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Dites-le avec des fleurs !
Reportage : 21e édition de «Floralies»
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 04 - 2017

Sachant parfaitement ce que réclament les Tunisiens férus de fleurs, la plupart des pépiniéristes proposent, essentiellement, de petites plantes autochtones, à fleurs et à senteurs, à petits prix.
La saison de l'éclosion et de la fertilité reprend, telle une résurrection salutaire, qui ré-offre à la nature la chance de renaître à nouveau, et aux humains, celle de garder espoir... Et à chaque célébration du printemps, les Tunisiens ont droit à des événements floraux qui, tout en créant une certaine animation, mettent à leur disposition une panoplie tentante de végétaux, de quoi donner vie à leurs espaces d'intérieur et enrichir leurs jardins de nouvelles vedettes.
Aussi, la 21e session de «Floralies» a-t-elle démarré samedi 22 avril et se poursuivra jusqu'au 7 mai au Parc du Belvédère de Tunis. Cet événement concocté, annuellement, par l'Association «Les amis du Belvédère», en collaboration avec la municipalité de Tunis, réunit des pépiniéristes représentant quasiment toutes les régions et offre ainsi un échantillon représentatif enivrant des plantes et des fleurs autochtones et autres, provenant d'autres contrées.
Il est 11 heures en ce dimanche 23 avril. Les places de stationnement se font rares. En cette matinée dominicale ensoleillée, de nombreuses personnes se sont déplacées jusqu'au Parc du Belvédère, non pas pour prendre l'air ou encore pour admirer les animaux peuplant le zoo. «Floralies» constitue, pour bon nombre d'entre elles, un rendez-vous immanquable. C'est le cas de Mehdi, ingénieur dans le secteur de la santé. Passionné de verdure, il est originaire de l'Ariana, la ville des roses. Détenant un jardin coquet, il n'hésite pas, à chaque occasion, à visiter les exposition-ventes de plantes et de végétaux dont la plus récente venait d'avoir lieu à la banlieue sud et plus exactement à Ezzahra. «C'est plus intéressant que de devoir choisir parmi les produits qu'offre un seul pépiniériste. Certes, les prix sont légèrement plus élevés. Néanmoins, c'est plus que légitime dans la mesure où l'on nous évite de grands déplacements et qu'on nous offre plus de choix», estime-t-il. Il regrette, toutefois, le manque de plantes de grands formats et le choix fort limité des rosiers. «Il y a, à mon avis, un sensible manque au niveau de l'offre des rosiers. Ce sont toujours les mêmes variétés et les mêmes couleurs qu'on trouve chez tous les pépiniéristes. Nous devrions développer davantage la culture de cette plante de popularité imbattable quitte à importer des variétés non-autochtones», suggère-t-il.
Diverses régions : les mêmes plantes !
En sillonnant les différentes micro-pépinières, l'on découvre, en effet, pratiquement les mêmes plantes et les mêmes dimensions. Pourtant, les exposants proviennent de régions différentes et devraient, logiquement, mettre en valeur les plantes spécifiques à chaque région. Mongi Khemissi représente la région du nord-ouest, et plus particulièrement, la localité de Aïn Drahem. Il est à sa toute première participation à «Floralies». Pour gagner la confiance de nouveaux clients, il propose de petites plantes à fleurs, et autres, aromatiques, notamment le jasmin, le thym, le romarin, la fougère, la menthe, le basilic et quelques plantes d'extérieur de grand format. «Les plantes d'extérieur de grand format sont toutes importées. Leurs prix sont nettement plus élevés que celles autochtones et peuvent atteindre jusqu'à 120dt», indique-t-il. Certes, mais la majorité écrasante des exposants ont compris que le souci des Tunisiens passionnés de verdure, c'est de joindre le «beau» et l'«odorant» au «moins cher». Aussi, la plupart des plantes exposées ne dépassent-elles pas les quatre dinars par pot, ce qui s'avère fort tentant pour les économes.
De l'autre côté de l'espace d'exposition se trouve le stand qu'occupe Aymen Belhadi, pépiniériste provenant de Hammamet. Aymen ne cache pas sa satisfaction quant à la bonne organisation et à la catégorie des visiteurs. «Ce sont, généralement, des clients avisés, qui savent parfaitement ce qu'ils veulent et recommandent des plantes bien particulières», indique-t-il. Ce jeune pépiniériste est spécialisé dans la vente des arbres à agrumes mais aussi de l'aloé vera dont les vertus sur la peau sont certaines. La fourchette des prix de ses plantes varie entre un dinar et 60 dinars.
La flore : une réelle thérapie
Si certains visiteurs sont des habitués de «Floralies», d'autres y prennent goût pour la première fois. Raoudha Karoui est une jeune maman qui vient tout juste de s'initier à l'amour de la nature. Accompagnée de son mari et de son enfant, elle vient de dénicher deux plantes, de quoi apporter à sa maison un brin de fraîcheur. «Franchement, je n'ai pas l'habitude d'entretenir des plantes ni de les incorporer dans mon espace d'intérieur. Mais comme je dispose d'un balcon, j'ai décidé de l'égayer par des plantes vertes. C'est un début qui donnera peut-être lieu à une passion», indique-t-elle, souriante. Mme Houayda, en revanche, a un tout autre avis. Cette dame d'un certain âge avance à pas lourds mais sûrs. Elle a la ferme conviction qu'une plante procure autant de bien-être que d'optimisme. «Lorsque le regard est posé sur une plante, un arbre ou encore une fleur, c'est toute l'âme qui se réjouit et qui s'éveille à la vie. La flore représente une réelle thérapie que rares sont les personnes qui en sont conscientes», énonce-t-elle dans l'attente que le pépiniériste reprenne sa place.
Sejnène a soif !
Ce que les visiteurs-clients ignorent probablement, c'est que la production de ces plantes salutaires nécessite autant de peine que de patience. Jalloul Saïdani provient de Sejnène. Tout comme ses semblables, il propose les mêmes petites plantes florales et aromatiques. Pour lui, un tel événement est une occasion à saisir, non pas uniquement pour vendre ses produits, mais aussi pour exposer le problème qu'endurent les pépiniéristes et les agriculteurs de Sejnène. «La pénurie d'eau menace notre production ! Nous n'avons droit, en effet, qu'à deux mois d'eau, soit juin et juillet. Le reste de l'année, nous nous trouvons dans l'obligation de nous débrouiller en usant des citernes à eau et de l'eau coulant des oueds pour irriguer nos plantes», souligne-t-il, lésé. Il lance, ainsi, un appel insistant aux parties concernées pour procurer aux petits pépiniéristes et petits agriculteurs de Sejnène des moyens à même de promouvoir leurs activités.
Photos: K. KHANCHOUCH


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