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A qui profite la nahdhaphobie ?
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 11 - 2011


Par Mohamed Naceur ABASSI
La princesse Elyssa, Didon pour les Occidentaux fonda en 814 avant Jésus Christ Karat Hadacht, Carthage, ce New York antique, après sa fuite précipitée de Tyr et l'épopée de la traversée maritime vers le cœur de l'Afrique du Nord, où elle établit sur le plus beau site de l'Afrique méditerranéenne une cité, qui avec le temps, deviendra si prospère et si puissante qu'elle faillit détruire Rome et se proclamer maîtresse de toute la Méditerranée. Les classiques français ébahis par cette dame de fer lui réserveront une place appréciable dans leurs œuvres littéraires et éternelles qu'elle partagera avec Sophonisbe (Safwa Ennasab), cette belle et fière Carthaginoise qui de Curta, l'ancienne Constantine, se donna la mort pour ne pas tomber entre les mains de Scipion l'Africain et autre Massinissa après la défaite de son vieil époux et roi berbère Syphax aux côtés d'Hannibal.
A ne pas oublier la Kahéna, cette jeune reine berbère qui eut sous son autorité des Berbères judaïsés et chrétiens et quelques phalanges byzantines, elle s'opposa aux arabo-musulmans le glaive à la main et pratiqua la tactique de la terre brûlée devant l'envahisseur onze siècles avant les Russes devant les troupes de Napoléon et treize siècles avant les Soviets devant les troupes nazies de Paulus. Avant de succomber, la fière Kahéna confia ses fils aux vainqueurs magnanimes pour qu'ils puissent construire avec les nouveaux maîtres le pays que l'exigence de la guerre a conduit à la destruction.
Descendantes de femmes aussi illustres, qui ont bravé la mer et la mort, qui ont utilisé le courage et le bon sens afin de conduire leur peuple à bon port, auriez-vous peur du programme d'un mouvement islamique, qui ne revendique en fin de compte qu'une répartition équitable des richesses du pays entre les citoyens, fruit de l'effort de tout un chacun sous le parapluie de la vertu islamique, loin des frasques des fratries honnies Ben Ali et Trabelsi de Leïla Trabelsi et autre Saïda Agrebi à l'ombre du sombre despote que fut Ben Ali ?
Comment expliquer notre silence devant la main basse effectuée par les incultes frères du couple régnant détesté sur les emplacements des illustres vestiges qui ont vu briller de mille feux la Carthage punique et la Carthage romanisée, vestiges et sites qui font la fierté des Tunisiens, que dis-je de l'humanité entière même ?
Où étiez-vous mesdames et messieurs les intellos lorsque ces sinistres larrons déterraient, vendaient et mordaient à pleines dents les fruits de leurs tristes besognes, lorsqu'ils s'appropriaient les vestiges artistiques de vos ancêtres au vu et au su de tout le monde, y compris le monde démocratique ?
Qui donc se cache derrière la peur de nos valeureuses sœurs, sœurs qui constituent depuis un demi-siècle le 1/3 des bras qui font tourner nos usines et fonctionner nos administrations ? Si ce n'est l'arrière-garde des troupes novembristes défaites et déroutées qui veulent à tout prix annuler l'épanouissement de la Tunisie démocratique, en faisant croire aux âmes sensibles que l'afghanisation de la société est à nos portes, alors que tout nous rapproche de par l'histoire et la géographie de l'exemple turc. En effet, ouvertes sur l'Europe depuis la nuit des temps, entretenant des rapports économiques privilégiés avec l'Union européenne, la Turquie et la Tunisie furent les premiers pays musulmans à interdire la polygamie et à libérer la femme des carcans de l'obscurantisme en la faisant participer aux activités sociales les plus diverses à l'instar de la gent masculine.
Aujourd'hui, le taux de croissance économique de la Turquie dépasse allégrement les 12% contre 1,2% pour la Tunisie, grâce au vertueux parti d'Erdogan de tendance islamique, enfanté par les urnes, et qui n'a pas renié les acquis de la femme d'avant son avènement, ni l'adhésion combien substantielle de la Turquie au sein de l'Otan.
N'est-il pas étonnant de constater encore que certains pays occidentaux en mal d'époque se targuent de nous enseigner quant aux limites de notre démocratie, alors qu'ils ont béni de tout leur cœur la démocratie là où elle se trouve même d'essence religieuse sous le Likoud en Israël, le Parti nationaliste hindouiste en Union indienne, le Parti démocrate chrétien en Allemagne et redoutent l'apparition de partis démocrates selon les normes de transparence les plus largement reconnues, mais de tendance islamique ?
En Tunisie, le 23 octobre 2011, la Vox Populi (Voix du peuple) enfantée par les urnes a propulsé sur les devants de la scène politique des mouvements de tendances diverses, mais qui partagent le même objectif: faire sortir la Tunisie de l'ornière de la spoliation et du sous-développement. Conscient de cette lourde tâche, le mouvement Ennahdha, tête de liste des dernières élections, a invité tous les partis élus à la Constituante à participer à l'œuvre gouvernementale, annihilant par là toute prétention d'accaparer les rênes du pouvoir ou de mettre en cause les acquis de la femme.


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