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Et pourquoi pas un gouvernement de salut national ?
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 09 - 2012


Par Nabil BEN AZOUZ
Lettre ouverte à mes ami(e)s démocrates. Dernièrement Ettakattol a fait une proposition, déjà dans l'air depuis un certain temps, sous plusieurs appellations et qui, hélas, est vite passée à la trappe. Je soupçonne mes ami(e)s de se dire au fond d'eux-mêmes : «Eh bien, que la Troïka patauge seule dans cette crise et après on ramassera la mise». C'est, à mon avis, une opinion de très courte vue et qui risque de se retourner contre ceux-là mêmes qui la prônent. Vos calculs politiques ne coïncident guère avec ceux du peuple, qui, lui, est effaré devant la situation dramatique que vit notre pays (violence, intolérance, extrémisme, salafisme, divisions, misère, chômage, insalubrité, maladresses gouvernementales, cacophonie oppositionnelle...). On est tous dans la même barque et donc, nous sommes tous un peu responsables de ce radeau ivre qu'est devenue la Tunisie, ce grand-petit pays qui est le nôtre. Je comprends votre gêne et quelque part je la partage. Mais le temps n'est plus aux petits calculs politiciens. Descendez de votre tour d'ivoire et soyez responsables. Démontrez à ce peuple que vous êtes capables d'assumer et d'être là aux moments difficiles que notre pays traverse et va encore sûrement traverser. Mais bien sûr que cela doit se faire sous certaines conditions et comme vous l'avez constaté, on ne parle pas ici de gouvernement d'union nationale. C'est trop vous demander. Il s'agit de «Salut national», puisque l'union est de nos jours difficile, chimérique, voire même inexistante ; surtout en politique. Vous n'êtes pas des enfants de chœur, je vous le concède. Mais revenons à nos conditions et qui me paraissent le minimum garanti pour sauver notre pays enfin libre, mais pas encore démocratique.
Les voici, en vrac :
- Oui, pour un gouvernement de «salut national», mais pour commencer et par souci d'égalité puisqu'il s'agit de «salut national», il faut créer un poste de vice-chef du gouvernement, obligatoirement issu de «l'opposition». La Troïka doit l'accepter. A l'opposition de s'organiser et de se montrer sage et surtout rapide pour en nommer un ou une (ce qui aurait plus de gueule si c'est une femme!)
- Que tous les ministères de souveraineté nationale (Défense, Affaires étrangères et surtout le ministère de l'Intérieur, dont la neutralité est fondamentale, puisque nous aurons bientôt, je l'espère, des élections) soient dirigés par des indépendants ou comme le disent certains, par des «technocrates».
- Que tous les membres de ce futur gouvernement qui seront encore à la tête de l'Etat après le 23 octobre, n'auront plus le droit de se présenter aux prochaines élections. Cette idée, imposée par BCE lorsqu'il était Premier ministre, est toujours d'actualité, puisqu'elle assure à notre avis, une certaine neutralité de ceux qui gouvernent.
- Que tous ceux qui adhèrent à cette idée de gouvernement de salut national, s'engagent par un pacte ou mieux encore, une Déclaration des droits de la révolution tunisienne (Ddrt), à respecter et à œuvrer à renforcer la laïcité de l'Etat (pour ne pas effrayer certains, cela veut dire : séparer la religion de la politique et non la religion de l'Etat), l'égalité totale entre l'homme et la femme, la liberté d'expression... Bref ! Un nouvel appel plus large que celui du «18 octobre 2005».
- La remise à plat de toutes les dernières nominations, surtout celles en rapport avec les ministères «sensibles».
- La gestion courante des affaires de l'Etat et non plus légiférer à tort et à travers, comme si ce gouvernement penserait à «s'éterniser».
- Revoir toutes les autorisations accordées à tort et à travers et bien sûr dans un but purement politique, à des «partis» extrémistes religieux (ce qui est contraire à la loi encore en vigueur), qui ne croient guère en la démocratie et qui prônent même ouvertement sa destruction.
- Que ce gouvernement pour le salut national s'engage à respecter la loi et rien que la loi et donc, que l'on n'entende plus certains déclarer, et avec quelle légèreté bien sûr calculée : «Oui, le 23 octobre prochain est une date comme une autre et que la loi du 6 août 2011 appelant à l'élection d'une ANC pour la rédaction d'une Constitution en une année seulement, n'engage que ceux qui l'ont écrite» ! Sommes-nous dans un pays de droit ou de gabegie ? Quelle morale veut-on inculquer à notre peuple ? Certains ont a priori un problème avec les lois que chacun d'entre nous se doit de respecter. A commencer par ceux qui nous gouvernent. Pour ne pas faire long et donc ennuyeux, on se limite à ces quelques idées. Aux politiques d'affiner les choses.
C'est, à notre avis, un minimum requis pour faire travailler ensemble ceux qui ont failli, et qui doivent le reconnaître, et ceux qui se disent responsables et consciencieux et qui doivent aller au charbon. Il en va de notre vivre-ensemble dans nos différences. En fait, «Salut national ou barbarie» avant qu'il ne soit trop tard !


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