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Un système éducatif à revoir
Abandon scolaire
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 02 - 2014


5 % de nos élèves abandonnent chaque année l'école
Chaque année, et depuis une décennie, plus de 100 élèves dont l'âge ne dépasse pas 16 ans abandonnent les classes. Un chiffre alarmant qui représente 5 % du total des élèves inscrits dans les différents établissements scolaires. «Depuis quelques années, l'abandon scolaire est devenu un phénomène social. Et se sont la septième et la huitième années de base et la première année et la deuxième années du secondaire qui enregistrent les taux les plus inquiétants. Une situation délicate que vivent aujourd'hui les établissements scolaires. Nous pouvons dire que le système éducatif tunisien connaît une crise. Ce phénomène reflète la situation difficile dans laquelle se trouve désormais l'école dans notre pays. Une situation qui ne cesse de s'aggraver notamment au fil des dernières années», explique M. Hechmi Ardhaoui, directeur à la direction des programmes et de la formation continue du ministère de l'Education.
Un tel phénomène s'oppose à l'image de l'école tunisienne que l'Etat à essayé de bâtir depuis l'indépendance. Aujourd'hui, les résultats enregistrés dans les établissements scolaires ne répondent plus aux attentes de la société.
«Le ministère de l'Education a étudié ce phénomène pour déterminer les causes et essayer de limiter les dégâts. Une étude réalisée avec le ministère des Affaires sociales et l'Observatoire national de la jeunesse a fait ressortir 110 variables qui interviennent dans ce phénomène. 15% seulement de ces variables se rapportent au milieu scolaire. Les autres, 85%, sont liées aux facteurs socio-économiques et psychiques de l'élève comme le divorce des parents, les problèmes familiaux et la pauvreté. La grande partie des élèves qui abandonnent l'école appartiennent à des milieux défavorisés, ruraux et des zones intérieures du pays. Pour ce qui est des grandes villes, ce phénomène touche les enfants des cités populaires», indique notre interlocuteur.
En ce qui concerne les variables liées au milieu scolaire, l'étude a montré que ce sont les élèves qui rencontrent des difficultés d'apprentissage et qui ne trouvent pas l'encadrement adéquat dans les établissements scolaires. Ils se trouvent ainsi isolés dans la classe et préfèrent par la suite quitter l'école.
L'école : une image dévalorisée
L'abandon scolaire met en cause le système éducatif. Il a montré que les programmes scolaires sont en deçà des attentes des élèves. «Nos élèves enregistrent des faiblesses aux niveaux des langues, des mathématiques, des sciences... la coordination entre les différentes étapes de l'apprentissage est défaillante. Aujourd'hui, l'ambiance dans les établissements scolaires devient ennuyante. L'école n'offre ni l'encadrement nécessaire pour les élèves qui rencontrent des difficultés d'apprentissage, ni les activités sportives, culturelles et créatives pour inciter ces enfants à aimer le milieu scolaire. Certains instituteurs et professeurs négligent les élèves ayant des difficultés. Même la méthode utilisée par eux devient ennuyante pour les apprenants. Dans ce registre, le ministère va programmer des formations pour améliorer les compétences de son cadre éducatif et même à recruter des intervenants psychosociaux pour encadrer les élèves dans les écoles, les collèges et les lycées et de dynamiser et renforcer les cellules d'écoute», souligne M. Ardhaoui. Il ajoute que le ministère, et dans le même registre, doit prendre d'autres mesures pour protéger le milieu scolaire contre des phénomènes nocifs tels que le tabagisme, l'alcool et même les drogues et la violence. L'école a perdu, malheureusement son image. La société n'a plus confiance en elle. Plusieurs élèves qui ont abandonné l'école sont aussitôt devenus de délinquants et sont même passés aux crimes. Ils ont été exploités par les bandes pour distribuer les drogues devant les établissements scolaires. Même si ces enfants ont quitté les classes, l'Etat doit prendre des mesures précoces pour les encadrer. La société civile a, également, un grand rôle à jouer. Les associations œuvrant dans le domaine de l'éducation et de l'enfance sont un partenaire actif pour sensibiliser ces élèves.
Toutefois, plusieurs parties doivent prendre part à la réforme de l'école tunisienne. Il faut mettre fin aux décisions horizontales émanant de la tutelle. Des problèmes comme l'échec scolaire, la faiblesse des compétences des diplômés montrent que tout le système éducatif tunisien nécessite une révision et une réforme globale. Cette réforme, devient aujourd'hui une demande nationale. Les Tunisiens ont toujours considéré l'école comme l'une des principales institutions de l'Etat. Elle a participé dans le développement de notre pays. La Tunisie, à l'aube de l'indépendance, a considéré l'école comme un choix stratégique.
Pour une approche participative
M. Ardhaoui a précisé que de 1958 jusqu'à 2010, c'est l'Etat seul qui programme les réformes du système éducatif. Aujourd'hui, nous devons recourir à l'approche participative. Plusieurs intervenants ont un rôle à jouer dans la réforme de notre système éducatif. Le concept d'une école publique, gratuite et obligatoire doit être gardé. Par ailleurs, notre école doit être démocratique qui respecte les droits de l'homme et les valeurs de la citoyenneté, tous les élèves dans les villes, les régions de l'intérieur doivent avoir les mêmes chances d'apprentissage. Aucune discrimination ne doit être exercée dans les différents établissements scolaires. Pour arriver à de tels résultats, l'Etat est appelé à investir davantage. Au début, l'éducation bénéficie du tiers de budget de l'Etat. Aujourd'hui, ce taux a diminué. Sa grande partie sert à payer les émoluments. En ce qui concerne l'actuel ministère, son rôle doit se limiter à préparer le terrain favorable pour une réforme globale du système éducatif actuel.


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