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Continuité ou conflit
Les partis politiques et le citoyen tunisien
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 07 - 2011

Après la révolution, la scène politique tunisienne connaît une dynamique assez particulière. En faisant un tour d'horizon, nous observons tous les jours des changements dans les attitudes des citoyens, hommes politiques, décideurs, acteurs de la société vis-à-vis des partis politiques. La scène politique grouille aujourd'hui comme une «ruche» : foisonnement de partis et de mouvements politiques dont le nombre dépasse aujourd'hui la centaine, des comportements et des attitudes divers, générateurs d'un climat d'incertitude, de conflit.
Alors que notre pays se prépare à vivre une échéance politique cruciale, tous les partis politiques œuvrent d'ores et déjà pour la réussite du processus de transition démocratique.
En effet, et en vue d'approfondir le débat public sur les contours de la transition démocratique en Tunisie après la révolution du 14 janvier 2011, l'association «Initiatives one world, communication, médias, gouvernance», a organisé, hier, à Tunis, en partenariat avec l'observatoire tunisien de la transition démocratique et avec le soutien de la Fondation Hanns Seidel-Maghreb, une journée d'étude portant sur «Les partis politiques et le citoyen tunisien, relation de continuité ou de conflit» à laquelle ont pris part des représentants des partis politiques et de la société civile.
Le débat a été focalisé essentiellement sur le rôle des médias et de la communication dans le renforcement du processus de transition démocratique, la relation entre les partis politiques et le citoyen tunisien, l'image de ces partis auprès du citoyen, les inconvénients de l'action des partis.
Les participants ont mis l'accent sur l'agenda des partis politiques et l'opinion publique, en examinant les dossiers de la transition démocratique, en commençant par l'Instance supérieure de la réalisation des objectifs de la révolution et de la réforme politique et les raisons qui ont incité plusieurs partis à se retirer, passant par l'Instance supérieure des élections et le «pacte républicain» qui suscite aujourd'hui une véritable controverse. Un autre thème non moins important a été analysé, celui du «marketing politique des partis politiques : stratégies de communication politique et élections de l'Assemblée constituante», où les participants ont énuméré les formes et les méthodes de communication politique, partant du contact direct, conférences, rencontres, passant par les journaux des partis politiques, des affiches, sans pour autant négliger l'importance de la communication électronique (sites, blog, Facebook, Twitter…).
Dans son allocution d'ouverture des assises de cette journée d'étude, Mme Asma Nouira, représentante de l'observatoire tunisien de la transition démocratique, a insisté sur l'importance du suivi de la mise en œuvre du processus démocratique au cours de cette étape. «L'action de la société civile et des associations contribuera certes à la réussite et à la bonne marche de l'opération de transition démocratique. Des efforts considérables ont été déployés pour assurer le suivi et l'évaluation du travail des partis politiques, dont le nombre va crescendo, et de veiller à leurs programmes ainsi que celui de l'Instance supérieure de la réalisation des objectifs de la révolution. Le Tunisien est toujours avide de plus amples détails et informations sur toutes les étapes de l'opération de la transition démocratique».
Crise de continuité et de communication
Selon un sondage d'opinions effectué récemment sur les intentions de vote, environ 67% n'ont pas encore décidé pour qui ils vont voter, 4% refusent de voter. Cette négligence émane d'une crise de continuité et de communication entre les partis politiques et le citoyen.
Aux dires de D.Salem Labyadh, de l'Institut supérieur des sciences humaines de Tunis, «les partis politiques sont les mieux placés pour défendre leurs causes, leurs idées et programmes, diffuser leurs programmes. Le sujet des partis politiques était un tabou auparavant. L'ancien régime exerçait beaucoup de pressions sur les militants des quelques partis politiques existants. Aujourd'hui, tout a changé, des espaces de réflexion et de débat ont été fournis à tous les hommes politiques et aux citoyens, où ils peuvent s'exprimer de vive voix, en toute liberté. La voie est balisée pour consolider la relation entre les partis politiques et le citoyen, qui ignore l'agenda de ces partis, leurs programmes et objectifs. C'est dire que ces partis appartiennent au bercail des quatre grandes «familles» intellectuelles, à savoir les tendances libérales, nationales, islamiques et de gauche».
Une question se pose : ces partis sont-ils le fruit d'une réalité objective de la société ou de simples «produits» de l'Etat ? Pourquoi ce grand nombre de partis ? Cela est dû évidemment aux pressions, à l'oppression, à l'absence de liberté d'expression et de la presse, et à l'absence de participation politique aux affaires de la nation. «D'un point de vue sociologique, durant toutes les périodes de transition dans toutes les sociétés, émergent plusieurs formes d'expression politique exploitées importunément par les politiciens. Concernant la relation entre les partis politiques et le citoyen, ce dernier ne disopse pas d'une feuille de route claire sur les partis qui lui permet de distinguer entre eux et de choisir celui qui lui convient». Et d'ajouter : «Il ya des partis qui ont des moyens financiers et de communication suffisants mais leurs programmes ne sont pas connus. Tous les partis se ressemblent et n'ont pas de bureaux qui les représentent dans toutes les régions».
Dans le même ordre d'idées, M.Mohamed Salah Hidri, président du Parti de la justice et du développement, n'a pas manqué de rappeler que le citoyen tunisien était exclu de la scène politique et ne bénéficiait pas d'une culture politique. «La révolution a été déclenchée pour des raisons économiques et sociales, les sit-in des jeunes à la Kasbah ont été une première étape pour intégrer la scène politique pour pouvoir concrétiser les objectifs escomptés. Nous avons essayé de nous rapprocher de ces jeunes pour les convaincre de nos programmes d'avenir qui consistent en prime en la réalisation des fondements de la justice et de la promotion du développement un peu partout. Nul n'est censé ignorer que n'importe quel parti politique doit être fondé sur des idées voire des solutions. Parmi ces solutions, la coalition des partis politiques qui devaient assumer une grande responsabilité à l'égard des jeunes. Ces partis sont appelés plus que jamais à participer à la diffusion de la culture politique auprès des citoyens».
M. Abdellatif Abid, représentant le forum démocratique pour le travail et les libertés, a insisté sur l'absence totale de la culture et du développement politique dans notre pays. Aujourd'hui avec la multiplication des partis politiques, «on va opter certes pour la coalition pour qu'on puisse arriver à constituer des pôles des partis politiques. Car le citoyen n'est pas habitué à ce foisonnement de partis et a tendance à se désintéresser de la vie politique en général depuis des années. Idem pour les partis politiques qui manquent de moyens leur permettant de faire leur campagne électorale», ajoute M.Abid.
Le débat a été focalisé également sur le rôle crucial que doit jouer chaque parti politique afin de répondre aux besoins économiques, sociaux et civilisationnels, bâtir un Etat moderne, démocratique, où règnent le pluralisme, la liberté d'expression et de la presse. Un parti qui respecte la religion, la gratuité de l'enseignement, les arts. Un parti qui contribue au développement des richesses nationales, de l'industrie, de l'agriculture, à la promotion de la langue arabe et de l'identité nationale et de l'action arabe commune…


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