Ramadan 2026 : la Cinémathèque Tunisienne célèbre Nacer Khemir et le cinéma tunisien    LG présente ses solutions premium et intelligentes au KBIS 2026    Météo en Tunisie : températures en légère hausse    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Kamel Laabidi: conviction et désenchantement    Commissions bancaires en Tunisie... Entre 200 et 300 dinars par an pour le compte courant    Pluies intenses et instabilité... ce qui attend le Maroc et l'ouest algérien    Service national 2026...Qui est concerné par la première session ?    2026 : Ramadan et Carême coïncident pour une convergence spirituelle    Aux frontières de l'harmonie perdue: cycles civilisationnels et destin des sociétés à la lumière de Ibn Khaldoun    Andropause: sortir du silence    La Souveraineté à l'ère de l'Intelligence Artificielle: au-delà des serveurs, une architecture de choix    Mövenpick Hôtel du Lac Tunis dévoile sa campagne spécial Ramadan 2026 : "لوتيل – Loutil", l'hôtel qui nous rassemble    Ramadan : 2 079 infractions économiques relevées en Tunisie    Alignement de six planètes le 28 février : un phénomène rare visible à Tunis    Météo en Tunisie: temps peu nuageux, températures stationnaires    Vivez une expérience Samsung Galaxy Camera fluide pour une création de contenu facile    Ramadan : plus de 71 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation saisies    Le Stade Tunisien demande les enregistrements du VAR    Le paradoxe de la primauté du matériel informatique dans la région MENA : pourquoi nous privilégions les boîtes sur l'intelligence    L'Espérance réclame des explications sur les décisions arbitrales    L'empreinte des siècles sur le Maghreb: Quel potentiel unitaire?    La Marsa en deuil : Décès du Dr Slim Meherzi, pédiatre de cœur et ancien maire    Un nouveau livre de Faouzia Farida Charfi : Lettre à mon petit-fils sur l'islam d'aujourd'hui    Ouvrage Les plus belles mosaïques de Tunisie : l'art ancestral de la mosaïque à l'honneur    Leila Shahid: une vie à raconter la Palestine au monde    Annonce officielle des arbitres pour le derby tunisien    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Attijari bank célèbre la transmission et les liens intergénérationnels au sein de la diaspora avec une campagne baptisée "يعيش فينا رمضان" à l'occasion du Ramadan 2026    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Ramadan en Tunisie: entre spiritualité et gourmandise (Album photos)    Visa Schengen 10 ans : qui pourra en bénéficier ?    Zoubeida Khaldi: Ce cavalier    Iran : Guerre probable, versus, paix improbable ?    Qui est Anne-Claire Legendre, la première femme à réinventer l'Institut du monde arabe ?    Arabie Saoudite annonce le début officiel du Ramadan 2026 avec le Qatar et les Emirats    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    CIVP : vers une augmentation de l'indemnité des stages en Tunisie    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Conférence de Munich 2026: l'Europe face au duel Washington–Pékin    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Sous-entendus démagogiques
Billet
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 09 - 2017


Par Jalel Mestiri
Dans un monde où les vrais responsables sont devenus minoritaires, les braves aussi, on assiste au procès du football avec beaucoup de sous-entendus démagogiques. Le fanatisme, l'inconscience sont en train de tout détruire.
Le modèle du football tunisien et la compétition qu'il dégage ont été ces dernières années affectés par des considérations et des arguments qui n'ont que très rarement un rapport avec le sport. Le constat n'est pas anodin, puisque la discipline et le fair-play ne font plus partie des priorités absolues de la plupart des clubs et de leurs responsables. Tout cela dépasse largement le débat autour de l'idée que l'on se fait d'un match, d'un résultat, d'un titre. Il semble d'ailleurs entendu que les valeurs sportives et toute la signification qui s'y rattache n'ont plus de sens et de raison d'être ni pour les joueurs, ni pour les dirigeants. C'est à ce titre qu'ils ont pris l'habitude de réagir chaque dimanche et toutes les fois où ils se retrouvent sur le terrain. Le football, comme ils le vivent, comme ils le dénaturent, aurait ainsi perdu une bonne partie de son âme et beaucoup de son innocence. Dans un monde où les vrais responsables sont devenus minoritaires, les braves aussi, on assiste au procès du football avec beaucoup de sous-entendus démagogiques. Le fanatisme, l'inconscience sont en train de tout détruire. Le manque de responsabilité l'est encore davantage. Une façon de reconnaître l'échec de la plupart de ceux qui se sont érigés en décideurs. Et là, l'on ne peut s'empêcher d'évoquer l'état d'esprit qui affecte l'ambiance générale, l'incapacité de certains à se fondre dans le cadre défini et à en accepter les règles. On prend ainsi la mesure du malaise et on réalise que derrière un problème disciplinaire se cachent d'autres ressentiments.
L'image donnée du football d'aujourd'hui dépend beaucoup trop des dérives dans lesquels il est entraîné et dont les dirigeants en assument visiblement une grande partie. Une nouvelle génération de responsables se donne aujourd'hui le droit de se faire raison à sa manière et loin de tout contrôle, de contester, de polémiquer. Ce qu'ils cherchent n'est pas tant d'être appréciés comme des dirigeants vraiment capables de tirer leurs clubs vers le haut et de leur donner un peu de grandeur, mais plutôt de se cacher derrière les faux alibis, les polémiques inutiles. Ils ne s'arrêtent même pas lorsqu'ils réalisent qu'ils sont sur le point de déborder.
Il y a quelque temps, la fédération a voulu s'inscrire dans une politique de vigilance et de rigueur en imposant de nouveaux amendements aux lois, tels que ceux relatifs aux accompagnateurs des équipes pour limiter ainsi l'accès au terrain uniquement à ceux qui le méritent, mais on n'a pas vu dans ce genre de décision le résultat escompté, puisque les dirigeants sportifs continuent à imposer leur loi sans le moindre scrupule.
Pourtant, l'on n'avait jamais cessé d'insister sur la nécessité de tirer les enseignements de tous les genres de dérives avant que ce ne soit trop tard. On doit admettre que le football tunisien ne peut plus être laissé au pouvoir de quelques personnes. Que ce soit sur le plan de fiabilité sportive, ou d'ordre structurel. On se rend compte aujourd'hui qu'il est tombé si bas et qu'on n'avait rien fait pour y remédier. La responsabilité des différentes parties est totalement engagée, dans la mesure où plus personne ne semble s'inquiéter de ce qui se passe dans les stades. Personne ne semble aussi s'inquiéter des débordements des responsables sportifs et qui ont atteint une situation de non-retour.
A peu près mot pour mot, nous avons entendu le même discours, la même démagogie, le même populisme au sujet de la reconstruction, de l'assainissement du sport. Mais jamais, ou presque, les débats des idées, les questions de fond, le sens de la bonne formule. Ce n'est malheureusement pas une surprise.
C'est tout le football tunisien qui est aujourd'hui entraîné dans une spirale à multiples facettes : sportive, morale, éthique, humaine. La purification et la régénération du football ne peuvent se traduire que par des façons d'être, de faire et de penser différentes. Il ne s'agit pas de changer pour changer, mais de repartir sur de nouvelles bases. Beaucoup de choses devraient voir le jour au moment où d'autres sont censées impérativement prendre fin.
Il s'agit de remettre de l'ordre à un sport plus que jamais égaré...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.