Hassoumi a, par ailleurs, affirmé que la BTS, en partenariat avec l'Office des fourrages, a mis en place une ligne de financement de 10 millions de dinars au profit des éleveurs de bétail, répartie pour moitié entre les coopératives et les petits agriculteurs qui peuvent solliciter un prêt de 10 mille dinars. Ils peuvent déposer une demande sans garanties et l'office procédera à l'identification de leurs besoins en fourrages, et ce, selon le capital d'élevage (généralement, 150 balles par tête de vache, 30 par tête de brebis ou de chèvre, et 120 par tête de camélidés). Il a exhorté les agriculteurs à déposer leurs demandes à partir d'aujourd'hui. Ce financement leur permettra de se procurer un stock d'aliments de bétail diversifiés pour les deux ans à venir.


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