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Les producteurs réagissent
Secteur laitier — Crise
Publié dans La Presse de Tunisie le 16 - 01 - 2013

Les producteurs proposent la mise en place d'une stratégie pour la promotion de la production fourragère
L'octroi des crédits avantageux aux agriculteurs et aux éleveurs pourrait promouvoir la production
Le secteur laitier connaît depuis quelque temps des problèmes épineux aussi bien au niveau de l'élevage qu'au niveau du transport, de la collecte et de la transformation. Un comité de réflexion sur le dispositif de production du lait a été d'ailleurs constitué en tenant sa première réunion, le 10 janvier, au siège de l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (Utap) en présence des producteurs, des collecteurs, des industriels, des experts, des chercheurs et des représentants de l'administration.
Les différents intervenants sont unanimes sur la situation du secteur qui nécessite des solutions radicales en vue de promouvoir la production considérée comme la plus vulnérable au niveau de tous les maillons de la chaîne. Un plan d'action pratique a été proposé par les intervenants qui plaident pour la mise en place d'une stratégie nationale de promotion de la production laitière aux objectifs clairs sur le moyen et le long terme. Il s'agit aussi d'améliorer, un tant soi peu, la rentabilité des vaches laitières en optimisant la gestion de la production lors de la période de haute lactation.
Nouvelles zones de production
Il s'est avéré, en effet, que le dispostif de production ne bénéficie par de l'appui nécessaire, alors que les prestations fournies par le ministère de l'Agriculture sont insuffisantes, estiment les producteurs. Les prix des produits fourragers en constante évolution constituent également un handicap de taille. La capacité de production est menacée vu la faible croissance des vaches laitières locales au cours de la dernière décennie. L'élevage s'est répandu dans des zones qui ne sont pas connues habituellement pour leur production laitière. D'où la nécessité d'organiser la répartition de ces vaches pour mieux gérer la période qui connaît une abondance de la production.
Par ailleurs, les intervenants dans le secteur proposent l'élaboration et la mise en œuvre d'une stratégie nationale de promotion des produits fourragers locaux en valorisant les déchets agricoles et industriels sans négliger l'utilisation rationnelle des résultats de la recherche scientifique dans ce domaine. Des encouragements devraient être octroyés aux structures de production des semences fourragères — à l'instar de ce qui est fait dans le secteur du blé — pour les inciter à produire plus dans le cadre d'une stratégie nationale à mettre en place dans ce domaine.
Simplification des procédures
Le Code des investissements agricoles a besoin d'une actualisation dans le sens d'octroi d'encouragements et subventions conséquentes pour renforcer la production des produits fourragers dans les zones irriguées, ce qui permettrait d'intégrer l'élevage du bétail, estiment les intervenants. Les agriculteurs devraient être encouragés aussi à produire les fourrages verts dans des zones au Nord, au Centre et au Sud, en fournissant aux intéréssés des quantités suffisantes de semences fourragères compensées.
L'Office des céréales pourrait, dans une autre phase, acheter des quantités des fourrages produits — comme l'orge fourrager et le triticale — en fixant des prix incitatifs. Ces sous-produits devraient être intégrés par les usines fabriquant les fourrages composés. Le développement de la culture de la colza et de tournesol dans les zones du Nord-Ouest — à travers des incitations aux producteurs — pourrait avoir des résultats positifs, promettent les experts. D'autant plus que ces régions sont adaptées à de telles cultures et l'une d'elles est dotée d'une unité de production d'huile végétale.
De leur côté, les éleveurs disposant d'une source d'eau pourraient être encouragés à produire du sillage en optant pour le système d'irrigation goutte-à-goutte. Ce produit est en mesure d'être transporté du Nord au Centre et au Sud et même exporté par des entreprises à créer dans ce sens. En fait, le programme de transport des produits fourragers des régions productrices au Nord, aux régions du Centre et du Sud — sous l'égide du Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait depuis 1997 — mérite d'être renforcé en augmentant le plafond de la subvention de transport et en simplifiant les procédures en vigueur.
Pour ce qui est des crédits, les intervenants souhaitent une simplification des procédures (encore une fois) relatives à l'octroi des crédits en diminuant le taux d'intérêt et les commissions bancaires, et ce, dans le but d'encourager la production des produits fourragers et leur acquisition par les éleveurs dont les grands et les moyens d'entre eux s'adresseront aux banques alors que les petits auront recours aux associations. Une ligne de financement est proposée dans ce cadre pour réussir ce plan.
Un programme d'encadrement et d'accompagnement des éleveurs pourrait être d'une grande utilité, surtout s'il est exécuté en collaboration avec toutes les parties intervenantes, dont les usines de production de fourrages, les centrales laitières, les centres de collecte du lait et les autres entreprises concernées, qui participeront également à son financement. Ces propositions et bien d'autres feront l'objet d'une étude approfondie dans le cadre d'une deuxième réunion.


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