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Quelques conseils à l'adresse des inféodés à l'ancien régime et des réactionnaires
Opinions


Par TAHINTI Khaled*
Il faut toujours quelqu'un pour jouer le mauvais rôle, un empêcheur de tourner en rond. Les inféodés au régime déchu et les réactionnaires, et ils se confondent généralement, jouent le rôle de contre-révolutionnaires. Le courage qui leur a manqué; non pour s'opposer et s'attirer les foudres de l'ancien régime, c'est trop leur demander, mais pour résister à ses charmes qu'il déployait sans grand effort; ils l'ont retrouvé pour s'opposer vigoureusement, énergiquement et avec beaucoup de conviction à la marche révolutionnaire.
Tout régime, quelle que soit sa nature génère des opposants, des empêcheurs de tourner en rond. Les régimes démocratiques ne vivent et ne prospèrent que parce qu'ils ont des opposants. Les régimes dictatoriaux provoquent nécessairement et forcément des opposants, qui deviennent des ennemis à abattre. La révolution aussi, en tant que régime politique qui se met en place, se heurte à une opposition composée des affidés de l'ancien régime. Mais cette opposition-là est bien curieuse, parce qu'habitée d'une forme de complexe de supériorité héritée de sa position dominante et privilégiée d'antan (elle pourrait s'adresser aux Tunisiens pour leur dire qui êtes-vous ? comme l'avait fait Kadhafi en s'adressant aux Libyens qui ne voulaient plus de lui), elle agit, non comme une opposition qui ne détient pas le pouvoir, mais comme un pouvoir constitué, parallèle, qui se donne les moyens de défaire ce qui a été fait. Elle se prend pour ennemi à abattre la révolution. Ainsi, il est curieux de constater que les régimes dictatoriaux comme les inféodés à l'ancien régime se caractérisent tous les deux par leur haine viscérale de leurs adversaires. Ils ne peuvent supporter l'autre et font tout pour le nier. Autant l'opposition dans un régime démocratique est inhérente à cette démocratie, nécessaire; autant l'opposition à un régime dictatorial est courageuse; autant l'opposition à la révolution est incompréhensible, tant elle choque par sa inhumanité et par son absurdité. Cette opposition-haine de la révolution se dresse contre la volonté d'un peuple qui a choisi la liberté et qui aspire à la démocratie. Pour cela, elle n'a aucune légitimité, c'est même un crime de haute trahison que de se dresser contre la volonté d'un peuple. On peut avoir des avis différents sur le processus à suivre, sur les choix politiques, sociaux, économiques, culturels…mais on n'a pas le droit de s'opposer au changement et qui plus est, par le recours à la violence et au sabotage. Rien ne justifie tant d'acharnement à faire capoter un choix du peuple.
Les intérêts de tout ordre, les privilèges, les passe-droits, les avantages perdus, ne suffisent nullement à expliquer et encore moins à justifier qu'on se livre à une bataille d'arrière-garde, contre et envers tous. Les réactionnaires inféodés à l'ancien régime doivent comprendre qu'on ne peut arrêter la marche de l'Histoire. Ils doivent se rendre à l'évidence que la volonté d'un peuple qui a balayé un régime despotique et corrompu, n'en déplaise aux sceptiques et aux négationnistes, ne peut souffrir qu'une poignée d'irréductibles, guidés par un égoïsme qui les rend presqu'inhumains, mette en échec une œuvre pour laquelle tant de femmes et d'hommes se sont sacrifiés. Les intérêts d'un peuple et ses choix d'avenir sont infiniment plus importants et plus vitaux que les égoïsmes individuels de ces inféodés qui ont déjà vendu leurs âmes au diable et qui vendraient pères et mères pour défendre leurs plates-bandes. Qu'ils comprennent une fois pour toutes que tout retour en arrière est impossible et que leur tour est passé. Qu'ils soient sûrs que même si la révolution échoue, de nouveaux inféodés naîtront : A chaque époque ses hommes, ses laquais, ses larbins et ses sangsues. Un proverbe de chez nous dit qu'on ne peut vivre son temps et celui des autres. Le peuple tunisien ne supportera plus le dévoiement et il est tout à fait mesquin de penser que les inféodés à l'ancien régime, qui lui ont permis de perdurer en le défendant et en le cautionnant moyennant des avantages indus et des passe-droits, peuvent retrouver leur position d'antan. Ils doivent comprendre que leur macabre et honteuse mission et leurs basses œuvres, qui ont permis tant de crimes contre le peuple, s'est achevée dans le déshonneur et le mépris avec la chute du régime qu'ils ont tant défendu et encensé.
Fin tragique, désaveu cinglant, et pourtant les adorateurs du régime déchu n'en n'ont cure et continuent de plus belle une œuvre axée sur le sabotage de tous genres, la violence, le complot, la manigance. A vrai dire, chassez le naturel il revient au galop: Ces gens-là ne se trouvent aucune perspective et ne se découvrent aucun horizon après la révolution, tant ils ont vécu plus de deux décennies durant dans la complaisance, la fourberie, la mesquinerie, le dévoiement et la négation de tout ce qui paraît au commun des mortels comme des valeurs inhérentes à la condition humaine telle que l'honnêteté, la droiture, la vertu, le labeur. Ils n'excellent que dans ce qu'ils ont toujours fait de négatif et de nuisible et ne peuvent envisager autre chose que la médiocrité et l'égoïsme.
Justifiant leur attitude injustifiable, les plus affables d'entre eux prétendent que la révolution n'est qu'un canular qui est tellement gros qu'il passe inaperçu pour ce peuple ignare qui a tellement avalé de couleuvres et qu'il n'est pas à une autre près. Pour eux, rien au fond n'a changé et ils se donnent pour mission sacrée de convaincre que notre destin leur est prisonnier et que sans eux point de salut. Ils répètent à souhait à qui veut les entendre que les temps anciens n'étaient pas si médiocres qu'on veuille s'en convaincre. Et ils finissent par avancer l'argument massue qui consiste à nous rappeler le bon vieux temps où quiétude et sécurité régnaient et de prévenir sur un ton grave que le pays va droit au mur, pour aboutir à ce constat limpide : sécurité prime sur liberté. Aux actes de violence, de sabotages, de manipulations se joint une forme de terrorisme intellectuel fondé sur un argumentaire voulu comme «objectif» et qui a pour but ultime de saper le moral et de gonfler les rangs des sceptiques.
A ces gens-là, passés maîtres dans l'art de travestir la réalité et de la manipulation, il faut rappeler cette citation de Benjamin Franklin : «Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux». Le peuple tunisien ne sacrifiera ni sa liberté et encore moins sa sécurité, parce qu'elles lui ont tant manqué des siècles durant et parce que liberté et sécurité sont les attributs fondamentaux de tout peuple digne de ce nom.
Alors, messieurs les comploteurs, saboteurs, exécuteurs des basses œuvres de tous genres, couchez-vous et rentrez dans vos niches et faites-vous oublier, peut-être qu'avec le temps on vous pardonnera vos méfaits.


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