«D'abord il faut savoir que de par la réglementation en vigueur, il est permis à l'arbitre de marquer un temps d'arrêt et de reconsidérer une décision sur laquelle il a la latitude de revenir. Il peut procéder de la sorte de son propre chef ou suite à un avis différent du sien émanant de l'un de ses adjoints. La rectification de la décision arbitrale est donc permise, chose que la plupart des gens ignorent. Mais avec le VAR (Vidéo assistant referee), c'est encore mieux car ainsi on fait appel au concours de la technologie, ce qui n'est pas des moindres. Il y a beaucoup de côtés positifs dans l'utilisation de ce système qui contribue amplement à diminuer les fautes d'arbitrage spécialement en ce qui concerne, le hors-jeu, le penalty, l'identification d'un joueur à sanctionner, etc. L'arbitre, qui est un être humain loin d'être infaillible, a besoin de ce genre d'outil pour l'aider à être plus proche de l'équité escomptée. Ce système peut être appelé à la rescousse dans quelques rares cas épineux et difficiles à déchiffrer dans un match. Mais pour ce faire, il faut que le technicien qui manipule le VAR soit, lui aussi, un arbitre de même niveau que l'arbitre de champ pour que l'interprétation de l'action et la décision qui s'ensuit soient bien concertées. Au mois d'août dernier, j'ai pris part à un stage des arbitres qataris qui se déroule chaque année dans un pays. La dernière fois ce fut à Tabarka et parmi les animateurs du stage il y avait Néji Jouini et le Japonais Osaka. Le système du VAR qui est appliqué au Qatar a été débattu de long en large. Et beaucoup d'enseignements en ont été tirés. Mais le problème c'est que chez nous l'application de ce système n'est pas facile à réaliser. Cela nécessite de gros moyens matériels et humains tels que les caméras, les techniciens, etc. Il reste quand même possible à appliquer dans les grands rendez-vous ou les manifestations internationales. Ses points négatifs ne sont, quand même, pas négligeables. Il y a par exemple le report de décision qui reste gênant et dur à tolérer par un public comme le nôtre. Cela implique donc une grande opération de sensibilisation avant la mise en place de ce système uniquement dans les moments forts de la compétition».