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Non, Monsieur le Président… il y a péril en la demeure !
Publié dans Le Temps le 09 - 11 - 2018

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi a parlé et a réagi aux bouleversements qui freinent le pays actuellement… mais, il a parlé devant une pléiade de journaliste, uniquement pour défendre sa cause et ses orientations… tout en omettant que, pour la circonstance, un chef d'Etat doit parler de tout, surtout des préoccupations du citoyen… Pourtant, ce n'était pas la préoccupation principale, au moment où l'opinion publique a besoin, pourtant, être tranquillisée sur le sort du pays et sur son avenir qui demeure incertain.
De jour en jour, le combat des clans s'embrase de plus en plus, alors que la situation dans le pays exige des décisions audacieuses, des concessions et la prédominance du dialogue, de part et d'autre, surtout que le président de la République est le fondateur de Nidaa Tounès et que Youssef Chahed, le président du gouvernement est un pur produit de ce parti et qui a été jeté dans la mêlée, sans préparatifs, juste pour des considérations personnelles du président de la République qui voulait, alors, remplacer Habib Essid, l'ancien chef du gouvernement qui avait été jugé, alors, comme n'ayant pas la capacité de poursuivre le travail qui lui est dévolu.
Pourtant, comble de l'ironie, on trouve, aujourd'hui, Habib Essid au palais de Carthage, avec le titre de conseiller du président de la République et on se demande, alors, comment un chef du gouvernement qui avait échoué puisse devenir un bon conseiller pour les affaires politiques ?
L'histoire se répète, actuellement, avec Youssef Chahed que le président de la République et son parti Nidaa Tounès veulent évincer… mais, l'histoire n'est plus un éternel recommencement et l'actuel président du gouvernement s'est montré un os dur, avec, en plus, de grandes ambitions politiques.
Contrairement aux attentes des Tunisiens qui se sont sentis trahis, Béji Caïd Essebsi s'est allié avec le mouvement Ennahdha, dans un consensus contre-nature et ceci dès l'annonce des résultats des élections de 2014… Depuis, les deux partis ont tenu les rênes du pouvoir ensemble, sans que le citoyen comprenne quel programme ils allaient appliquer… et cela reste toujours flou jusqu'à, aujourd'hui.
Ils ont continué à le faire, dans le cadre de l'accord de Carthage, avec la constitution d'un gouvernement d'union nationale qu'ils ont jeté, aussi, dans le bain, sans aucune ligne conductrice claire et le résultat en est, comme le voit tout le monde, une crise économique aigüe, une dégradation vertigineuse du pouvoir d'achat, des finances à vau-l'eau et tant d'autres problèmes qui sont devenus difficiles à gérer.
Pourtant cela ne semblait pas préoccuper outre-mesure les décideurs politiques, avec Nidaa Tounès qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il était et qui cherche à trouver des alliances, pour remplir le vide laissé par le départ de ses enfants, simplement pour faire plaisir à Hafedh Caïd Essebsi qui se comporte comme le seul maître à bord et qui cherche à s'accaparer la direction du parti coûte que coûte, au point où il a été le premier à demander la tête de Youssef Chahed, provoquant une fracture dans la coalition au pouvoir, avec des pro et anti-Chahed.
La situation a dégénéré, par la suite, et le résultat en est que le chef du gouvernement, son ambition politique aidant, a cherché refuge dans le giron du mouvement islamiste, avec toutes les conséquences qui s'en sont suivis.
Et là, ce n'est plus la faute de Youssef Chahed, surtout que c'est Béji Caïd Essebsi qui avait été le premier à s'allier à ce mouvement qui veut se refaire une nouvelle virginité, dans l'espoir de continuer à être un facteur déterminant dans la politique tunisienne.
Pour le remaniement ministériel, le président Béji Caïd Essebsi a affirmé qu'il « n'y a pas péril en la demeure » et là, il se trompe, parce qu'il y, vraiment, péril en la demeure, avec des politiciens embourbés dans leurs querelles et le pays qui s'enfonce de plus en plus dans la crise, un gouvernement qui pagaie dans le vide et qui n'arrive pas à se concentrer sur sa mission principale, alors qu'on commence à discuter le budget de l'Etat et la loi de finances pour 2019.
Il y a péril en la demeure avec un pays qui perd de plus en plus sa crédibilité et son prestige, pour des querelles de palais qui auraient dû être réglés, dans les coulisses, avec pour premier objectif le rassemblement des forces progressistes et démocratiques, afin de faire front face à l'obscurantisme, l'extrémisme religieux et le terrorisme.
Le pays a besoin d'une direction forte, clairvoyante et sensible aux préoccupations du citoyen qui se sent leurré et trahi et il tient aux décideurs politiques de revenir à la raison.


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