La salle de classe du futur combine innovation numérique et supports papier indispensables    TCL ne peut plus qualifier certains de ses téléviseurs de 'QLED' après une décision de justice face à Samsung    Saison Méditerranée 2026 : une place de choix à la Tunisie en France avec plusieurs programmes    La CNRPS annonce un paiement anticipé des pensions pour l'Aïd    Tunisie: Retour à la circulation normale à l'entrée sud de la capitale pendant les jours de l'Aïd    Aïd al Fitr 2026 : 3 jours de congé pour les fonctionnaires en Tunisie    Le paradoxe de la « qualité » académique : standardiser l'enseignement supérieur, à quel prix ?    Novatis : comment une agence web construit son propre écosystème technologique    Météo en Tunisie : pluies, vents violents et mer agitée    Comprendre le Moyen-Orient, ce foyer de crises    La Tunisie à l'ONU : La montée de l'islamophobie est une menace croissante et directe à la paix et à la stabilité internationales    La startup tunisienne WildyNess remporte le prestigieux TO DO Award 2026 à l'ITB Berlin    Titre    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Marie Curie: Une figure scientifique emblématique et un modèle pour toutes les femmes    Météo en Tunisie : pluies éparses et temporairement orageuses sur plusieurs régions    À cause de la guerre : la Tunisie décroche de près de 30% dans les réservations de voyages    Tunisie : des panneaux lumineux pour faciliter la circulation sur l'autoroute Tunis-Sousse – voici les détails    Hachemi Nouira: Un journaliste épris de libertés    Arbitrage tunisien : 16 arbitres sanctionnés par la Fédération    Secousse sismique enregistrée à Béja : magnitude 3,4    "Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Ramadan 2026 : les génériques des feuilletons tunisiens Hayat et Bab LeBnet signés Karim Thlibi séduisent les téléspectateurs    Météo en Tunisie : pluies éparses sur la plupart des régions    L'ATB et Visa lancent un grand jeu-concours : En route pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026TM    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Après des années de service, un joueur quitte l'équipe nationale    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Iran: scénarios possibles et analyse stratégique    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Livre 'Si Le Kef m'était Conté' de Najet Ghariani : un livre de contes pour redécouvrir Le Kef et son imaginaire    Citoyens tunisiens aux Emirats : voici comment obtenir un visa de transit d'urgence    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les députés choisissent la fuite en avant
Démarrage des débats budgétaires 2019
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 11 - 2018

Le fossé se creuse, de jour en jour, entre les préoccupations des Tunisiens et les ambitions de leurs députés. Samedi dernier, au palais du Bardo, on a découvert, de nouveau, que les élus de la nation ont d'autres priorités que celles qui retiennent l'attention des Tunisiens
En effet, plusieurs députés ont dévoilé aux Tunisiens une image affligeante de ce que la politique politicienne et l'opportunisme partisan ainsi que les calculs électoralistes, avant même que la campagne électorale ne démarre, peuvent engendrer comme une rupture ou une fracture définitive entre un peuple et sa pseudo-élite politique
Le démarrage, samedi 24 novembre, de la discussion, au Parlement, des projets de budget de l'Etat et de loi de finances 2019 aurait montré que le fossé se creuse, de jour en jour, entre les préoccupations des Tunisiens et leurs attentes des députés, d'une part, et les centres d'intérêt ou les questions qui sont à l'ordre du jour au Parlement, d'autre part.
Samedi dernier, les députés étaient invités à dialoguer avec le chef du gouvernement sur les principales orientations et les choix économiques et sociaux fondamentaux qui marqueront l'année 2019, considérée comme une année charnière dans le parcours de la jeune expérience démocratique tunisienne dans la mesure où elle sera couronnée, fin octobre et novembre prochains, par l'organisation des deuxièmes élections présidentielle et législatives de la deuxième République.
En effet, les élus de la nation, qui sont à la dernière année de leur mandat parlementaire (2014-2019), étaient censés discuter les priorités fixées par le gouvernement en matière de développement régional, de contrôle des prix, de soutien des familles nécessiteuses, de lutte contre le chômage, de lutte contre l'évasion fiscale, d'amélioration du rendement de l'administration, de relance du dialogue gouvernement-Ugtt, etc.
Tout au long d'une journée de débats, les Tunisiens attendaient de leurs représentants qu'ils évaluent les 11 mesures lancées par le chef du gouvernement pour lutter contre l'évasion fiscale, qu'ils critiquent la stratégie à long terme dont a été chargé le ministère de l'Agriculture en vue d'augmenter le niveau de production des produits agricoles sensibles, qu'ils s'interrogent sur les moyens qui seront mis en œuvre pour la réactivation de la commission nationale des prix, etc.
Malheureusement, ceux qui ont choisi de suivre les débats budgétaires sur le petit écran sont restés sur leur faim. Pire encore, ils ont été submergés par un sentiment de frustration dans la mesure où ils ont découvert, encore une fois, que leurs attentes sont à des années lumières des objectifs des députés.
Nos valeureux représentants ont dévoilé, de par leurs interventions, que leur dernier souci était de savoir comment la Banque des régions va être mise en place, comment les 150 millions de dinars qui seront alloués au Fonds de l'emploi vont être attribués aux jeunes demandeurs d'emploi ou comment le gouvernement va régir les 6.150 millions de dinars consacrés aux projets d'investissements publics.
A l'opposé de ces questions qui engagent l'avenir de la Tunisie et des Tunisiens, les locataires du palais du Bardo pour encore une année ont préféré consacrer «leur énergie, leur savoir-parler et leurs petites phrases assassines» à s'invectiver, à s'échanger les insultes et les allusions de corruption et à marquer des points en prévision des prochaines élections législatives et présidentielle.
Ceux qui ont pris la parole ont préféré narguer Youssef Chahed sur la prétendue affaire de putsch contre le chef de l'Etat intenté à son encontre par Slim Riahi, secrétaire général de Nida Tounès, comme si les allégations du responsable nidaïste méritaient autant d'intérêt ou comme si le palais du Bardo offrait l'espace idéal aux tiraillements politiques et aux luttes politiciennes voire les ambitions personnelles les plus démesurées pour s'exprimer au vu et au su d'une opinion publique lassée des querelles intestines et des disputes de bas étage qui pullulent déjà sur les plateaux TV et les radios.
Samedi, plusieurs députés ont dévoilé aux Tunisiens une image affligeante de ce que la politique politicienne et l'opportunisme partisan ainsi que les calculs électoralistes avant que la campagne électorale ne démarre peuvent engendrer même comme une rupture ou une fracture définitive entre un peuple et sa pseudo-élite politique.
Peut-on attendre de nos députés qu'ils prennent conscience que les Tunisiens ne leur ont pas accordé leur confiance pour qu'ils tournent le dos aux préoccupations nationales et se consacrent exclusivement à la réalisation de leurs propres agendas ou de ceux de leurs partis au moment où le pays patauge dans un crise appelant un sursaut national et une mobilisation citoyenne aussi large que possible en vue de redonner espoir aux Tunisiens en des lendemains meilleurs ?
On se pose la question et on exprime la crainte de voir nos députés rater, encore une fois, l'opportunité qui leur est offerte de coller aux préoccupations de leurs concitoyens. Notre crainte est d'autant plus légitime et compréhensible que le démarrage des débats budgétaires a coïncidé avec la décision de la commission administrative nationale de l'Ugtt de décréter le 17 janvier prochain une grève générale de la fonction et du secteur publics.
Malheureusement, aucun député n'est revenu sur cette décision pour appeler les protagonistes (Ugtt et gouvernement) à reprendre le dialogue dans le but d'épargner au pays le chaos et l'inconnu.
Au contraire, nos députés ont considéré que les querelles politiciennes sont plus importantes qu'une grève générale qui pourrait paralyser le pays et le faire sombrer dans l'anarchie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.