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Abou Iyadh s'est-il enfui à l'étranger ?
Lutte contre le terrorisme en Tunisie
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 06 - 2013

Les deux dernières descentes policières «sans», effectuées dans son domicile et l'étau resserré autour des fiefs d'Ansar Echaria accréditent la thèse de l'évasion
Mutisme total au ministère de l'Intérieur
Rached Ghannouchi monte au créneau...
Abou Iyadh, l'homme fort d'Ansar Echaria, a-t-il réussi à... s'enfuir à l'étranger ? La question est désormais d'actualité et mérite donc que l'on s'y attarde, étant donné l'extraordinaire influence qu'exerce cet ex-combattant afghan d'Al Qaïda sur son mouvement sanguinaire que rien ne semble arrêter pour le moment.
En effet, plusieurs sources policières n'ont pas hésité, ces jours-ci et sous le couvert de l'anonymat bien sûr, à accréditer la thèse d'une évasion. Et cela en s'appuyant sur les données suivantes :
1 - Les deux dernières descentes, plus musclées que jamais, effectuées dans son domicile et dans celui de ses parents du côté de Hammam-Lif, ont fait chou blanc. Et surtout, ces deux descentes n'ont pu être lancées qu'après avoir obtenu l'assurance à coups de renseignements fiables que... le poisson allait mordre à l'hameçon. Peine perdue !
2 - L'étau de plus en plus resserré autour des fiefs d'Ansar Echaria éparpillés un peu partout en Tunisie s'est encore une fois avéré improductif, l'homme le plus recherché du pays courant toujours.
3 - Tous les efforts déployés par les services de renseignements en matière de décryptage des codes salafistes sur la Toile n'ont, jusqu'à présent, rien donné de particulièrement positif.
A la manière d'Al Qaïda
Pour toutes ces raisons indiscutables, l'hypothèse d'une fuite à l'étranger n'est pas à écarter. Le cas échéant, comment Abou Iyadh a pu, incognito, violer nos frontières et assurer sa fugue? Qui l'a couvert ? Dans quel pays s'est-il réfugié ? Serait-il en... Algérie ou en Libye, comme le laissent entendre certaines nouvelles ? De toute façon, il est communément admis que s'enfuir fait partie de la stratégie globale chère à Al Qaïda. En effet, celle-ci à... l'imagination fertile autorise ses hommes, particulièrement les caïds d'entre eux, à changer de fusil d'épaule à l'approche du danger. Et cela, en optant pour ce qu'elle appelle «le repli tactique» qui consiste à bouger constamment, à diversifier les lieux des caches et, quand ça va vraiment mal, à passer carrément de l'autre côté des frontières. Ben Laden n'a-t-il pas dû, par détresse, se réfugier au Pakistan après avoir longtemps mené la vie dure aux Américains en Afghanistan ? L'autre exemple, plus frais celui-là, nous vient de Libye où se sont repliés récemment les jihadistes chassés du Mali et du Niger. Tout cela pour dire que Abou Iyadh aurait adopté cette tactique... en attendant des jours meilleurs.
Top secret
Qu'il soit parmi nous ou à l'étranger, Abou Iyadh continue à constituer une énigme, voire un casse-tête pour nos forces de sécurité intérieure. «Nous aurons, un jour ou l'autre, sa peau», promet un agent de la Garde nationale qui jure que «nous le poursuivrons où qu'il se trouve jusqu'à sa chute». La «mise» est aussi valable pour le ministère de l'Intérieur où des sources nous ont réaffirmé «la ferme détermination du département à arrêter Abou Iyadh», refusant, néanmoins, à confirmer ou à infirmer les nouvelles de la fuite de ce dernier à l'étranger, tout en se contentant de souligner que «la traque de cet homme dangereux est un top secret qui exige naturellement le maximum de discrétion et de mutisme. Sinon, on ne sortira pas de l'auberge». Sans plus de détails...
Ennahdha désalafisé ?
Les rumeurs d'une éventuelle fuite du «number one d'Ansar Echaria» surviennent dans le sillage des déclarations fracassantes données récemment par des dirigeants d'Ennahdha dont leur guide Rached Ghannouchi qui a enfin pointé du doigt les salafistes jihadistes, allant jusqu'à exprimer publiquement le souhait de «voir Abou Iyadh mis hors d'état de nuire dans les plus brefs délais, s'agissant d'un homme qui représente une honte pour les vrais salafistes et une menace potentielle tant pour la révolution que pour la sûreté nationale». Des propos qui tranchent avec le ton tendre et presque complaisant prononcé jusque-là à ce sujet. Ennahdha s'est-il réellement désalafisé? That's the question.


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