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Violence salafiste : trop, c'est trop !
Sécurité — Conférence de presse du ministre de l'Intérieur
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 06 - 2012

• Le ministre a pointé du doigt les déclarations et les communiqués de certains syndicats des forces de l'ordre
«dont certains responsables jouent aux malins».
• «Sur la scène tunisienne, on peut accepter que certains groupes salafistes adoptent une approche sociale différente, mais les dérives d'autres groupes du même courant qui cherchent à changer le style de vie
des Tunisiens sont intolérables»,o explique le ministre
S'agit-il d'une réelle dégradation des conditions sécuritaires dans le pays ou tout simplement de fausses analyses des faits, fondées sur des évènements isolés et amplifiés par les médias? En effet, récemment, force est de constater que la violence a grimpé de plusieurs crans dans maintes régions du pays : des attaques et des menaces de groupes salafistes, qui se retranchent dans des mosquées, dans des bars ainsi que des postes de police. L'on a même assisté à des passages forcé de la frontière sud par quelques caravanes de camions chargés de produits non identifiés, à des blocages de routes dans quelques régions et même récemment dans l'une des zones industrielles de la capitale.... Autant d'éléments qui nourrissent les inquiétudes, voire la terreur chez les citoyens.
Pour dissiper les craintes des Tunisiens et mettre fin à toute confusion, le ministre de l'intérieur, M. Ali Laârayedh, a rappelé, sur un ton ferme, lors de la conférence de presse tenue, hier, au siège du ministère, que l'état d'urgence décrété offre aux forces de l'ordre de larges prérogatives, notamment de recourir à toutes formes d'interventions spécifiques en vue de faire régner l'ordre. De même, enchaîne le ministre,le principe du recours graduel à la force contre les manifestants, conformément à l'article 4 de 1969, prévoit, entre autres mesures, l'utilisation des balles réelles. «Cet article n'est pas suspendu et les forces de l'ordre le savent» prévient-il. L'objectif de cette conférence est de répondre aux besoins des citoyens en informations sur la situation et les plans sécuritaires à mettre en œuvre. D'ailleurs, cette communication a été programmée suite à l'approbation du président de la République et du président de la Constituante d'un ensemble de plans et mesures sécuritaires. Ce rapport est le fruit d'une série de réunions avec des cadres du ministère.
S'attardant sur la situation qui prévaut dans le pays, il a relevé que «les secousses de la transition démocratique ont fait ressortir les qualités et les défauts des Tunisiens». Et d'ajouter : «En dépit de toutes les difficultés j'espère que les Tunisiens s'attacheront à leur droit à la démocratie et aux libertés».
Une violence multiforme
Plusieurs mouvements de mauvais augure entravent la bonne marche de la transition démocratique et particulièrement la paix sociale. A cet effet, le ministre a précisé que la violence individuelle ou collective, criminelle ou politique, ou autre est un réel danger public. «Mais la violence organisée reste une des menaces les plus inquiétantes», note-t-il. Et d'ajouter «quelles que soient les formes de violence, le qualificatif est unique: il s'agit d' un délit de droit commun».
Le premier type est la violence pratiquée par des groupes salafistes. Accusé de laxisme face à ce phénomène, le ministre se défend : «La majorité des détenus appartiennent à ce courant religieux». En effet, ce mouvement a pris de l'ampleur au fil du temps. Sous couvert religieux, des jeunes et moins jeunes partisans de ce courant tentent d'imposer un style de vie différent. Ce qui les amène à de graves dérives qui remontent jusqu'à l'irrespect de l'Etat républicain et même au rejet des autres mouvements à référentiel islamique. «Sur la scène tunisienne on peut accepter que certains groupes salafistes adoptent une approche sociale différente, mais les dérives d'autres groupes qui cherchent à changer le style de vie des Tunisiens sont intolérables», martèle le ministre. La difficulté de discriminer ces groupes, a-t-il ajouté, est de nature à retarder certaines opérations.
Le deuxième type de violence se développe sous couvert social. Il s'agit du blocage de routes, de lignes ferroviaires, de certains accès aux locaux de travail... «Ces mouvements qualifiés de sit-in par certains médias sont loin des attributs d'action militante», insiste-t-il.
La troisième forme de violence est générée par les conflits tribaux. «Au moment où la Tunisie s'ouvre sur son environnement maghrébin et arabe, dans le cadre des unions, certains partent sur une direction inverse», résume le ministre. Ces mouvements sont de nature à décourager les investisseurs, à retarder les investissements publics et à ralentir la cadence du développement dans les fiefs de violence tribale.
Sur la frontière sud, les contrebandiers ont profité de la conjoncture difficile dans le pays voisin pour tisser des relations mafieuses avec des partenaires libyens. «Ces réseaux portent atteinte au pays sur tous les plans, notamment économique, sécuritaire…», rappelle M. Laârayedh.
Sans oublier l'explosion de la construction anarchique et l'occupation des logements de la Snit, dont les propriétaires, les vrais, continuent à rembourser les crédits d'acquisition sans y habiter.
La prolifération syndicale
Le ministre a pointé du doigt les déclarations et les communiqués de certains syndicats des forces de l'ordre «dont certains responsables jouent aux malins». Et de renchérir que «ces syndicats sont tellement nombreux que certains sont à la limite de la légalité». Malgré la jeunesse de ces structures, selon le ministre, elles développent des comportements politisés. Pis, «certains des responsables syndicaux se sont associés à des partis politiques pour servir des agendas particuliers» relève-t-il. «Ils diffusent des rumeurs, incitent à enfreindre la loi, et dans les passages délicats ils brillent par l'absence», affirme le ministre. Le comble, ajoute-t-il, est que ces responsables meublent les plateaux télévisés et enchaînent les fausses déclarations, contrairement aux normes du secret professionnel. «Certains sont parmi les fervents défenseurs de l'ancien régime», indique-t-il.
Sur un autre plan, la commission de députés pour enquêter sur les évènements du 9 avril n'est pas encore constituée. «on a préparé tous les éléments nécessaires pour entamer les travaux d'investigation», précise le ministre.
Pas de camps d'entraînement, pas de stocks d'armes, ni de munitions.... Le ministre a rejeté toutes les rumeurs qui circulent ces derniers temps à ce sujet. Il a invité les médias et les Tunisiens à réaliser que l'effervescence de la transition démocratique est de nature à générer des dérapages mais rien ne justifie les inquiétudes pour la saison estivale. Entre-temps, le citoyen est avide de percevoir, de visu, dans son train de vie quotidien, une amélioration du rendement des forces de l'ordre. Il est d'une urgence capitale de mettre en place des plans sécuritaires efficaces.


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