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Et du noir et blanc jaillit la lumière
Mohamed Sami Bchir à Bel Art
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 05 - 2015

A travers ses fresques, il a étalé son imaginaire et une sensibilité à fleur de peau.
Mohamed Sami Bchir a élu domicile dans le noir et blanc... C'est là qu'il a pu s'évader et suivre pas à pas ce que lui dicte son univers imaginaire riche et important. Scènes inspirées de l'espace patrimonial revisité grâce à des techniques modernes, nous dit le peintre. Acrylique, collage, peinture à l'huile, la mixture est ingénieuse, elle s'étale sur des fresques de grand format pour conférer à chaque peinture un fragment de l'éternité. Ces toiles transcendent, entraînent l'observant à scruter le firmament... Et du noir et blanc jaillit une lumière aveuglante que tout un chacun perçoit selon son état d'âme ou son inconscient. Les œuvres de Sami Bchir s'offrent généreusement au regard. Elles s'écrivent par elles-mêmes, elles se meuvent pour faire apparaître l'univers onirique de l'artiste. Fluides et tranchées à vif, elles ont beau être sombres. «Mais, nous dit-il, elle restent porteuses d'optimisme. Le noir n'est-il pas la constellation... le noir est cosmique. Sobres et élégantes, ses œuvres nous offrent des fragments du quotidien entaché d'une belle touche abstraite. Elles symbolisent l'indéfini l'infiniment grand et l'infiniment petit. L'imaginaire de notre jeune créateur est intarissable. Il va même rendre hommage à la terre, labourée «symbole de l'espoir de fertilité». Puis une scène telle une prière, un regard vers le haut, un regard vers l'avant. Notre créateur n'a pas peur d'aller jusqu'au bout de ses rêves et de s'étaler au grand jour tel qu'en lui-même à la sensibilité à fleur de peau. A l'origine, Sami Bchir est graveur. Etudes aux Beaux-Arts entre Tunis et Paris où il a exposé moult fois... Il a désormais son atelier à Monastir tout près de la mer dans laquelle ses œuvres jettent l'ancre.
On retrouve «un aspect graphique frappant», nous dit-il. Au départ, notre artiste juxtapose les couleurs jusqu'à la lie, à la recherche de la perfection... à la recherche de l'infini. Ses œuvres n'ont pas de limites, toutes les nuances du noir sont là... elles donnent le tempo et une fresque lyrique voit le jour où il existe beaucoup de musicalité dans ses œuvres. «D'ailleurs, nous dit-il, je peins en écoutant de la musique»... Et son pinceau vagabonde. Il flirte avec la poésie... Son pinceau crée des rimes en quête de nouveaux sens. Modelés telles des gravures et en relief, ses tableaux le devancent et il les découvre au fur et à mesure dans une sorte d'enchevêtrement. Il rend hommage à Picasso en créant des œuvres en relief à mi-chemin entre sculpture et peinture. Pigment de noir et blanc, argenté, doré... lisse... «D'ailleurs, l'effet chimique de la résine avec l'argent enfante du doré», d'une petite surface lisse et froide tel du marbre... Le noir et le blanc se retrouvent associés pour s'opposer aux couleurs, thème de la suite de son exposition aux palettes chatoyantes. Le noir et le blanc, couleur de modernité, couleur contemporaine, perdent leurs valeurs resprésentatives avec l'abstration, ils ne sont plus perçu que pour leur qualité optique que notre peintre en main de maître, a su optimiser et rehausser... On est attiré par l'abstrait car il est suggestif... Le pinceau se libère il est affranchi de toute limite, il vaque à ses fluctuations. Le triomphe de la couleur pure et l'indépendance de la forme apparaissent sous forme de sensations pour muer en langage visuel... Mohamed Sami Bchir rêve et se laisse aller à l'appel de son pinceau qui est également une continuité de ses rêves, de ses élans... Il va vers l'infini et transcende, là où par des mouvements circulaires, là où l'esprit est libre de voyager et d'interpréter ces touches sans attaches, sans chaînes... Mais notre artiste ne s'arrête pas là, il fait aussi du figuratif, là il se noie dans des couleurs vives, vivantes et ô combien parlantes. Son pinceau scrute la beauté féminine qu'il représente dans toute sa suavité. Un décolleté plongeant, une jambe qui s'avance timidement, ce sont des nymphes, habillées comme des déesses qui récoltent des fruits défendus. Elles sont entourées du bleu symbole de la pureté, de la mer, «notre mère», nous dit l'artiste. Quelques bijoux traditionnels et ces femmes qui se meuvent nous offrent une sorte de danse et une gestuelle des plus élégantes. Dominance du bleu et du vert, dominance de la grande bleue qui semble être sa patrie. Mohamed Sami Bchir nous offre une symphonie de couleurs, où le pinceau devient femme. Que sommes-nous, nous dit-il, sans les femmes l'homme n'existerait pas».


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