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Bientôt les modalités de notre action
Trois questions à : Mohamed Jmour, secrétaire général adjoint du Ppdu — Assassinat de Chokri Belaïd
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 04 - 2013

D'autres actions de rue outre le sit-in de chaque mercredi
Le ministère de l'Intérieur a publié le 13 avril des portraits des cinq personnes suspectées d'implication dans l'assassinat de Chokri Belaïd, dont deux, Kamel Gadhgadhi, le suspect principal, et Ahmed Rouissi, l'un des complices, seraient en fuite en Libye.
Pour faire le point de la situation et en savoir plus sur les modalités d'actions communes que le Parti des patriotes démocrates unifié (Ppdu) et le Front populaire comptent entreprendre, nous avons donné la parole à Mohamed Jmour, secrétaire général adjoint du Ppdu. Entretien.
Peut-on savoir où en est l'évolution du dossier de l'assassinat de Chokri Belaïd après la diffusion par le ministère de l'Intérieur des cinq portraits des suspects dans cet assassinat politique ?
Nous savons maintenant que deux parmi les cinq suspects, dont les portraits ont été diffusés par le ministère de l'Intérieur sont en fuite en Libye. Cela alors que depuis le 26 février dernier, le juge d'instruction de l'affaire du martyr Chokri Belaïd nous a assurés que l'un de ces suspects a été encerclé par la police et que son arrestation était imminente.
D'autre part, nous avons nous-mêmes fourni des données précises au juge d'instruction à même d'aider la justice à arriver aux suspects. Mais, à notre grand étonnement, ces éléments n'ont pas été utilisés à bon escient et avec sérénité.
Je me demande, par conséquent, s'il s'agit d'une lacune du juge d'instruction ou d'un laxisme de la part de la police judiciaire qui a permis aux suspects de fuir. Nous avons également fourni le numéro de la plaque minéralogique d'une voiture qui, selon nos sources très fiables, constitue l'un des éléments du crime. Etant donné qu'elle a transporté l'assassin de Chokri Belaïd après son forfait.
Mais au lieu d'agir en conséquence, le juge d'instruction a envoyé une correspondance à l'administration compétente pour lui demander l'identité du propriétaire de la voiture. Or depuis le 26 février, il n'a reçu aucune réponse. Je demande, encore une fois, est-ce de cette manière qu'on instruit une affaire de cette importance ? Je ne crois pas. Nous avons également relevé que le juge d'instruction ne demande pas les éléments d'information qu'il faut. En outre, toutes les réponses qui lui parviennent sont filtrées par la police judiciaire. Nous avons, enfin, découvert que le juge d'instruction n'a pas eu l'idée d'entendre au moins les voisins habitant dans les immeubles donnant sur le lieu du crime. Ce qui est là l'abc de ce genre d'affaire. Cela outre qu'il n'y a pas eu de volonté réelle pour visionner les vidéos enregistrées par les caméras limitrophes à la scène du crime. Il se peut, aussi, que ces vidéos aient été visionnées par la police judiciaire mais sans être fournies au juge.
Face à toutes ces interrogations et ces points obscurs, je dis que le dossier n'avancera pas si on agit de cette manière. Je pense qu'il y a des sphères qui font tout pour empêcher la découverte de la vérité, afin que le peuple et les forces progressistes sachent ce qui s'est réellement passé le jour du crime et qui a commandité l'assassinat de Chokri Belaïd. Je crois que la vérité ne sera connue que sous un gouvernement de compétences réellement indépendantes et honnêtes.
L'audition de Fethi Dammak par le juge d'instruction a-t-elle servi à quelque chose ?
L'audition de Fathi Dammak a permis d'avoir de nouveaux éléments qu'il faudra analyser avec une profonde sérénité et beaucoup de calme afin de tirer les conclusions les plus objectives et rationnelles.
Il ne faut point être léger dans l'analyse des données. Nous attendons par ailleurs l'avis des avocats en qui nous avons confiance.
Quelles sont les prochaines actions auxquelles vous comptez recourir pour faire avancer le dossier et découvrir la vérité ?
Toutes les entraves à la découverte de la vérité dans cette affaire nous poussent à recourir aux instances internationales. Il est de notre droit et du droit de tous les Tunisiens de savoir la vérité et de découvrir les assassins, entre exécutants et responsables, de ce crime contre l'humanité.
Pour que la vérité soit révélée et connue, le Front populaire réagira la semaine prochaine par plusieurs actions dont certaines dans la rue qui auront lieu, bien entendu, dans la légalité. Ces actions à entreprendre sont en discussion dans le cadre du Front populaire. Nous discuterons aujourd'hui lors de la réunion du conseil des secrétaires généraux de toutes les propositions pour arrêter des positions et des modalités d'action communes. Cela, outre les sit-in hebdomadaires de chaque mercredi.
De son côté, le comité de défense des avocats donnera une conférence de presse la semaine prochaine, afin d'annoncer l'état des investigations et d'en tirer les conclusions nécessaires.
De ces conclusions, nous arrêterons les mesures politiques nécessaires, toujours dans le cadre du Front populaire, surtout que nous avons le sentiment qu'il existe une volonté délibérée de clore le dossier, selon les déclarations de Rached Ghannouchi et de Walid Bennani. Outre que dans sa conférence de presse, le ministre de l'Intérieur n'a pas évoqué l'affaire Chokri Belaïd. Nous avons remarqué la même chose dans l'ordre du jour du dialogue national proposé par le président de la République.
L'assassinat de Chokri Belaïd ne fait pas partie des préoccupations de Moncef Marzouki ni de Ali Laârayedh, qui assume en tant qu'ancien ministre de l'Intérieur une responsabilité politique et morale. Puisque les mesures adéquates n'ont pas été prises afin d'empêcher cet assassinat ou de faire avorter ce crime qui a eu lieu avec une facilité déconcertante. Tout le laxisme qui a entouré l'assassinat n'est pas, à nos yeux, le fait du hasard. A notre avis, il y a une certaine complicité, qu'elle soit volontaire ou par omission. Tout ce qui s'est passé est tellement grossier qu'on ne nous fera pas facilement avaler des couleuvres.


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