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Avis : « Victime » cherche « bourreau » !
Les tribunes de La Presse
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 05 - 2010


Par Mustapha ATTIA (écrivain)
En 1969, quand l'effervescence tapageuse du philosophe Jean-Paul Sartre avait atteint son apogée, dans la rue et dans les médias, allant jusqu'à la provocation, François Mauriac écrivit dans le Figaro Littéraire, du 27 avril 1969 : «Sartre est bien à plaindre. Il veut aller en prison, il a soif de martyre, mais il n'y a pas de martyre sans bourreau, et ici c'est le bourreau qui manque. Sartre peut proférer des menaces de mort, on ne le prend pas au sérieux. Il suffit qu'il assume la direction d'un journal qui veut tout mettre à feu et à sang pour que ce journal devienne anodin, tout à coup, et qu'il lui suffise d'être le journal de Sartre pour ne plus faire peur à personne.».
Et de conclure ainsi : «Il n'est pas donné à tous d'être doué pour la subversion. Il faut que Sartre se fasse une raison, se résigne à être inoffensif. S'il fallait trouver un couple pour régner dans la Lune, sur la mer de Tranquillité, personne qui me parut plus indiqué que ce couple auguste : Sartre-Beauvoir.»
J'ai cité cette anecdote pour rappeler à qui de droit que ce qui se passe sous certains cieux peut très bien se passer dans tous les pays du monde, mais avec des différences importantes au niveau des détails. Il n'est pas question par exemple de comparer Sartre comme créateur, comme penseur, comme philosophe et comme militant social et politique à une poignée de « scribouillards » syllographes ou des «gueux» saltimbanques que certains pays abritent et comblent de bienfaits aux frais de leurs contribuables, afin qu'ils continuent leurs actions de sabotage dont l'unique issue est de nuire à leurs pays d'origine, d'une manière que n'admettent pas les valeurs qui devaient gérer les relations entre les individus, les groupes ou les Etats.
A ce propos, me vient à l'esprit un point de rencontre entre la « grande France» du général De Gaulle et la «Tunisie émergente» du Président Ben Ali, résidant dans la situation que décrivait Mauriac en disant : «c'est le bourreau qui manque.» ! Il n'est donc pas possible de parler de «victime » dont on épouserait les thèses ou les positions voire les plaintes sur la base de principes «humanitaires » de cette sous-religion du «Droit de l'hommisme » qui sème à tout vent injonctions et exorcismes, alors qu'il n'y a pas de bourreau !
C'est là que réside le paradoxe que certains «néocolonialistes», qui se muent dans la fange de leurs anciens fantasmes, n'ont pas réussi à gérer. Ils se sont embourbés dans une opération de harcèlement burlesque qui ne sied pas aux principes de la révolution de 1789 et à ses hautes valeurs humanistes, et qui n'honore pas la mémoire de grands penseurs, tels Montaigne, Rousseau et Montesquieu, Camus, Aragon et Mauriac.
C'est que la Tunisie de l'Ère nouvelle, qui a définitivement coupé les ponts avec toute forme de censure, d'exclusion et d'hypothèque, en offrant toutes les garanties aux créateurs dans tous les secteurs, cette Tunisie dont la vie culturelle se déroule au rythme de l'osmose, du consensus et des échanges, ne compte plus de «martyrs» qui méritent qu'on leur prépare des tribunes outre-Méditerranée pour porter l'écho de leurs jérémiades. Il s'y trouve en revanche, tout comme il s'est trouvé en France au temps de Mauriac, des gens que ce dernier a appelé «ceux qui ont soif de martyre», ceux qui veulent «Aller en prison» pour endosser l'habit de martyr !
En revanche, si l'on regarde de près les statistiques et les rapports émis par des organisations internationales indépendantes, on se rend compte que certaines démocraties dites "classiques" ne sont pas exemptes d'actes discutables comme l'interdiction d'un livre ou la manipulation d'un média pour ne pas blesser un lobby. J'aurais aimé voir ces organisations "humanitaires" et ces voix de l'information (sic!), que soutient une frange de politiques toujours mus par la haine néocolonialiste, s'occuper des vrais «martyrs» au lieu de fabriquer des martyrs imaginaires chez les autres! «Qui veut faire l'ange fait la bête», écrivait Claude Imbert.
Mais n'allons surtout pas croire que François Mauriac était un « agent » au service de De Gaulle quand il avait écrit son fameux article à propos des intentions et des aspirations de Sartre. Il écrivait sur la base de ses convictions en tant qu'écrivain libre penseur, ce qui est le cas en Tunisie, quand des plumes libres s'élèvent contre les charlatans et contre les néocolonialistes qui les soutiennent et les protégent.


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