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Un redoutable fléau
Obésité et surpoids
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 01 - 2018

Loin de l'obsession du corps et de la belle ligne, le surpoids, ainsi que l'obésité représentent de véritables dangers pour la santé. Etant un facteur de risque important à plusieurs maladies chroniques et carcinogènes, l'obésité constitue une cause de mortalité de premier ordre, mondialement. La lutte et la prévention contre sa progression sont devenues une priorité pour l'OMS
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) définit le surpoids et l'obésité comme une accumulation anormale ou excessive de graisse qui peut nuire à la santé. L'obésité figure parmi les causes les plus importantes de mortalité autant dans les pays industrialisés que dans ceux en voie de développement. Elle est généralement le résultat d'un déséquilibre entre les calories consommées et les calories dépensées. Il a été convenu de calculer un indice appelé Indice de masse corporel (IMC) pour pondérer l'obésité et la mesurer. Ainsi, l'OMS définit le surpoids comme correspondant à un IMC égal ou supérieur à 25 et l'obésité comme correspondant à un IMC égal ou supérieur à 30.
Des chiffres alarmants
En Tunisie, 37% des femmes adultes, dont l'âge varie entre 35 et 70 ans, sont touchées par l'obésité contre 13,3 % des hommes de la même catégorie d'âge. Ces taux sont encore plus élevés si l'on considère la population souffrant du surpoids, qui touche 71 % des femmes adultes dont l'âge est compris entre 35 et 70 ans et 51 % des hommes de la même tranche d'âge.
Ces chiffres alarmants dénotent la prévalence du surpoids et de l'obésité au sein de la société tunisienne. Selon l'Institut national de nutrition et de technologie alimentaire (Innta), la prévalence du surpoids a augmenté, en 25 ans, de 67% chez les adultes. Pis encore, la prévalence de l'obésité a doublé chez les hommes et triplé chez les femmes. Le taux des enfants et des adolescents touchés par ce fléau donne des sueurs froides aux médecins et spécialistes tunisiens. En effet, l'obésité chez les enfants de moins de 5 ans est passée de 6,3% en 2006 à 9,5% en 2012. Soit presque un enfant de moins de 5 ans sur 10 souffre d'obésité. Un taux inquiétant, surtout si l'on sait que l'obésité ne cesse de progresser dans le rang des enfants des deux sexes. La prévalence du surpoids ainsi que de l'obésité s'aggrave encore chez les adolescents de 15 à 19 ans. En Tunisie, un adolescent sur quatre souffre actuellement de surpoids ou d'obésité (4,3% sont considérés comme obèses et 14,8% sont en surpoids). Un facteur qui aggrave l'état physique, mais surtout psychique de l'enfant adolescent, notamment parce qu'il passe par une phase transitoire difficile où l'acceptation de soi et également de son corps joue un rôle très important dans son équilibre émotionnel.
Facteurs socioéconomiques
Les statistiques publiées par l'Innat relèvent que les régions côtières sont les plus affectées par la progression de l'obésité et du surpoids. Le taux des adolescents souffrant de surpoids s'élève dans certaines régions côtières à 19%. Quant au taux des adolescents dits obèses peut atteindre les 6%. L'OMS a conclu que le développement social et économique, ainsi que les politiques dans les domaines de l'agriculture, du transport, de l'urbanisation, de la transformation, la distribution et de la commercialisation des aliments ont influencé et chamboulé les habitudes et les préférences alimentaires des enfants. Les décideurs politiques à travers le monde ont pris conscience des coûts économiques et sociaux de l'obésité qui est devenue l'un des problèmes de santé publique les plus sérieux, et pas seulement dans les pays industrialisés. A cause de son empiètement sur les diverses sociétés mais également sur les maintes tranches d'âge, la progression de l'obésité menace la santé publique dans le monde si on ne réussit pas à lutter contre ce fléau. Dans le monde, les projections prévoient qu'en 2030, 3 milliards d'adultes seront en surpoids si les tendances actuelles se confirment, dont 80% dans les pays en développement. S'inspirant du plan d'action mondial contre l'obésité, la Tunisie a, à son tour, élaboré un programme de lutte contre les Maladies non Transmissibles MNT qui s'étale sur quatre ans, à savoir de 2013 à 2017. Les principales maladies sur lesquelles le plan a été fondé sont les maladies cardio-vasculaires, le cancer, les affections respiratoires chroniques et le diabète. Ainsi, la lutte et la prévention contre ces maladies reposent essentiellement sur un travail établi pour diminuer les quatre facteurs de risque communs à ces maladies savoir, la mauvaise alimentation, la sédentarité, le tabagisme et l'alcool. Ce plan repose essentiellement sur la sensibilisation de la population à la nécessité des activités physiques ainsi qu'aux bonnes pratiques alimentaires.
De nouvelles pratiques alimentaires
Durant ces dernières décennies, la société tunisienne a connu des changements astronomiques dans les habitudes alimentaires. Les pratiques occidentales empiètent sur les traditions culinaires tunisiennes. La structuration des repas évolue, leur nombre varie, la restauration hors foyer se développe. Pour les enfants, le goûter est devenu indispensable dans leur quotidien. Une étude réalisée par l'Institut de recherche en sciences humaines et sociales (Irmc) et publiée en 2013 dans le recueil «Penser la société tunisienne aujourd'hui», a révélé que le goûter se compose le plus souvent d'une boisson (lait chocolaté, jus de fruit, soda...) et d'aliments soit sucrés (tartines de pain avec du beurre et de la confiture, du chocolat, des biscuits) soit salés (pain, charcuterie, fromage...). Etant un phénomène social qui vient d'émerger, «cette habitude alimentaire chez les enfants se propage de plus en plus dans les quartiers urbains et périurbains», précise l'étude.
De surcroît, l'expansion de nouveaux secteurs de restauration a favorisé la pratique de manger hors domicile. Le rendez-vous quotidien de la famille autour de la table pour déjeuner est de moins en moins respecté. Aussi, les spécialistes imputent une grande part de responsabilité de ces comportements «obésogènes» — terme utilisé par les nutritionnistes dans le programme de prévention contre l'obésité qui a été publié par l'Innta — à la dominance et l'omniprésence de la publicité qui est en train d'imposer ses diktats de consommation à la société.


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