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Des actes et non des excuses
Dossier : Détresse de nos installations sportives
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 01 - 2019

A quoi rime le fait de construire de nouvelles installations, alors que la majorité de celles qui sont en place tombent en ruine ? Le football n'est pas le seul à souffrir de cet état de fait. Les salles de sport couvertes connaissent les mêmes problèmes. Des installations qui ne sont pas encore entrées en fonction et qui menacent effondrement. Des piscines qui sont désertées même par les grenouilles. Comme il y a quelque chose qui ne va pas, il faudrait prendre des mesures et non pas se contenter d'enregistrer les défaillances.
Le fait d'être obligé de désigner un derby tunisois à… Monastir, en raison de l'indisponibilité technique d'un terrain à Tunis, figurera dans les annales du sport national.
La Tunisie qui fut à une certaine époque le «refuge» de toutes les confédérations, toutes disciplines confondues, à chaque fois qu'elles avaient des problèmes d'organisation, voit une de ses fédérations, la plus importante du pays, acculée à déplacer une rencontre aussi importante à l'extérieur de la capitale, parce que cette capitale ne possède aucune installation valide pour abriter une rencontre qui se jouait dans le temps face à soixante mille spectateurs.
Sur ces mêmes colonnes, nous avions proposé d'observer une pause et d'arrêter ou de ralentir la construction de nouvelles installations et de mettre en place un plan de remise en état de celles qui existent et qui ne servent plus à grand-chose. Dans ce même ordre d'idées, nous avions proposé de faire assister les services techniques chargés de l'engazonnement des terrains par des personnalités étrangères, compétentes en la matière. Et pas n'importe quels spécialistes, car il faudrait que ce soit des techniciens expérimentés. Comme nous verrons par ailleurs, la France a fait appel à des spécialistes anglais, passés maîtres dans le domaine pour gérer et former.
A quoi rime le fait de construire de nouvelles installations alors que la majorité de celles qui sont en place tombent en ruine ?
En effet, nous avons tous eu l'occasion de voir l'état du gazon de Radès lors de la dernière rencontre jouée sur ce terrain. Il était dans un état lamentable. Chercher à expliquer cet état de fait serait inutile. Quelles que soient les mesures prises, le terrain de Radès sera dans le même état la saison prochaine à la même époque de l'année. C'est qu'on a beau prévoir, sur les huit, sinon plus, sortes de graines sélectionnées, un type (ou deux) de gazon pouvant tenir le coup en saison hivernale, nous enregistrons les mêmes problèmes en raison des mesures d'accompagnement de cette précaution. Il faudrait, en effet, prévoir pour la saison froide le chauffage souterrain et la couverture de toute la surface, pour prévenir les effets du froid, parfois du gel.
Ni Radès, ni aucun autre terrain en Tunisie, en gazon naturel ne dispose de ces installations qui coûtent horriblement cher et qu'il aurait fallu prévoir bien avant la mise en place de ces installations.
Indépendamment de cela, tous les terrains du monde ont besoin :
- D'une période de «regarnissement» pour reprendre les zones altérées et d'engraissement afin de redonner du souffle et enrichir le sol. Le choix de la période hivernale est de rigueur chez nous, mais lorsque le stade d'El Menzah et celui du Zouiten étaient opérationnels, personne ne ressentait le besoin d'aller à… Monastir pour faire disputer un derby tunisois devant 3.600 spectateurs ! Le match s'est finalement disputé à huis clos.
- D'un calendrier d'utilisation strict et qu'on ne change sous aucun prétexte. La Fédération de football endosse là une lourde responsabilité. Elle devrait tenir compte de ce facteur «période d'entretien» qui a lieu tous les ans et établir ses calendriers en fonction des disponibilités. Le fait de jouer au chat et à la souris entre les différentes parties prenantes ne mène nulle part. Le gazon est une plante vivante qui a besoin, d'entretien, de repos et de connaissances parfaites de la part de ceux qui l'entretiennent. Le gazon naturel des terrains de sport est, en effet, entretenu avec des pratiques physiques et chimiques (tontes, engrais, pesticides) encore plus intense qu'en agriculture dite «conventionnelle», notamment pour répondre à certaines normes et règlements. Et c'est là où se pose la question cruciale qui consiste à se demander qui choisit, ensemence et entretient ce gazon. La réponse se trouve auprès de ceux qui en sont responsables. Dans ce domaine, l'empirisme est à écarter absolument.
Ne pas avoir de complexes
A titre d'exemple : pour que le gazon du Stade de France ou du Parc des Princes soient en bon état, les gérants des lieux, sans aucun complexe, ont engagé des spécialistes anglais. Il semble que l'on se prépare à agir en cette direction, mais commençons par mettre les hommes qu'il faut là où il le faut. Mettons en place les moyens et appliquons strictement les consignes et les exigences.
Les terrains en gazon artificiel, eux aussi, ne sont pas aussi en bonne santé. Ces installations ont besoin d'entretien aux moyens d'appareils bien spécifiques, d'apport de sable ou de matières spécialement conçues (des granulats), pour garder leur souplesse. Où en sont-elles ? Sur ces terrains mal entretenus, les chutes occasionnent des brûlures aussi douloureuses que dangereuses.
Les terrains synthétiques ont été vus, un peu partout, comme la panacée. Leur coût d'installation est de trois à quatre fois plus élevé que celui d'un terrain en herbe, mais leur entretien est nettement moins coûteux. Ils permettent une utilisation plus intensive. Un terrain synthétique peut être utilisé environ 45 heures par semaine, contre 10 heures pour celui en herbe. Le terrain synthétique est disponible par tous les temps, alors que celui naturel devient vite impraticable par temps de pluie. Bref, s'il coûte plus cher à l'achat, le terrain synthétique revient 4 à 5 fois moins cher à l'usage, par heure d'utilisation.
Une nouvelle génération de terrains a vu le jour avec une association du gazon naturel et du gazon artificiel. Le monde avance et nous faisons du surplace.
Voilà l'illustration parfaite de la détresse de nos installations sportives. Une détresse qui touche presque tous les autres stades à deux ou trois exceptions près.
Parer au plus pressé
A la suite des visites effectuées par la ministre de la Jeunesse et des Sports, un certain nombre de décisions ont été prises. La présence des départements directement concernés autour de la ministre semble être un garant de réussite et de …concrétisation. C'est ainsi que le Zouiten sera remis en état dans les semaines qui suivent. En effet, l'infrastructure de base est en très bon état et cette installation pourra abriter des rencontres avec seize à vingt mille spectateurs. Il suffit de procéder à la consolidation des séparations et de quelques autres bricoles faciles à effectuer. La Fédération s'est proposée de s'en occuper pour éviter les procédures municipales qui risquent de tout remettre en cause, en raison des formalités administratives à respecter. C'est une bonne chose, et cela nous semble plus réaliste que les propositions destinées au grand public.
Reste la piscine du Belvédère. Cette auguste installation est à refaire, mais en l'améliorant pour la couvrir avec un toit amovible pour qu'elle puisse servir toute l'année. Avec les matériaux composites actuels, cela n'aura rien de génial. C'est l'occasion et ce sera d'un très grand apport pour la natation tunisienne et… tunisoise.
Une cellule de crise
Bien entendu, le football n'est pas le seul à souffrir de cet état de fait. Les salles de sport couvertes connaissent les mêmes problèmes. Des installations qui ne sont pas encore entrées en fonction et qui menacent effondrement. Des piscines qui sont désertées même par les grenouilles.
Le Département des sports devrait mettre en place une cellule de crise pour suivre au jour le jour la concrétisation de tout ce qui a été décidé. Toutes ces installations, c'est l'Etat qui en a été le maître d'œuvre et qui les a ensuite confiées à des gestionnaires.
Et comme il y a quelque chose qui ne va pas, il faudrait prendre des mesures et non pas se contenter d'enregistrer les défaillances.
La solution pourrait venir de la mise en place d'un office, d'un organisme pour l'entretien et la maintenance des infrastructures avec des antennes en fonction de la densité des infrastructures en place. Il pourra se pencher sur les problèmes qui se posent, faire appel à des spécialistes, former des cadres et des ouvriers spécialisés, acquérir du matériel spécifique, hors de portée des municipalités, qui pourra être utilisé là où il le faut. Un organisme qui soit vacciné contre «l'administrite» et qui contribuera dans les plus brefs délais à résoudre ces questions d'entretien et de maintenance.


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