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Téhéran estime qu'un accord sur le nucléaire est toujours possible
Crise irano-occidentale
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 02 - 2010


TEHERAN (Reuters) — Menacé de nouvelles sanctions internationales, l'Iran juge encore possible un accord avec l'Occident sur son combustible nucléaire, au lendemain du lancement par Téhéran d'une nouvelle phase d'enrichissement de l'uranium. «Le marché est toujours sur la table», a dit hier, à la chaîne de télévision satellitaire iranienne en langue anglaise Press TV, Ali Akbar Salehi, dirigeant de l'organisation iranienne de l'énergie atomique. Il a toutefois réaffirmé l'exigence de son pays qu'un éventuel échange d'uranium faiblement enrichi contre du combustible nucléaire soit simultané et s'opère sur son territoire, ce que refusent les puissances occidentales. Pour Salehi, il serait possible de confier à l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea) la «garde» de l'uranium de l'Iran, en territoire iranien, en attendant que Téhéran reçoive le combustible nucléaire nécessaire à son réacteur de recherche médicale dans la capitale. Il a de nouveau affirmé que l'Iran suspendrait la production d'uranium enrichi à 20% s'il pouvait à la place recevoir le combustible de l'étranger. «L'uranium peut être confié (en territoire iranien) à la garde de l'Aiea et pourrait être scellé (...) jusqu'à ce que nous recevions de l'extérieur le combustible enrichi à 20%», a-t-il précisé. «Si on avance là-dessus et que nous recevons le combustible, alors nous stopperons le processus d'enrichissement à 20%», a-t-il ajouté. Selon l'interprétation de Salehi, Téhéran a décidé de produire de l'uranium enrichi à 20% en raison du refus de l'Occident de lui fournir du combustible pour son réacteur médical, «dont dépend pourtant la vie de 850.000 patients iraniens». Pour produire de l'uranium à 20%, les centrifugeuses iraniennes doivent être modifiées, ce qui devrait prendre un mois ou deux. Un diplomate proche de l'Aiea a déclaré que les inspecteurs de l'agence onusienne n'avaient pas noté, avant l'annonce de lundi, de travaux préparatoires dans ce but. Pour produire une bombe nucléaire, il faut de l'uranium enrichi à près de 90%. Menace de nouvelles sanctions Le passage à 20% marquerait toutefois un pas important pour Téhéran car c'est le traitement en vue d'obtenir de l'uranium faiblement enrichi qui constitue la partie la plus longue et la plus difficile du processus. Mardi, le Président américain Barack Obama a déclaré que la communauté internationale «avançait assez rapidement» dans l'élaboration d'un nouveau train de sanctions contre l'Iran. Il a souligné que le rejet iranien de la proposition d'échange d'uranium faiblement enrichi contre du combustible nucléaire démontrait bien l'intention des Iraniens de se doter de l'arme atomique. «Dans les prochaines semaines, nous allons travailler à la mise au point d'un régime important de sanctions qui leur indiqueront à quel point ils sont isolés de l'ensemble de la communauté internationale», a-t-il dit. Comme les Etats-Unis, la Russie a manifesté des signes d'impatience envers l'Iran. Sergeï Riabkov, vice-ministre des Affaires étrangères, a estimé mercredi que des sanctions semblaient davantage «appropriées» après la décision iranienne. Mais, cité par l'agence Interfax, il a également souligné que les puissances occidentales faisaient pression sur Moscou pour faire appliquer d'autres sanctions. Parmi les cinq grandes puissances disposant du droit de veto au Conseil de sécurité, seule la Chine a souhaité que les efforts diplomatiques continuent, «ce qui contribuerait à résoudre de manière adéquate la question nucléaire iranienne», selon son ministère des Affaires étrangères. A l'automne dernier, l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea) avait proposé une solution de compromis pour apaiser les tensions: l'Iran enverrait son uranium faiblement enrichi à 3,5% en Russie et en France pour qu'il soit transformé en combustible enrichi à 20% pour le réacteur nucléaire de recherche médicale de Téhéran. Mais l'Iran et les grandes puissances ne sont pas parvenues à s'entendre sur les termes de l'échange. Téhéran répète cependant que sa décision de fabriquer lui-même son uranium enrichi peut être stoppée à tout moment en cas d'accord. L'Iran a mis en place une chaîne de 164 centrifugeuses, utilisées pour raffiner l'uranium, afin de produire du combustible à 20%. Selon Salehi, la capacité de production iranienne est de 3 à 5 kilos par mois, au-delà des besoins du réacteur de Téhéran (1,5 kg).

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