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La voix enchanteresse de Lotfi Bouchnaq
Musique - A la croisée de la modernité et de l'authenticité
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 06 - 2010

Il est des soirées musicales pendant lesquelles l'artiste, chanteur ou chanteuse, vous transporte vers l'extase mélodique du «tarab».
Ce fut le cas pour moi et pour le public du théâtre municipal de Tunis, rempli au complet lors de la soirée caritative ou de bienfaisance organisée par le Rotary Club Tunis golfe,vendredi 4juin, avec Lotfi Bouchnak, maître de la chanson arabe contemporaine à la direction de la bonne chorale féminine et masculine du Club Farabi de musique arabe
Ce gala de bienfaisance a été présenté dans le cadre d'un projet intitulé «Horizons»: idée que soutient Lotfi Bouchnak, fidèle à sa vision de modernité dans l'authenticité (Assalah).
Deux formules pourraient résumer les impressions, les sensations, voire les sentiments suscités par cette soirée et la performance de Lotfi Bouchnak à la tête de la chorale du Club Farabi de musique arabe : 1- Harmonie et équilibre dans la variété et la diversité, 2- Modernité dans l'authenticité (Assalah).
Harmonie et équilibre
Ces sensations se dégagent de la beauté et la maîtrise technique dans les voix de la chorale féminine et celles des voix masculines, ponctuées et dirigées avec discrétion et maîtrise magistrales par la voix de stentor de Lotfi Bouchnak, profonde et mélodieuse (Sawt Raqhim) qui peut aller avec dextérité du grave à l'aigu et vous mener, à partir d'une phrase musicale simple, dans une chanson, dans un périple à travers les modes musicaux arabes (maqams) tels que Sika, Ajam, Jaharqa, Hijaz Kar-Kurdi,Isbahan, etc.
Ce fut l'exemple, au cours de cette soirée de gala, du Dawr «Khallini ya waa'di wahdi we mech wahdi», avec des modulations non moins magistrales entre le grave et l'aigu. Cette voix de Lotfi Bouchnak a un spectre vocal comparable, sinon plus, à celui des plus grands chanteurs de l'histoire de la chanson arabe contemporaine, Maghreb et Machreq confondus.
Les instrumentistes, pour leur part, ont gratifié le public d'une agréable exploration (Istikhbar) de solo en solo.
Au milieu de tout cela, le public a été porté par de belles ondes musicales mélodieuses et un répertoire beau et diversifié.
Modernité dans l'authenticité
Ce répertoire a assuré une jonction harmonieuse entre le passé et le présent, avec une belle esquisse de l'avenir.
Conformément à l'intitulé «Horizons», l'horizon n'est-il pas, d'ailleurs, le lieu de coucher du soleil et de son lever ? Cela constitue, sans doute, une belle illustration, également, de la modernité dans l'authenticité.
En effet, dans l'esprit «Bouchnak», en symbiose avec le projet du Club Farabi de musique arabe «Horizons» (Afaaq), le répertoire de la soirée a été modulé à partir d'un fondement musical classique reconnu par tous, le Sama'i Shedd Araban pour passer aux muwashahat, ensuite aux improvisations instrumentistes et vocales puis au Dawr, taqatiq (égyptiennes), fundou et chansonnettes tunisiennes, sans oublier la nouvelle expérience inédite mais ancrée dans la tradition musicale arabe, compositions musicales de Lotfi Bouchnak sur des paroles de Majed Youssef: ce sont les «métiers» (Al Mihan), le boulanger, le menuisier, le jardinier et le chanteur de rue, pour aboutir au final tant attendu par le public du théâtre ce soir du vendredi 4 juin, apogée rythmique et mélodique avec de belles paroles, dans le pur esprit tunisien du poète Adam Fethi Nassaya et Inti Shamsi, pour ne citer que celles-là.
Etant donné que la musique n'a pas de frontières et que cette année est l'année de la célébration du bi-centenaire de Fréderic Chopin, ce grand compositeur qualifié de «musicien qui a fait chanter le piano», on peut dire que Lotfi Bouchnak, en cette soirée au théâtre municipal, est le «Chanteur-maître qui fait chanter le public enchanté» touché par le tarab.
Dans son allocution, le présentateur de la soirée a parlé de l'art de Lotfi Bouchnak et en a dit «la noblesse de l'art au service de l'humanitaire». Oui, c'est vrai. S'écartant de l'art purement commercial, sans pour autant se limiter à l'art pour l'art, tant prôné par Théophile Gautier, Lotfi Bouchnak a choisi l'art au service de l'humanitaire dans une optique à la fois moderne et traditionnelle.
En effet, cette soirée a suscité des sentiments qui ont ramené à la mémoire musicale et culturelle la tradition des soirées de la «Rachidia», où le luth et la voix de Khemaïs Tarnan avaient bercé les oreilles du public avec Ya zahratan et la voix de ténor de Mohammed el-Agrebi avait résonné dans les murs de la grande salle de la «Rachidia», ainsi que le souvenir de «Firqat al mussiqa al arabia». Lotfi Bouchnak est aimé par le public tunisien et adoré par le public égyptien... un nouveau Sayyed Darwish doublé d'un Bayram Al tounsi est-il en train de naître ?


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