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L'entretien et la rénovation font toujours défaut
Les squares et jardins publics à Tunis
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 03 - 2012

La ville de Tunis compte un nombre de jardins publics et de squares qui constituent des espaces naturels fréquentés par les habitants de la capitale, mais aussi par les visiteurs tunisiens ou étrangers qui veulent marquer un temps de pause au milieu de la verdure. A part le parc du Belvédère qui occupe une importante superficie avec son zoo et son parcours de santé, le nombre des espaces verts peut être considéré comme limité dans une ville où la densité de la circulation automobile et le développement des locaux commerciaux et administratifs sont source de pollution sous ses différentes formes.
En effet, le parc automobile se développe de façon impressionnante dans le centre-ville, sans compter les bus de transport en commun. Cela entraîne une émission de fumée de CO2 qui rend l'air assez pollué. D'où l'importance de ces squares qui accueillent en ces jours de printemps des visiteurs de diverses catégories sociales: des femmes au foyer, des travailleurs mais aussi des clochards et des mendiants qui passent le plus clair de leur temps dans ces bancs usés. En fait, une tournée dans certains jardins publics montre que l'entretien et les travaux de rénovation font défaut. Dans le meilleur des cas, des agents municipaux sont mobilisés pour enlever les ordures et tailler les branches des arbres. L'irrigation du gazon se fait par l'eau potable dans plus d'un espace vert, alors qu'il était plus judicieux de recourir à l'eau usée traitée, d'autant plus que d'importantes quantités traitées – nécessitant des dépenses faramineuses – sont disponibles et seule une partie infime est utilisée.
Rationaliser le choix des plantes
L'un des plus anciens espaces, celui de la Place Barcelone, côtoie la station principale de bus – publics et privés –, la station du métro léger et celle des taxis individuels et collectifs. Il se trouve au milieu d'une activité tumultueuse et d'un trafic dense de véhicules de toutes sortes. La rue de la Gare, juste à côté, constitue le lieu de passage de nombreuses voitures chaque jour. Les jets d'eau sur les bassins qui étaient là quelques années plus tôt ont disparu pour laisser la place à des surfaces gazonnées. Les gens de passage fréquentent ce square pour attendre un rendez-vous ou pour prendre l'un des moyens de transport disponibles. Quelques bancs en argile et en bois, toujours là, ont l'air assez usé et ont besoin d'un badigeonnage. De nouvelles plantations seraient également bénéfiques pour améliorer le cadre environnemental. L'un des visiteurs propose «d'ouvrir le square aux vendeurs ambulants pour créer une certaine ambiance et permettre une meilleure fréquentation des gens. Car à certaines périodes de la journée, ce square a l'air abandonné, ce qui encourage les malfaiteurs à s'y réfugier».
Dans le cadre d'une démarche rationnelle, il est recommandé d'opter pour des plantes qui s'adaptent bien au climat semi-aride et à l'esthétique urbaine. Par le passé, le choix des arbres s'est porté essentiellement sur les ficus et les palmiers. Or, le marché compte de nombreuses variétés florissantes au printemps et résistant aux effets de la chaleur. D'ailleurs, plusieurs palmiers – pourtant connu pour leur capacité de résister à la chaleur – n'ont pas pu se développer toujours, faute d'entretien.
Le jardin public de Bab El Khadhra a l'air, lui aussi, de souffrir du laisser-aller constaté. Situé près d'un lycée, cet espace est fréquenté par certains élèves qui y passent quelque temps quand les conditions climatiques leur permettent pour casser la croûte avant de reprendre les cours. Ce même espace sert aussi de terrain de foot pour ces lycéens qui cherchent à se distraire et à se dégourdir les jambes. Certains visiteurs passent également quelque temps au milieu d'un trafic automobile assez dense. Les transporteurs qui garent leurs camions aux environs fréquentent, eux aussi, cet espace pour marquer une pause, voire pour manger et dormir! Les riverains (dont des commerçants) ne manquent pas d'utiliser une partie de l'eau destinée à l'irrigation du gazon et des plantations à des fins personnelles. Un lycéen estime qu'il préfère passer ses heures libres dans ce jardin plutôt qu'à la maison «car là, je peux rencontrer mes amis et jouer ou réviser mes leçons surtout quand le temps est beau».
Acte malveillant à l'égardde la nature
L'infrastructure de ce jardin public où le jet d'eau est inactif depuis belle lurette a fait l'objet d'actes de vandalisme. Certains carreaux de faïence qui ornent le bassin ont été enlevés pour être utilisés ailleurs. Les arbres n'ont pas pu être préservés des vandales qui cherchent à porter atteinte à l'infrastructure et aux équipements collectifs sans raison apparente. Sans doute, pour exprimer leurs colère et leur mécontentement en faisant payer le prix au milieu naturel. Non clôturé et gardé, le jardin public est en butte à tous les risques de dégradation dans la mesure où à chaque moment de la journée, y compris la nuit, des individus peuvent y pénétrer et effectuer leur acte malveillant à l'égard de la nature. Certaines personnes vont jusqu'à brûler des ordures dans un coin du jardin sans se rendre compte qu'un tel acte peut embraser toutes les plantations, y compris les arbres.
Le square du Passage, situé près de la station du métro de la République, est également l'un des anciens espaces verts de la capitale et se distingue par ses plantations et son gazon étendu sur plusieurs mètres carrés. Clôturé, le square est ouvert pendant la journée pour permettre à des familles de s'étendre sur le gazon ou de se reposer sur des bancs. Les jeux pour enfants ont été abandonnés. La pollution semble le point faible de cet espace où certaines familles n'hésitent pas à jeter leurs déchets (des emballages, des sachets, des bouteilles en plastique vides) à tour de main sans prendre la peine d'utiliser les corbeilles mises à leur disposition. Vaste, ce square accueille, parfois, certaines manifestations de sensibilisation en autorisant les organisateurs à dresser des tentes.
Ce square constitue aussi le lieu de rendez-vous de plusieurs personnes qui veulent se rencontrer, dans la mesure où il est situé en plein centre-ville à quelques pas des moyens de transport collectif et proche des commerces. Les habitants qui viennent des zones proches de la capitale, voire des régions intérieures du pays, se rendent à cet espace vert pour se reposer avant de continuer leur chemin.
D'autres espaces verts de moyenne et de petite taille sont répartis dans certaines zones de la ville de Tunis, à l'instar du jardin public de l'avenue de Paris à proximité d'une compagnie d'Assurance qui continue à accueillir une minorité de visiteurs malgré sa dégénérescence visible. D'où la nécessité de mettre en œuvre un plan de rénovation des différents squares et jardins de la ville de Tunis en érigeant si possible une clôture dans ceux qui n'en disposent pas et en diversifiant les plantations pour que ces espaces deviennent un cadre avenant où il est possible de passer d'agréables moments au milieu de la verdure.


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